VIT
M, Mercier frompant le publie et aflirmant dans :on journal ‘ le Temps ” des faussetes inouies—A sa honie il detruit devant la commission royale ses aflirmations anterieures —Un dilemne.
M. Mercier est avocat, député du peuple, conseil de la Reine, chef de parti. Quand on est tout cela, Le public a le droit dé s'attendre qu'on ne le trompe pas et qu’on dise la vérité quand ou parle ou qu’on écrit Or. M. Mercier était propriétaire et rédacteur du Temps. Et il écrivait dans ce journal, fondé par lui, pour dire la vérité à son parti, l’instruire et lui inspirer confiance dans les idées et les principes libéraux.
Et here il ?
Que l’histoire des $5,000 était calomniatrice, controuvée, Il traitail ses accusateurs de fourbes, de menteurs, il poursuivait même, pour $2°),000 de dommages, la Minerve qui l'avait accusé carrément d’avoir “AE et son honneur et la contestation. Il faisait même arrêter au
iminel le propriétaire du journal qui lui disait carrément ce qu’il en pensäil.
Et cependant les $5,000 il les avait reçues : il ladmet lorsque, trainé au banc des accusés, il se trouve dans une position sans issue,
Comment qualifier uue pareille conduite ? Comment dépeindre le caractère de l’homme publie qui nie carrément l'accusation portée contre lui, qui pousse même l'audace jusqu’à défier ses adversaires de lui nommer la personne qui a payé les $5,000, de lui dire la date et le lieu où l'argent a souillé ses mains, et qui cep nudant est obligé, devant la foi du serment, et la force de la vérité de venir avouer et se frapper la poitrine.
Mais, disent les journaux libéraux, répélant les explications boiteuses données par M. Mercier lui- même sous serment—il fallait bien dire quelque chose ou se cacher—“il n’y a rien là dedans, M. Mercier avait droit de recevoir les $5,000, le travail qu'il avait fait dans la cause valait plus que cela.”
Halte-là, messieurs !
Ou la transaction était honnête, irréprochable, ou elle ne l’étail pas.
Si elle ne l'était pas, pourquoi M. Mercier s’y est-il sali ?
Si elle l'était, pourquoi M. Mercier la repudiait-il en lettres ma-
juscules dans son journal, opposant à ses adversaires les plus solen-
uelles dénégations. Quand on a fait une chose honorable on ne la
Se
la
1e AE
e pas, on n'en à pas honte Voilà du moins commen AQIss UE CEUX jui n'oni rie à se reprocher,
Si M. Mercier avait travaillé pour cunq mille pinsires, s'il les avai agnées, tes ne pas le cire dans son journal, po 1Yquoi ne pas crire : “Oui c'est vrai, j ai eu 85,000, c'est M. B. Trudel qui me les à
payées et voici sous quelles circonstances.”
Mais uon M. Mercier se cache. ü a houte el, payant d'audace, il
‘ecrie dans sa vertu outragée
un
‘“Quia payé les 85, 000 à ee “ ercier ? ”
« Où les 85,00 ont-elles été : données à M. Merc.er ?
‘ Quand les 85,04 O ont-ell " ; été données sà M Mercier ? ”
Et voilà !
Ou M. Mercier disait faux dans son journal ou il disait faux devant 4 Commission.
Or il n’a pas pu dire faux devant serment,
Donc, il disait faux dans son journal.
Il reste donc acquis à notre histoire politique qu'un chef de parti sciemment, volontairernent et délibérément trompé ceux à qui il 'adressait dans la presse. Quelle confiance reposer maintenant dans
l4 parole de cet homme lorsque, au nom de son parti, il écrira dans la
resse où se levera en chambre pour affirmer que le parti conserva-
eur nous mène à la ruine ! Quelle triste figure fera-t-il lorsqu'il de
mandera au peuple de cette Province de lui confier ses destinées ei
or u'il ira demander aux élec eurs honnètes et indépendants de OL de supporter M. White. son candidat.
M Benjamin Trudel, qui n'en a pent-être jamais fait autant, à ncouru des colères terribles. et on lui lance cette suprème injure qu’il nl pas croyable sous serment. Pourquot ? parce qu'il a raconté v
: M Mercier avait fait.
Nous serons plus juste que nos adversaires, nous H'ACCUSONS pas
. Mercier de n'être pas croyable sous serment; ces choses-là soni idicules autant qu'int mer il n'y a que les écervelés qui les font : ais nous lui dirons bel et bien qu’il n’est pas crovable sur parotr Et, ce qui est certain, C'est que ça du moins, ce n est pas la faute de M. Benj. Trudel, cax ce n’est pas M. Trudel qui a du former le caracère de M. Mercier.
Maintenant, faisons un pas de plus, exarainons la principale rai son que M. Mercier nous donne pour avoir accepté l'argent.
Prenons encore son témoignage.
la Commission, car il était sous
Q. La balance des cinq mille piastre 8, vous l'avez gardé pour vous ? R. Oh oui ! certainement, je l'ai mises à mon crédit à ia bai nique Nationale, où vous pouvez voir le montant quia été déposé, à cette époque-là, par les livres de la Banque Q. N'avez-vous pas trouvé drôle que des adversaires viennent vous payer cinq mille iastres, non pas pour vous engager À discontinuer une poursuite en déqualificatiou,
sur le point d'en obtenir un ?
