‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 49 sur 301 · Patrice, Epistola (C. E. D., II, p · texte numérisé non relu

Patrice, Epistola (C. E. D., II, p

3. Sal. Reinach. Les croissants d'or irlandais (R. Cel., xxi, 1900, p. 90). - CI'. Tacite, Agricola, 24.

4. Sur les incursions de Mail aux neuf Otages (379-405) et de ;uathi (405-428), voir Joyce. S. //.. I. p. 77 et 80, et Kcno Meyer, Archiv f. celtisehe Lexicographie, III, p. 323.

blissements de colonies gaéliques enGrande-Bretagne* , la traite des esclaves, alors très active, et la guerre, qui jetaient sur les côtes d'Hibernie des captifs dont beaucoup étaient chrétiens2, voilà autant d'occasions de contact aptes à propager de peuple à peuple, d'individu à individu, la religion chrétienne. Mais, au surplus, nous disposons de textes formels pour établir cette propagation.

D'un passage au moins de la Confession de saint Patrice, œuvre d'une authenticité incontestable, il ressort que des missionnaires avaient précédé le saint apôtre en certaines régions de l'Irlande, puisqu'il parle expressément de certaines autres régions où nul n'était parvenu avant lui pour baptiser, ni pour ordonner des clercs, ni pour confirmer3. Les deux plus anciens biographes du même saint, Tirechan et Muirchu Maccu Machtheni, rapportent aussi que Patrice eut la surprise de trouver, au pays de Roscommon, une croix élevée sur une tombe ''. S'il était vrai, d'ailleurs, que le roi Loégaire, sollicité de croire au Christ, aurait répondu que son père. Niall aux neuf Otages, lui avait interdit cette croyance5, il faudrait en conclure que la doctrine du Christ était déjà parvenue, sous une forme quelconque, à la connaissance de Niall, qui régna sur l'Irlande de 379 à 405. Mais aucun témoignage n'est plus catégorique que celui de Prosper d'Aquitaine, d'après lequel le pape saint Célestin envoya, en 431, aux Scots « qui croyaient dans le Christ » [ad Scottos in Christum credentes), comme leur premier évêque,

1. Consulter surtout Kcno Meyer. Early Relations betvjeen Gael and Brython{Tr. S. Cym., ses. 1895-96, p. 55-86).

2. « Hyberionein captiuitate adductus sum cum tôt milia hominum » (Patrice, Confessio, Tr. L.,p. 357).

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