‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 74 sur 301 · Tr. L., p · texte numérisé non relu

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4. Cf. H. Hubert, dans la Revue critique, 1898, 32e année, p. 120: G. Dottin, Manuel, p. 286-291; H. d'Arbois, Les Druides, p. 109 sq.

5. Ces idées se font jour notamment chez Tu. Olden, The Çhurch of Ireland, en. vin : Its Eastern Origin; G. T. Stores, Ireland andthe Celtin Church, Lect. ix : Ireland and thc East. Varin, mémoire cité, p. 174, les a adoptées.

6. Cf. H. Williams, Tr. S. Cym., 1893-94, p. 78. — Haeften a eu tort d'écrire : Hiberniae monachi nihil cion Aïgyptiis commune habuerunt (Disquisitionum monastiearum UbriXIL S.P.Benedicti régula, Antverpiae, 16*4, p. 58).

qui permettent de croire, à la rigueur, à une acquisition sur place des doctrines monastiques de l'Orient, il n'en va pas de même des Irlandais. Ceux-ci, venus plus tard au christianisme, reçurent de saint Patrice et des autres intermédiaires bretons ou gaulois les traditions de l'ascèse orientale déjà divulguées en Occident. Ils n'eurent donc point à les aller puiser, eux-mêmes, à leur source première. Les hommes de Lérins et Cassien se chargèrent de cette propagande, et il est certain que l'influence de ceux-ci s'exerça jusqu'en Irlande'.

William Forbes Skene admet des intermédiaires entre l'Orient et l'Occident. Le rudiment du monachisme celtique procéderait, d'après lui, de saint Martin de Tours. Il serait parvenu à l'Irlande par deux canaux, d'un côté par Candida Casa, en Galloway, de l'autre par la Bretagne armoricaine et le pays de Galles2.

Il est certain que les moines irlandais fréquentèrent Candida Casa, mais quand ils le firent, le monachisme n'était déjà plus à ses débuts chez eux. Quant à l'influence de saint Martin sur l'Armorique, notamment à Landouart et à Landévennec, monastères spécialement visés par Skene3, elle n'est point facile à démontrer, non plus que celle de l'Armorique sur le pays de Galles. Par rapport à ce dernier pays, il est avéré que l'Armorique reçut incomparablement plus, à l'époque qui nous occupe, qu'elle ne donna.

S 4. — Origines probables et développement du monachisme irlandais.

Peut-être le monachisme avait-il pénétré en Irlande

I. Voirie Cursus Scollorum et consulter Warres, The Antiphonary 0/ Banrjor, London, 1895, t. II, p. xxvi et 7. L. H., I, p. 85; II, p. 67, 170, ni n.

-2. \\. F. Skene, Celtic Scotland, t. II, p. 45-51.

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