R Je n'ai jamais dit cela si vous me mettez dans la bouche des paroles que je n'ai
nais simplement pour vous remereier d'avoir obtenu un jugement contre eux, où d'être
Il ES ER Tr LE dde ee
point prononcées. J'ai dit et je répète, pour qu'il n'y ait pas de malentendu, que mes amis v | at moi, nous avions fixé la somme de cinq mille piastres (5.000) comme étant une indem. LA nité raisonnable et suffisante pour me rembourser de mes frais et déboursés, ainsi que pour | nes honoraires ; 4 (41 F ss see: 000 ve 6 cocvéehoeb coce CE CT ° dote os 00.6 0 roc À R. Je ne dirai pas autre chose que € ce : que j'ai dit, à il savoir, que ces cinq mille piastres 59,000) ont été demandées par moi pour mes déhoursés de toute nature dans la cause e pour mes honoraires, que je croyais avoir bien et légitimement gagnés dans une canse qué m'auail lunt donné de mal, et en plus de cela, me mettre en état d'aider M. Bernard à ‘ payer ses frais de contestation. Vous pouvez me questionner autant que vous voudrez, c'est 1à la seule réponse que j'ai à vous fuire à ce propos. | Après avoir fait remarqueur, en passant, que M. Mercier admet ici cette partie de l'accusation du député de Chambly, à savoir, que ‘était lui, M Mercier ŒUi AVAIT DEMANDÉ les 85,000, nous demande. | rons à M. Mercier qui est un avocat pratiquant ce qui s'entend par les À. frais déboursés et honoraires däns une cause. ra N'est-il pas vrai que le montant des déboursés, frais et honorai bé res, dus à un avocat consiste en un éertain moutant taxé par la cour GERS et alloué en vertu d’un tarif établi ? ab Sans doute. n'est-ce pas, le premier venu connait cela, cependant que dites-vous plus loin dans votre témoignage eu Q. Mais cette somme que vous avez eue, c'était le montant dû par le tarif ? | Je crois vous avoir dit tantôt, en vous donnant approximativement le montant les frais taxables, que le mémoire des frais n'a jamais été taxé. tel | Q. Vous êtes positif à dire que ce que vous avez reçu #xcédait le montant taxable ? “om ELA &. QUE. ME Q. Ce qui excédait le montant taxable, vous l'avez reçu non pas comme frais et ho- ‘eu | noraires mais comme bonus et indemnité ? L dau | R, Comme un montant suffisaut pour compléter la somme nécessaire à payer mon légi trouble et ma perte de temps. 5 | 00 00e 600 vence 00 0060 scene Don rer see so 6e csco ee so ve corses sure CE (voi |. Remarquez, M. Mercier, que ce n’est pas encore M. Benj. Trudel doni 111 qui parle, mais vous, vous seul et pas d'autres. Et vous nous dites 1e que vous n'avez jamais fait taxer vos frais mais que dans tous les cas, roi le montant que vous avez reçu exc édait celui de vos frais tavables LOM | ’est-à dire légitimement dns. Das | Auriez vous par hasard un tarif spécial pour vous dans lequel il prop ex] v aurait un item pour trouble et perte de iemps ? est p | | Peut-être, mais dans le tarif ordinaire, le trouble, la perte de | temps, tout cela est compris dans l’item des honoraires, sauf peut-être lem: für 4 pour ceux qui sont dangeureusement embélés. en qu je Et l’on dit que vous avez écrit que vous étiez de ceux-là. homi édifié | mêm | dans | sait n as able
s amis , indemque pu ir
pi astres cause et 1e cast ernard à voudrez
admet . que maudepar les
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perte de peut-être
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W, MERCIER invite ses compères à se partager le magot,
-1l'en donne à ses bons amis, mais il oublie d'inviter
au festin les électeurs de Mégantie dont il a si grand besoin maintenant.
Nous avous donc établi que M. Mercier avait bien et dûment mis
lans sa poche comme lui appartenant $2,300 auxquelles il n'avait strictement aucun droit comme avocat, attendu que cetle somme excédait de son propre aveu le montant de ses frais taxables, T1 à. C4 pendant, corme 1l le dit Jui-même, déposé cette somme à son crédit « a banque Nationale.
Et il en touche maintenant les intérêts—il considère cela légiti mement gagné !
Et cet homme:là est Date de parti!
Maintenant, outre ces $2,300 JR au crédit de M. Mercier, il ‘été payé accompte des 85, 000 : 10 $200 à l'honorable M. Laflamme. comme conseil, 20 $400 à MM. Geotfrion, Rinfret & Cie, et 30 8600 à M Bernard, dé puté de Verchères, pour l'aider. Ges trois sommes
‘unies forment un montant total de 81,200 distribuées à droite et à gauche par la main généreuse du chef de l'opposition. Examinons là ‘égilimité de ces paiements. Ù
D'abord, M. Laflamme avait droit à une somme de dix piastres (voir l’article 29 du tarif des avocats). Et cependant M. Mercier lui en donne $200. II ne se trompe que de #190!
Mais l’on dit: un homme de la position de M. Laflamme avait lroit à plus de dix piastres ; cela est faux ©! le tarif a été fait pour les aommes de la position de M. Laflamme. Et si ce monsieur ne se trouve pas assez rémunéré par le tarif, qu'il charge la différeice à son propre client, mais qu'il ne la fssse pas payer à son adversaire qui n°1 est pas tenu.
