E/nstola, p. 378; Confessio, p. 3G7-6S
3. Confessio, p. 372, 373; Tirecimn, p. 325; Mcirchu, p. 28o.
4. Confessio. p. 374. Voir encore une autre aspiration au martyre. <bi<L.
qu'elles vinrent de ses coreligionnaires et même, semble-t-il, de prêtres, ses collaborateurs.
Il se trouva des gens qu'il appelle ses anciens, seniores mei, qui prirent occasion d'une faute commise par lui à l'âge de quinze ans et qu'il avait avouée avant d'être diacre, pour jeter le discrédit sur son laborieux épiscopat et le fouler aux pieds'. Même son meilleur ami ne craignit pas de le déshonorer publiquement2. C'est pour se justifier aux yeux de ces accusateurs qu'il écrivit, dans sa vieillesse, son admirable Confession. Il y rend grâces à Dieu qui l'a sauvé de toutes ses détresses et qui a daigné se servir de lui pour accomplir de grandes choses, pour prêcher l'Évangile jusqu'au pays au delà duquel il n'y a personne.
Son autre écril, YEpistoIa, est adressé aux soldats de Coroticus, prince breton du Strat-Clut3, chrétien par le baptême, mais païen par sa façon d'agir, qui, dans une incursion sur les côtes d'Irlande, avait massacré des croyants et capturé une foule de néophytes oints, la veille, du saint-chrême. C'est avec les accents de la plus vive douleur que l'apôtre proteste contre ces violences odieuses. Il pleure et se lamente sur ses fils et ses filles déportés dans des terres lointaines où le péché abonde, chez les Pietés, très indignes et très mauvais apostats. Il supplie qu'on les lui restitue.
On peut, à l'aide de ces deux ouvrages, dégager les traits saillants du tempérament religieux du grand apôtre. Il reconnaît les succès qui ont couronné ses e fforts ; il les proclame merveilleux ; il a pris dans ses