R. Cel., xvi, p
3. Cependant M. d'Arbois de Jubainville a cru pouvoir en placer la composition primitive au vi° siècle. Cf. Le Cycle mythologique irlandais et la mythologie celtique, Paris, 1884, p. 107.
4. Alfred Nutt, The Doctrine of Re-birth, chez Ktmo Meyer, The Voyage of Bran son of Febal, London, 1897, p. 150-151, 160-161. — D'Arbois, Le cycle mythologique..., p. 107, est du même avis. — Joyce, S. H., I, p. 281-284, n'attribue, au contraire, aucune valeur au texte du Dindsenchus.
5. Kuno Meyer, Human Sacrifice among the ancient Irish (Ériu, fi, 1905, p. 86). —Joyce, S. H., I, p. 284-285. — H. d'Arbois, Les druides et les dieux..., p. 89.
l'honneur de la déesse Adrastê * ; et Tacite nous fait connaître l'horrible superstition des habitants de Mona qui regardaient comme un acte religieux de répandre sur leurs autels le sang des victimes humaines et de consulter les dieux dans leurs entrailles 2. Il semble qu'en l'an 77 de notre ère la coutume des sacrifices humains subsistait encore dans certaines régions de la Bretagne indépendante 3.
S 10. — Les Druides et la magie.
En Gaule, les druides étaient appelés à présider aux sacrifices humains ''. Aucun texte (païen ou chrétien) ne nous les montre chargés, en Irlande, d'un pareil ministère.
Au temps de Jules César, c'est de Grande-Bretagne qu'on les croyait originaires s. C'est de là que leur doctrine aurait été apportée sur le continent. Il ne paraît pas que les Celtes d'Italie, ceux du Danube ou de l'Asie Mineure, pas plus que les Celtibères, aient connu le druidisme 6. Mais est-il sûr que ce soit dans l'île bretonne que cette institution a pris naissance, et, dans ce cas, est-ce aux Bretons, aux Gaëls ou bien à leurs prédécesseurs qu'il convient d'en attribuer l'invention? Ou bien encore l'institution a-t-elle été introduite dans les îles par des peuples continentaux étrangers à la race celtique? Autant de questions sur lesquelles diverses hypothèses ont été