Quant aux $600 de M. Bernard, de Verchères, il est difficile de se lemander, sans rire, quel droit avait ce monsieur de toucher la somme n question. Il est député d’un autre comté; à le voir, on dirait d'un
homme bien raisonnable, qui n’a jamais rien désiré, rien crisé, rien édifié, on jurerait en le voyant passer que cet homme-là se ail à luimême. Et cependant, le voilà, un des premiers plongé jusqu’au cou dans le pot aux confitures. Et en vertu de quoi? comment”? Nul ne le sait ni le comprend ; il y est bel et bien pour tout et il est assez raisonnable pour prendre seulement 8600!
marre 2
ss | QU) ln
Quand M. Mercier sera coulé, ou coalisé, ou converti, M. Bernard : toutes les chances politiques d'être choisi comme chèfre Ta la voca lion dans tous les cas, c'est sûr
Restent MM. Geoffrion, Rinfret et Scie, Allons, pas de calembours ! ÆEn voilà un, M Geotfrion [ui s'est fait jouer comme il le faut, Seule
ment, 8400! Roulé et devaucé par M. Bernard, qu elle humiligtion ! Pour se venger, 1} nous raconte sous serment que c'est M Mercier qui la blagué. “Je devais avoir 8800.00, dit-il, mais M. Mercier m'a dit
qu'il ne lui restait plus que 8400.00, Alors, j'ai accepté cela Mais si
* J'avais su que M. Mercier avait reçu 65,000.00, je l'aurais forcé de
ne donner les $800,00,
Asinus asinum fricat
Il n'est pas Curieux, ce bon M. Geoffrion, s'il était allé voir au rédit de M. Mercier, à la Banque Nationale !
M. Mercier est évidemment leur maitre à tous. [ls ne l'ont pa elu leur chef saus le connaître.—bLe public et les électeurs de Méganti aimeraient peut être à savoir maintenant si MM Geoffrion et Rintret etaient conseils eux aussi dans la contestation et si M Bernard était souffléur. Nonïils ne s'en étaient aucunement mélés, ils ont eu leu InagOl, A TITRE D AMIS.
C'est difficile à croire, mais c'est vrai.
Nous avous donc ici $1,200.00 déposées non pas au crédit de W,
Hereier mais mises dans la poche de quelques personnes qui ne les ont
vas gagnées dans la cause,
En résumé 81,200.00 et 2,300 formant $3,500 ont été reçues par
M. Mercier outre le montant des frais légitimes dans la cause. Il reste donc bien établi que M. Mercier avait droit à $1,500 seu
ment et qu'il en a reçu 65,000, Nous verrons tantôt que la balance
etait le prix d’un cochon que M. Senécal voulait acheter. (Ges parole étant textuelles, il nous faut bien nous en servir malgré notre répu
wnance).
arc (Aer | | is IX 10) | ji) : fé a ui Pourquoi les CINQ MILLE PHANTREN ont été reçues.-ae M. MERCIER l'admet lui-même, — Toute la cause prouvée,
Ne Voilà toute la cause prouvée par les admissions de M. Mercier L pa lui-même: n | anti l'accusation portait premièrement: que M. Mercier avait lui ntr mème organisé la contestation après avoir favorisé l'élection.—Son tail propre témoignage et celui de Bélanger, le pétitionnaire, nous ont ét: démontré que ce point était bien prouvé. En second lieu, M. Mercie
était accusé d'avoir demandé $5,000 pour discontinuer les procédures
eu déqualification, Or, il confesse Ini:même, comme nous l'avons vu, 25 que les cinq mille piastres ont été demandées par lui : ea R. Je ne dirai pas autre chose que ce que j'ai dit, à savoir, que ces cinq mille piastres (85,000) oNT ÉTÉ DEMANDÉES PAR MOI pour mes s par déboursés de toute nature dans la cause.
La troisième partie de l'accusation portait que M. Mercier, après D seu avoir demande $85,000.00, les avait acceptées et s'était en conséquence désisté de la demande en déqualification,
me Et M. Mercier uous à dit : j'ai reçu les $5,000.00 ! je les ui reçues | répu de M. Benj. Trudel ! je les ai recues un jeudi, le quatre où cing mai.
Et les procédur es en dé qualificai ion ont été abandonnées par mot. Et
M. Mousseau n'a pas été déqualifié. |
En présence de ces faits, le député de Chambly aurait pu s’il avait voulu, déclarer son enquête close et se présenter confiant devant la Législature avec le rapport de la commission, M. le Dr Martel en mettant en jeu son siège de député, s'était engage, sur lhonneur, à prouver ses dires et il y avait snrabondamment réussi en arrachant toute la vérité au coupable Mui-même.—Il avait { donc le droit de s’en tenir 1à.—I avait fait subir à M. Mercier toutes hurmiliations ; il l'avait forcer de renier et de contredire sous ser nent ses affirmations solennelles dans son journal et ailleurs. Lui mettant sous les yeux son entrevue du Star, il lui avait demandé ce qu'il avait fait de sa promesse de pousser la contestation jusqu'au bout, sans crainte et sans faiblesse, méprisant les menaces et les offres superbes et M. Mercier, rouge de honte. avait balbutié des excuses im-
h] possibles, l Le but était donc atteint, le coupable démasqué, mais M. Mercier, dans son tèmoignage, s'était permis d’idsulter ses adversaires et avait refusé d'admettre en termes précis l’objet du paiement; malgré l’évi- |
dence, il avait eu le triste courage de prétendre que la transaction en était une parfaitement honorable.
