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avant saint Patrice dans les parties déjà christianisées par ses devanciers. En tout cas. il est certain que le grand apôtre, non content d'agréger à la religion chrétienne des foules de païens, initia à la vie parfaite un grand nombre de convertis de choix de l'un et l'autre sexe. « Les fils des Scots et les filles des rois devenus moines et vierges du Christ, je ne puis les énumérer », dit-il1; et il raconte le fait suivant, qui est bien significatif. « Il y avait une femme bénie, Scote de naissance, noble, très belle, grande, que j'ai baptisée, et, quelques jours après, elle vint vers nous pour une cause quelconque, et nous découvrit qu'elle avait reçu une réponse par la volonté de Dieu, et qu'il l'avait avertie d'être une vierge du Christ, et d'approcher elle-même de Dieu. Grâces à Dieu, six jours après, elle saisit très bien et très avidement ce que toutes les vierges de Dieu font; ce n'est pas avec le consentement de leurs pères, mais elles souffrent persécution et injustes reproches de leurs parents. Cependant leur nombre augmente davantage, et nous ne savons pas le nombre de ceux de notre race qui sont nés ici, outre les veuves et les personnes continentes. Mais ce sont celles qui sont retenues en esclavage qui souffrent le plus. Elles endurent continuellement jusqu'aux terreurs et aux menaces : mais le Seigneur a donné sa grâce à beaucoup de mes servantes, car quoiqu'on leur défende, elles l'imitent cependant avec courage2. »
Il est également question de moines et de vierges consacrées dans les canons placés sous les noms de Patrice, Auxilius et Iserninus, dont M. Bury a montré l'authenticité3. Nous avons vu aussi que, plus d'une fois, Patrice laissa des moines comme pasteurs des