César, op. cit., vi
(i. Dottin1, Manuel, p. 270.
émises, sans qu'aucune solution définitive s'en soit encore dégagée ' . Quoi qu'il en soit, toujours d'après César, c'est en Bretagne que se rendaient ordinairement les Gaulois désireux d'étudier plus à fond la discipline des druides 2. Cette discipline était donc particulièrement florissante dans ce pays, vers l'an 53 avant notre ère, époque à laquelle nous reporte le témoignage du capitaine-historien. Pline le Naturaliste constate que de son temps, c'est-à-dire vers l'an 77 de l'ère chrétienne, elle y conservait encore son éclat primitif 3.
Nous trouvons des druides dans l'île de Mona (Anglesey) en 61 avant Jésus-Christ *: et une inscription oghamique révèle leur existence dans une autre île de la mer d'Irlande, l'île de Man 3. Le roi quelque peu mythique des Bretons, au ve siècle, Yortigern, aurait encore, à en croire Nennius, entretenu des relations avec les druides6. Mais, après Yortigern, il n'y a plus trace de druidisme dans les régions méridionales de la Grande-Bretagne. Par contre, au siècle suivant, saint Columba, en pénétrant chez les Pietés, en rencontre encore 7. En Armorique les derniers druides semblent avoir disparu bien avant l'arrivée des Bre-
i. H. d'Arbois de Jubainville voit dans le druidisme une institution d'origine goldelique (Les Celtes, p. 31; Les druides, p. 12-14). — Suivant Sir Jolm Rhys, c'est un système emprunté soit aux Oaëls, s< >i t par ceux-ci aux aborigènes (Celtic Britain, p. 69 sq. ; Welsh People, p. 83). — M. G. Dottin fait observer qu'il se pourrait que le druidisme eût été introduit dans les îles par d'autres peuples que les Bretons ou les Gaëls (cf. Revue critique, N. Sér., lxix, 1907, p. 18.V6).
2. Cependant Sir John Rhys prétend que César était mal informé, et que c'est en Irlande que les Gaulois se rendaient {Studies in early Irish History dans les Proceed.of the Brit. Acart.,l. I, p. 35 du tirage à part).