Sous es circonstances, il devait être à propos de faire entendre des témoins désintéressés qui viendraicnt raconter toute l'histoire en la dépouillant d'artifices de fard et de couleurs fausses. Alors, la con) mission s’est décidée d'entendre M, Jos. Ben). Trudel qui avait servi d’intermédiaire à M. Mercier, et lui avait payé luismème l'argent,
Le témoignage de M. Trudel ne pouvait Ôtre el n'a été du reste comme nos lecteurs pourront en juger, qu'une explication et une cor roboration de celui de M, Mercier,
Il a dit la vérité et toute la vérité. Lorsqu'une chose était certai né, il l’a affirmée, courageusement, sans réticence, Il à agi, en un mot, comme on doit agir et parler quand on est sous serment, et l’on va voir se pulvériser les excuses ineptes de M, Mercie: devant ce té moignage lucide, honnête et franc que M. Trudel « étè obligé de donner contre son parti, mais qu'il a donné avec autant d'indépen dance de caractère que s'il se fut agi d'adversaires politiques
Us la x | |
Le )!
Corroboration du lémoignage de M. Mercier par un n des libéraux les plus importants de Québec.-Un rs ami de cœu: de M. Mercier.—Le bras droit et le confident intime des chefs libéraux.— Le témoti- Le gnage écrasant de M, Trudel.
M. Jos. Benjamin Trudel est un libéral de vieille date, Fidèle, dévoué et toujours sur la brèche quand on a eu besoin de ses servi es il a rendu au parti libéral de ce district des services inappréciables,
Aussi les chefs de ce parti l’ont-ils toujours honoré de leur conas e et Ini ont à maintes reprises confié sans hésitation les missions les plus import: untes et les plus difficiles.
Pour récompenser son dévouement, les libéraux à leur arrivée au pouvoir en 1874 le firent nommer ‘chef de la pol riveraine, charge importante et honorable que M, Trudel a toujours emplie de. puis à la satisfaction de tout le monde.
A ce témoignage de confiance que M. Tr udel recevait de son parti vollectivement, s’en sont depuis ajoutés une foule d’autres venant des
chefs reconnus du parti libéral en cette Province. L’hon. M. Laurier | a donné à maintes reprises À M. Trudel des marques de la plus entière è confiance
L'hon. M. Langelier, député fédéral de Mégantie, en a fait depuis longtemps un de ses confidents et son bras droit dans maintes luttes électorales et il pense de lui beaucoup de bien.
Ecoutons plutôt ce qu’il en dit sous serment dans cette même enquête Mercier,
Q. Monsieur Benjamin Trudel a été nommé chef de la police riveraine, à Québec, è
par le parti liberal ?
R. Oui, j'ai contribué largement à sa nomination. Je dois dire que je ne me suis pas repenti : nous n'avons jamais eu d'aussi bon chef de Ja police riveraine que lui; très actif, très intelligent Quant à moi, je n'ai jemais eu à m'en plaindre ; ÿe l'ai toujours trouvé, très loyal et très fidèle, 11 il me faudrait des preuves à mettre le doigt dessus
pour croire des accusations de déloyauté 4 * seraient portées contre lui. , Q. Il arrive souvent que des empsyes du gouvernement soient chargés de missions délicates ? l R. Je ne puis pas dire que cela arrive souvent que des règiements d'affaires, Ï des missions delicates, soient confiés à des employe ‘u gouvernement, mais jé dois dire que c'est arrive plusieurs fois pour lui parce; . il est eonnu comme uu homme
remarquablement actif et intelligent
Maiut nant nos lecteurs aimeraient peut-être connaître le degré
de confiance que M. Mercier lui-même a toujours accordé à M. Trudel et les services que ce dernier a rendus à M. Mercier.
Les lettres suivantes adressées à M. Trudel par M. Mercier parlent par elles mêmes :
Montréal, 17 avril 1883.
Mon cher Trudel,
Jde viens vous demander un grand service !...,.,
ce EE
Je voudrais que vous me prêtiez $500 pour un mois, et que vous fassiez télégrapbier demain matin par le caissier de la banque Nationale de Québec au caissier 4 de la même banque ici, que cette somme est à ma disposition. ‘4
J’ai absolument besoin de cela pour demain matin. Sans cela, je serai dangereuse 4 men embôte. 4
Ailez-vous me rendre ce service ? Je sas que quand vous voulez, vous pouvez : 3
el si vous vous mettez en position de me le rendre, vous n'aurez pas oblige un ngrat.
Je n'entre pas dans les détails, ce serait trop long. mais pour vous demander une telle chose, à douze heures d'avis, il faut que j'aie besoin
J'ai attendu, pour vous écrire, jusqu'à la dernière heure, parce que j'ai toujours cru que je me tirerais d'affaires sans vous.
Maintenant, ce n’est que pour un mois, et je vous rembourserai c? que ça coûtera.
Je compte sur une dépêche vers les dix heures, demain, me disant que c’est correct ou non.
A vous, Honork Mercier.
Montréal, 18 juillet 1583, “ Mon cher Trudel,
‘Je vous envoie, un peu tard peut-être, un numéro du Temps pour la publica-
tion duquel vous avez été assez bon de souscrire ($190) sous le nom de Nicholas. Trudel."
