Adam., Vita Col., m, 23, p
2. Ordo mon. de Kil-Ros (P. L., LIX, 5G5). —Règle de Maelruain (éd. Reeves, Culdees, p. 94). —Règle de Comgall, str. 13 (éd. Strachah, toc. cit., p. 196). — Règle de S. Ailbe, sir. 17 (éd. 0' Neill, toc. cit., p. 100) . — Kuko MEYERdans le Gaelic Journal, v, p. 171, etc.
3. Dom Placide de Mkester, Voyage de deux bénédictins aux monastères du Mont-Athos, Paris, 1908, p. 214.
tout de son long ou de mettre seulement un ou deux genoux enterre '. Saint Jarlath aurait eu la coutume de faire trois cents génuflexions ou prostrations la nuit et trois cents le jour. Oengus le Culdée en aurait fait autant le jour 2. Suivant Tirechan, Patrice avait déjà donné l'exemple de cette pratique. Le saint se livra, dans une circonstance, à un jeûne de trois jours et trois nuits accompagné de cent oraisons et d'assidues génuflexions ou prostrations (cum centenis oraculis flectenisque assiduis) 3. Les moines scots qui passèrent sur le continent n'avaient pas laissé se perdre cette tradition. Plusieurs continentaux, notamment Walafrid Strabon, en ont été frappés et ont noté cette particularité 4.
L'usage de prier les bras en croix, soit par simple dévotion privée, soit en manière de pénitence imposée, fut aussi très particulièrement familier aux anciens Irlandais. L'idiome vieil irlandais a même un mot spécial pour désigner ce genre de prière : crosfigill. crucis çigilia, veille de la croix, ou mieux « prière de la croix », car figill a communément, en irlandais, le sens de prière; ce qui fait qu'on a pu définir la crosfigill en ces termes : orationis gênas quae brachiis distentis oratur s. Un pénitentiel gaélique du vin6 siècle semble rattacher à saint Patrice, à saint Columcille
1. Voir à ce sujet un article de Zimmer sur la prostration dans VIrith Ecclesiastical Record d'avril 1884, p. 242-246.
2. Cuimin's Poemonthe Saints of Ireland, éd. Wa. Stokes, Z. C. P., i, 1897, p. 6" ; v, p. Il" sq. — The Martyrol. ofOengv.s, éd. WH. Stoke*. London, 1906, p. xlviii.