Chronique de Nantes, 34, éd. Merlet, p
4. àsser, De rébus geslis Mlfredi, éd. W. H. Steve on, Oxford, 190i, p. 60 et 89.
940), que Matuédoi, comte de Poher, se réfugie avec son jeune fils Alain, le futur libérateur de la Bretagne, et, ajoute la Chronique de Nantes, cum ingenti multitudine Britonum (931) 1. Même, après la période des invasions normandes en Armorique, les Bretons continuèrent d'être reçus avec une particulière bienveillance en Angleterre, comme l'atteste un texte curieux des lois dont on fait honneur à Edouard le Confesseur (-J- 1066) 2. Les noms bretons des inscriptions de l'église' de Wareham (Dorset) font croire que ce lieu dut posséder, précisément au xe siècle, une colonie de réfugiés bretons3. 11 est à supposer qu'une partie des traditions légendaires propres à l'Armorique appelées à prendre place dans les romans arthuriens et à former, avec les traditions galloises, la « matière de Bretagne », transmigra au temps de ces exodes.
D'un autre côté, au point de vue religieux, les nombreux noms de saints bretons qui se rencontrent dans plusieurs litanies et calendriers anglo-saxons furent aussi, sans doute, importés à cette époque ''.
Pourtant les moines bretons ne se portèrent pas en masse au delà de la Manche. C'est en France qu'ils cherchèrent un refuge avec les reliques de leurs saints s. Ainsi firent ceux de Redon, dont l'abbaye fut dévastée pendant leur absence, ceux de Lehon, ceux de Dol, etc.