Nous voulons commencer la pubiication r'gulière du journal la semaine prochaine, et dans ce but, nous prélevons autant d'argent que possible, car il nous faut débourser au-delà de quatre mille piastres d'ici à quelques jours. “ Sous les circonstances, je me permets de vous demander le paiement de votre ‘ souscription, où au moins d’une partie, en autant que vous pourrez le faire sans “ vous gêner, ‘“ Une réponse immédiate \ligera.
‘# Votre tout dévoué,
(Signé) : Honoré Mercier Voici la letttre que M. Mercier écrivait à la réception de œet argent:
Montréal, 20 juillet 1883.
Mon cher Trudel,
Vous êtes magnifique ! Merci mille fois. 11 vous revient une piastre, que je vous rernettrai à votre prochaine rencontre.
A VOUS DE COŒUR, (signé)
Howoré Mercier.
ee
Ent
Les doux reçus pour l'abonnement et la souscription se lisent comme suil
La Société Nationale de Publication et de rudel ' Lecture,
‘ Capital, $20,000 : &100.00
Montréal, 20 juillet, 1883.
‘#“ Recu de M, Nicholas Trudel, de Québec, la somme de cent dollars étant cent 13 par cent sur lé montant de la souse iption au fonds cal ital de la société Ï No 66.
Signé),
A Hoxoré Méncçier.” élégra- 4 d'erd .
aissier ÿ ‘* La Societé Nationale de Lecture et de Publication. À ‘ Montréal, 20 juillet 1883 géreust 4 NU 4.
ee + Abonnement au journal le Temps, édition quotidienne Ouvez : 3 ‘“ Reçu de M. Benjamin Trudel la sonune de quatre pniastres, pour douze mois ge un É {ahonnement au jourual le Temps SA OÙ iander k ‘“ (Signé), | 4 Hononé MErRGIER.
)JUjours AO | L'on oit que c'est SON CHER TRUDEL, A LUI DE COEUR coûtera. out gros comme le bras. M. Trudel en effet paie si blen : $100 pou UOTE, * Temps, $500 pour M. Mercier lui-même. C'est de reste pour se fair hérir et taper amicalement sur lPépaule Le Aussi quand il s'agit de son magot, de ses chères 85,000, M. Mer fi er ne règle plus la cause avec les avocats, ses confrères, comme cela pratique généralement, mais il fait monter M. Trudel de Québec ul autre que M. Trudel ne pouvait lui arranger cela. Et qu'est-ce qu'il dit, son cher Trudel, à lui de cœur, lorsqu'il es 3, bliigé de raconter devant la commission toute cette affaire des $5,000, Lisez et instruisez-vous, jeunesse libérale, apprenez à suivre les M RIER ES nobles exemples d'un grand chef :
icholas. Benjamin Trudel, chef de la police riveraine à Québec, 43 ans, étant dûment l i=sermenté. dépost et dit :
€ pro- Q. Vous avez été en communication avec l'hon. M. Mercier, au sujet du règle 18 faut ent de la-contestation de la première élection de Fhon. J. A. Mousseau, alors vemier ininistre de la province de Québec et maintenant juge de la Cour Supe- » votre eure pour le district judiciaire de Rimouski ? 0 sans R, Oui Q. Veuillez nous dire tout ce qui s'est passé, tout ce que vous savez relativement ette affaire, : lei le témoin raconte certains pourparlers à propos de projets de
oalition et il ajoute :
ent: J'ai recu de M. Mercier une lettre.
3. Q. Cette lettre vous disait de monter à Montréal ? R. Oui, de venir ici à [n) Elle était de M. Mercier HE R. Oui ; je suis parti le trois au soir et je suis arrive à Montréal le quatre au LA LIN J'ai vu M. Mercier ? je ne me rappelle pas trop quelle heure il était, Nous avons:
| | D] | — 20 — Sac | | LvAail | | eu une Jongue conversation, Nous ne sommes restés ni à sa maison ni à son bureau, 1, J0 1 | ous sommes sorlis ; nous avons marché sur la rue Craing, que nous avons faite AVE AV | dans tonte sa longueur. M. Mercier me dit : ‘“ Nous avons décidé d'abandonner la M. | ‘“ contestation ; c'est l'ami David qui a entrepris de faire la chose ; mais les choses tre di | ‘ne sont peut-être pas aussi bien conduites qu'elles pourraient l'être, et c'est poui 1; qu (| ‘ ces raisons-là que je vous ai fait monter.” sl CA | Je lui répondis : ‘# N'y avait-il pas moyen de pousser Ja chose plus loin ? ”: Cec 14 M, Mercier me dit : : Vous savez, Trudel, que c'est moi qui ait tout fait ; je ne À Ir | ‘“ crois pas que je puisse sacritier plus que cela.” 1] me donna encore quelques dis : | iutres raisons personnelles. ina | Je lui dis alors. ‘ Puisqu'il en est ainsi ! our | à {rOjCS ail Le témoin se rend alors chez M. L. O. David, qui avait commenc Q. | les pourparlers : R | M. David ne paraissait pas enclin à dire grand’ehose. [1 a paru surpris de moi le pes [1 intervention : mais vu que j'insistais taut pour que la chose fût continuée, M. Davi \p | Ÿ me dit : bless | | “ Ecoutez, Trudel, M. Mercier ést dans une position à ne pas pouvoir continuet i, je ‘ ses ressources ne le lui permettent pas ; et à part de