II. Le Thorax
Se compose de 3 anneaux cornés dont l'antérieur, le prothorax, n'est relié aux deux postérieurs, le mésothorax et le métathorax, que par une membrane, et se sépare d'eux aisément, tandis que le méso et le métathorax sont fortement soudés ensemble et difficiles à séparer.
A. Le Proihorax.
Dont la partie supérieure se wommç, pronotum (pi. 10, flg. 1, A, et dans les autres figures), présente dans des Cicadines des formes très-différentes selon les familles. C'est : ou bien une bande étroite, coupée anguleuseinent en arrière, et toujours plus large que la tête en arrière, entre les épaules, et laissant généralement libre la plus grande partie du mésonotum (chez les Fulgorides) ; ou bien une pièce réniforme, triangulaire, trapézoïdale, ou en parallélogramme, et parfois hexangulaire, en arrière, avec un court angle dont la pointe est découpée, pi. 10, fig. 29, A. Le prothorax uni, plus ou moins bombé, porte parfois aussi des protubérances. Chez les formes citées, le pronolum ne laisse libre qu'une très-petite partie du mésonotum, réa«5on(5cwîe^/Mm,Schildchen)B. pi. 11, fig. 29, pi. 11, fig. 45, 48, 51, 53 et est généralement aussi large que la tête avec les yeux.
Nous remarquons chez les Membracides exotiques la diversité la plus grande des formes, des appendices, et des volumes du prothorax. Généralement, leur pronotum est grand, assez voûté, et porte en avant de la hauteur des épaules une protubérance cornée. En arrière, ce pronotum s'allonge en pointe, se plie de diverses manières et porte des excroissances diverses et des épines. La large base de ce prolongement recouvre parfois l'écusson, et souvent le tout s'élargit au point de recouvrir tout
l'abdomen; dans ce cas, toute la carène dorsale devient une masse foliacée, tranchante.
Le dessous dupronolum s'appelle ]jro^îer?mm (Vorderbrust), pi. 10, fig. 2, A. Il disparaît presque, étant généralement membraneux, très-étroit et recouvert par le dessous de la tête. Le prosternum n'offre d'autres caractères spéciaux que ceux qu'on peut tirer de ses grands lobes latéraux.
B. Le Mésothorax, pi. 40 fig. 1, B
Est généralement la partie la plus grande du thorax et s'appelle méso?iotwn en dessus. On distingue à ce dernier : la partie antérieure, libre, ou plus ou moins recouverte par le pronotum, comme chez Qcdiddi {\e dorsiUum), et quelques Fulgorides; et la partie postérieure, acuminée, de moindre taille, et délimitée par un sillon, Vécusson (le scutellum), qui cependant chez Cicada n'est qu'un étranglement de son extrémité tronquée, bombée latéralement, fortement calleux sur les côtés et formant ce qu'on appelle la croix del'écusson (Schildkreuz), pi. 10, fig. 8, b.
Le mésolhorax porte les élytres [tegmina], pi. 10, fig. 1, B. a.
Le dessous du mésothorax, le m ésosterniim [Mïiielbrusl) , ne nous offre de conformation particulière que dans sa partie médiane, chez Cicada, pi. 10, fig. 2, a, d, B par exemple. On peut aussi tirer de la structure de ses angles latéraux des caractères pour la distinction des espèces. Le mésosternum est large chez les Fulgorides, et l'insertion des pattes intermédiaires y est plus écartée que celle des pattes postérieures.