‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 80 sur 301 · A. Sanct. Bol., t. III de sept., p · texte numérisé non relu

A. Sanct. Bol., t. III de sept., p

Clonfert, fondé en 552 (?) par saint Brendan le Navigateur, enfin Bangor, érigé par Comgall, en 558 (?), au nord de Moville, sur le rivage méridional du golfe de Belfast. C'est ici que saint Colomban et saint Gall acquirent les vertus, la science et les traditions dont ils firent plus tard bénéficier si heureusement l'Europe continentale.

On voit par ce qui précède que l'Irlande monastique entretint de constants rapports avec la Bretagne1. Les deux pays s'aidèrent mutuellement à progresser dans la vie religieuse. Saint Cadoc de Lancarvan eut, on s'en souvient, un maître irlandais. Il passa, en outre, plusieurs années en Irlande ; il demeura notamment trois ans à Lismore « jusqu'à ce qu'il eût acquis la perfection du savoir de l'Occident 2 » . Cybi, un autre Gallois, vécut quatre ans à Aranmore sous la discipline de saint Enda3. Saint Samson demeura moins longtemps dans l'île ; il s'y rendit avec des Scots très instruits qui revenaient de Rome4.

Saint David de Menevia paraît avoir été le maître étranger le plus recherché des moines irlandais5. Le Catalogue des Saints dit que ceux du second ordre (de 543 à 599) reçurent une nouvelle liturgie de la messe des Bretons David, [Cajdoc et Gildas. A la différence des deux derniers nommés, il ne semble pas que David ait passé chez les Scots pour opérer cette innovation.

1. A consulter, en outre, sur ces rapports, A. de la Borderie (An. Br., ix, p. 184); Kuno Meyer, Gael and Brython (Tr. S. Cym., sess. 1895-96, p. 77); Roger, L'enseignement des lettres classiques..., p. 233 sq.; Eleanor Huix, The early Celtic Church of Brilain and Ireland (Victoria Institute Transactions, 1906, p. 20 sq. du tirage à part). — D'après H. Zimmer (C. C, p. 63 sq.) l'église bretonne n'aida pas l'église d'Irlande, mais reçut d'elle, au contraire, une puissante impulsion. Bury [E. H.R., 1902, p. 254) a soutenu à peu prés la même théorie.

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