cela, il y à une fouie de rà Ïli | ‘ sons qui l’empèchent d'aller plus loin ” uir Er Je lui demandai : ‘ Quélles sont ces raisons ? ” : Merci | | Il commença encore à me donner des explications et Il s’arrèôtait tout à coup et I « disant: J'ai peut-être trop parlé ; ” il revenait alors sur ses pas et ne disait plu i me | rien. Cependant, par les instances qu'il faisaiten me disant que M. Mercier ni main | pouvait pas continuer, j'en ai conclu de là que M. Mercier étalt éembarrassée pécn- So! il niairement, qu'il avait des raisons privées qui l'ernpéchaient de marcher. tue M. David me dit alors : ‘ Vous arrivez comme un sauveur ;” ilme di: “4 faire | ‘‘ vous assure que j'étais pas mal embêté, avec cette affaire. Je commençois à croir M. | “ que j'avais été trop loin : un homme de ma position, disaitil, c’est bien diilicil( ‘après | ‘ Vous, je ne vois pas d'objection à ce que vous vous en occupiez,; je vois que vou: ina mi | “ êtes au courant de l'affaire.” ver | Je quittai M. David sur ces entrefaites ; il me laissa sous l'impression que j ix heu | | ne pouvais pas refuser ce que M. Mercier me demandait. sans | Je retournai voir M. Mercier après son dejeuner. Il me dit: Je “ Est:ce correct.” Je lui répondis : “ C'est correct, ja vais faire l'affaire dt : ca set | lui demandai : 4 Qu’'y at-il à faire ? ” Fi me dit: & Vous allez voir Dansereau”” Je 11 | cite ses paroles textuelles, % Vous ailez voir Daneereau, vous allez lui dire que je signe, \ “ suis prêt à régler l'affaire pour les cinq mille piastres ($5,000), maisà condition que Qu | “ les frais soient payés” Je lui dis : “ Et s'il ne veut pas? S'il a un marché de fait hent ‘avec David, quelle sera ma position ? na pro | Q. Disait-il les frais en sus des cinq mille piastres ($5,000) ? uarole Le R. Oui M. Mercier me dit : “# Vous comprenez, l'affaire avait eté inexactement somme | = 1] “ engagée à trois mille piastres ; je croyais qu’ils payaient les frais à part” Je dis à Q | M. Mercier : ‘“ Que ferais-je s'ils refusent de payer cinq mille piastres et les frais ? ” ns | M. Mercier me dit : “ Si ça ne fait pas, acceptez les cinq mille piastres ” rétirer | 1] Q. Vous disait-il à combien il estimait alors les frais ? in | | F. A quinze ou dix-huit cents piastres ; mais j'avais mission de demander le nonde, | tout, d'accepter moitié des frais et finalement de régler à cinq milte piastres ; c'est alors | à-dire pas moi, l'affaire était faite avant que j'y aie mis la main ; le marché était fait re 19 | et j'avais à obtenir le montant qui avait été fixé. Q. | | Je fus trouver M. Dansereau à son bureau. Il me dit, lorsque je lui fis læ pro- R. fa position de M. Mercier, lorsque je lui communiquai les conditions que je venais de niastres | | faire, M. Dansereau me dit : « Trudel, il n’est pas possible de parler d'autre chose Q. LS “ que des cinq miMe piastres, chiffre qui a été arrêté hier. D'abord c'était trois mille cher le a | “ piastres, ensuite ca été cinq mille, et à présent on demande les frais en sus de la | “ somme de cinq mille piastres.” 11 me dit : “ Il faut abandonner la chose si ça ne | | ‘« peut pas faire nour cinq milte piastres.”
on bureau, avons faite ndonner la : les choses t c'est poui
in ? ”.
fait ; je ni e quelques
ment
ris de moi
>, M. Davi
continuer
uie de rà
à Coup te!
disait plu Mercier n:
PASSE Dec!l-
ie dit: “4 'ois à croirt len ditficil is que vou:
ssion que }
Maires dé creau” Je dire que je ndition que rché de fait
exactement Je dis à les frais ? ”
lemander le stres ; c'est hé était fait
ifis la pro- * venais de iutre chose t trois mille n sus de la se si ca ne
Sachant que M David avait été autorisé à dire ce qu'il avait dit, que M. Mercier ivait dit d'accepter tinq mille piastres, qu'il etait diflicile de pousser la chose plus i, je n'ai pas insiste et je lui dis que comme condition, il fallait que l'argent fut
ave avant que la contestation fût retirée.
M. Dansereau me dit: “# M, Senécal est de l'autre côte, va done le voir.” Je sui re dans l'autre pièce, où j'ai trouve M. Senécal ; je lui dis quelle était ma ris-
que M. Mercier désirait que l'argent fût déposé entre mes maius avant de reti-
rs li contestation
Ceci parut l'offenser.
I me dit: ‘Je suis prêt à déposer l'argent muis pas avant le règlement.” de dis : # C'est un? condition de M. Mercier” Ilentra alors dans une fureur extrainaire. Je lui dis : “ Ne vous fâchez pas ! Si vous ne voulez pas, je vais m'en ‘ourner ; je n'ai rien à gagner là-dedans” Là il a commence à se servir des oles les plus oflensantes à l'adresse de M. Mercier
(. Qu'a-til dit ?
