C. E. D., Il, p
4. Th. Olden, On the consortia of the first Order of Irish Saints (Pr.
cela s'explique très bien par les circonstances. A propos de cette noble Scote qui se consacra au Christ, saint Patrice remarque que les vierges irlandaises avaient à subir les persécutions et les reproches de leurs parents : quelques-unes étaient menacées de l'esclavage, d'autres continuellement molestées1. En l'absence probable de monastères de femmes, ces vierges étaient naturellement portées à se rapprocher des hommes d'église, qui les avaient initiées à la vie de la foi et à la continence. Ils étaient leurs seuls protecteurs au sein d'une société encore en partie païenne et en proie à toutes sortes de violences 2.
L'institution des conhospitae fut aussi en vigueur dans la Bretagne armoricaine au début du vic siècle. Elle y engendra des abus contre lesquels s'élèvent trois évêques de la province de Tours dans une lettre fort curieuse adressée par eux, vers 515-520, à deux prêtres bretons, Lovocat et Catihern. On y lit notamment ceci : « Vous ne cessez point de porter chez vos compatriotes, de cabane en cabane, certaines tables sur lesquelles vous célébrez le divin sacrifice de la messe, avec l'assistance de femmes auxquelles vous donnez le nom de conhospitae. Pendant que vous distribuez l'Eucharistie, elles prennent le calice et administrent au peuple le sang du Christ. C'est là une nouveauté, une superstition inouïe. Nous avons été profondément
R. LA., 3e sér., m, 1893-96, p. 415-420). — Art. Subintroductae de la Realencyclopaedie f. pvot. Theol., Leipzig, 1907, p. 124; art. Agapetae (p. 178) de VEncyclopaedia of Religion and Ethics d'Hastings, Edinburgh,