R. Il a dit: Quand j'achète un cochon, j'exige qu’on me le pèse et qu'on me le livre avant de le payer.
\près s'être servi de ces expressions, M. Sénécçal me dit : # C'est pas pour vou blesser ; je n'ai rien contre vous ; je pourrais déposer l'argent, mais dans ce cas. i, je ne le ferai pas. Je ne veux pas le faire.” né
Il me dit : «“ Ne prendriez-vous pas, vous, ma parole pour cinq mille piastres ?
lui répondis : ‘Ce n'est pae une question pour moi, c’est une question pour M Mercier, par qui je suis envoyé ”
H dit: « Dans ce cas, l'aflaire va “ échouer." En sortant je revis M. Dansereau i me dit: “ Nous n’avous pas l'argent sous le pouce, mais l'argént sera correct denain ”
Sous £es circonstances, je retournai auprès de M. Mercier à qui je cominuniquai
que j'avais fait. [lime dit : “ C'est très-bien, je vais accepter : je vais leur fair faire leur déclaration et je me réserverai de l'accepter demain.”
M. Mercier fit faire les déclarations en cour eLnous nous sommes revus dans ‘aprèsmidi ; il était toujours eutenda que je devais retourner le lendemain pour le: inq mille piastres (5,000). Le lendemain matin je vis M Mercier à son bureau, où
us cansämes jusqu'à dix heures environ : je partis de là quelques minutes avant x heures pour aller chercher. l'argent. M. Mercier m'avait dit : “jene ferai rien sans que vous ayez l'argent en main.”
Je fus trouver M. Dansereau, qui me dit : “ Nous sommes à négocier l'affaire : * ça sera prêt avant midi, comptez-y.”
était convenu que j'irais à la cour quand j'aurais l'argent et que je lui foruis signe,
Quoique n'ayant pas l'argent. comme je venais‘ de voir M. Dansereau, et me su hent en position personnellement de payer l'argent, les einqg mille piastres de ma propre poche, ce qui fait qu'au lieu de lui c'est moi qui aurais ete vole, je pris lu parole de M. Dansereau et je tis signe à M. Mercier que c'était correct. Nous ne nous sommes pas parlé. Je lui fis signe seulement que c'était correct
Q. Etait-ce un signe convenu ?
BR. Oui. de suis parti de la cour immédiatement après, et je me suis occupe de retirer l'argent. Je revins ensuite trouver M. Mercier, qui était retourné à son bu-
iù ; ca m'avait pris du temps. En arrivant à son bureau, il ÿ avait beaucoup de wonde, et autant que je puis me rappeler, nous sommes alles vis-à'vis de son bureau l'alors à l'hôtel qu'il y a là, et je lui remis là milie piastres (81,000) ; il fut convenu jue vous luncherions ensemble et que je lui remettrais alors la balance,
Q. Quelle espèce d'argent lui avez-vous remis ?
R. C'était en billets de dix piastres,; je crois que tout m'a été payé en dix piastres.
Q. Après lui avoir remis celte somme de mille piastres, vous êtes retourne chercher le reste ? +
| | | If | -)Q (| 1 Se | 1 | R. Peut-être une heure, une heure et demie, peut-être deux heures apr | lonne à M. Mercier les quatre autre mille piastres {| | (Q. Où cela ?
| R. Je crois que c’est au même endroit, dans la même chambre, | Q. Vous éliez seuls tous les deux, les deux fois ? | K. Oui, je crois qu'il n'v avait que lui et moi, | Q. Avez-vous demandé un reçu à M. Mercier ? | K. Non.
| Q. Vous.avez eu juste le montant de cinq mille piasires pt vous lavez remi M M rcier f | ] R. Oui.
| Q. In'y a riea eu pour vous dans cette affaire<à ? ? Non.
Q. Pourquoi les cinq mille piastres ont-elles été payées à M. Mercier ? | Î ? Pour lui faire liscontinuer Les procédu 8 en lé ualification contrt 1£. Wou | | | Voilà l'histoire dans toute sa nudité, dans sa vérité. M. Honoi | Mercier, le chef du parti libéral en cette province, étant dangerous | nent embèté, à troqué, pour cinq mille piastres, argent courant a |. 1] Canada, une partie importante des conclusions d’une contestatio | d'élection déposée par lui en cour contre son adversaire, le premu | ministre de cette province et cela, malgré ses déclarations solennel: | au contraire faites avant, pendant et depuis la contestation. Plus tard, M. Mercier, qui voulait SatLver son honneur aux dépen de n'importe qui et par n'importe quels moyens, a demandé à M | Trudel qui le jure solennellement de dire en publie que lui M. nie | avait gardé c’est-à-dire volé les 85,000, C'est probablement de ceti | maniere que M. Mercier voulait payer l'intérêt des $500 à lui prêté L'histoire est à ncadrer, Ecoutons-la :
| | Vers la fin d'août, je ne sais pas trop si M. Mercier m'a fait demander ou si | | suis venu de moi-même, pour d’autres affaires, mais dans tous les cas, que ce & 1e mon propre chef ou demandé par lui, j'étais ici le vingt-neuf, Je suis allé v
Fa . Mercier, comme je ne manquais jamais de le faire quand je venais à Montréal | Monsieur Mercier, là me dit : « Trudel, je suis dans une position désespér ‘‘ je voudrais que vous me sauviez.”?
Je lui dis : Mercier, vous n'avez qu'à me dire comment je puis le faire @ ‘ suis votre homme.” M. Mercier commenca alors à me donner Je moyen de luit | utile, Ce moyen consistait à reprendre une partie de Pargent et à lui donner u partie de l'argent et à lui donner une lettre dans laque le je dirais que les accu tions qui avaient été faites contre lui étaient complèt tement fausses et que je n'avais remis à M. Mercier que le Don ant de ses frais. Je dis à M. Mercier : ‘ Cela m'étonne de vous entendre me demander une ch comme celle-là. Réellement je ne pense pas que vous puissiez me demander ( Je passerais pour avoir gardé l'argent ; je passerais pour voleur du montant ‘je n'ai pas payé.” 2 Il me dit : ‘ Vous n'êtes pas un homme politique et moi j'en suis un. Dans ‘avenir très rapproché, je serai en position de vous rendre cela.” | Je lui dis : “11 m'est impossible de consentir à cela ; s'il n'y a pas d'au on | ‘“ moyen de vous aider, je ne suis pas capable de le faire. Dites-moi si je puis + | ‘ être utile autrement qu'en me faisant passer pour un misérable, et je le ferai.” |. | Il me dit : Qu'est-ce que ça fait avec cette bande de crasse-l@? Ils le ferai ‘eux autres.” ‘ Je lui dis : ‘ Voulez-vous me mettre sur le même pied qu'eux ?” Finalement, je ne voulus pas consentir ; je faissai M. Mercier, je ne pourrais
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lire mécontent, mais passablement décourage de mon refn C'est tout ce a t hasst Je revis M. Mercier dans la jouru il mé dit Songez-v Frud il AE re plu is jou quil l'esperait que je le ferai Pai quitté Montreal son faire
Plus tard encore. M. Mercicr offre à M. Trudel de lui rendre su: les $5,000 tout lexcédant des frais. Il va s’en dire que M. Trudel ref se de nouveau. Alors, M. Mercier en désespoir de canse organise dan ON parti toute une conspiration pour essayer de faire croire que M el n'est pas crovable sous serment,
Quelle générosité! quelle grandeur d'âme! Déchirez vos vôêt
nents, M. Mercier, cela ne prendra pas.
Comment! M ‘Trudel, pas crovable, sous serment! Vozre che
del! Votre ami de cœur! Allons donc, comment ne serait-il pa crovable ? [l raconte la mème histoire Que vous-—-avec plu : de détails cest vrai, en y mettant moins de réticences, c'est encore vrai, mai! c'est toujours la même chose an fond
Ce témoignage de M. Trudel, est corroboré par celui de Phonor: ble F, Laflamme, mimstre de la justice sous le gouvernement libéral
il est étonnant que M. Merc public que celui-là aussi n’est pas sallon, on n’en saurait trop preudre,
Voici, dans tous les cas, ce que dit lhonoracie M. Lafiamme dans
n iémoIenage !
ler essaie pas de faire croire au
ra h! À ‘ A: ; 1 JE croyvapie, Qnanlt à prendre di
) D'après ce que vous connaissez, k tres etait une condition du réglement ER, Quant à moi, je ne sais pas si j'ai su exactement à r où après quel était le chiffre du règlement Q. de vous demande si, d'après ce que vous connaissez aujourd'hui, le paiement nme de cinq mille piastres était en considération de l'abandon de la pour-
paiement de la somme de cinq mile pias-
1° fl
‘hez M. Mer
issembhiée
te en déqualification Î LU n'y a pas de doute que les cinq milles {$5,000,\ étaient lu considération qui levait e payée à raison de la discontinuation des procédés en déqualification
M. EL, O, David. un autre libéral important, et M. Dansereau jurent positivement la même chose, Sont-ils croyables sous serment, M. Mercer? Maintenant, quelle est l'opinion de l'hon. F, Langelier, le Téputé de
ic, et sur l’obiet An paiement el sur les dénégations du Temps.
—A son retour de M real, vous a-t-il parlé de ce qui s'était passé ? (fi \ ù idel.) uigelier—QOui, quelque peu : m'a dit qu'il avait remis $5,000 à M. Mercier, la part des amis de M. Mousseau.
\myot ous at-il dit que c'était dans le but d'engager M. Mercier à diseontint la déqualification de M. Mousseanu ? \ M. Langelier—{i n'est pas entré dans les détails, Je crois qu'il a dit que cela se 4} 1 ‘lait 4 cette question-tà M. Amyot—Alors que hu avez-vous dit ?
M. Langelier—Je l'ai blûmé pour s'être prêté à cela : mais ilim’avoua qu'il n'avait
pu faire autrement, qu'il ne pouvait être couvert de honte à propos'de cette allaire 1? {
avait engage fortement à remettre l'argent à
M. Mercier -
M. Amvot—Le 7 mps ne niait-il pas que M. Mercier avait recu Île CIN ni lo piastres ?
M. Langelier—Je crois qu'il le niait, d'une certaine manière au moins
Enfin la Patrie, l'organe libéral à Montréal, a, elle aussi, conn | son opinion.
Le 8 mai 1883 elle écrivait (1
‘« Dans le Star du 17 avril, an cours d'une entrevue avec un reporter de ce jour. pal, l'honorabie M. Mercier disait au sujet de la contestation Mousseau qu'on l'avait
| menacé et continuait ainsi :
Î ‘ Je répondis que CES MENAGES NE M'ARRETERAIENT PAS, que javais décidé di housser jusqu'à la lin des fins le procès d'élection de Jacques-Cartier, même & | devais avoir contro moi tout le parti libéral et Le parti conservateur.”..., PNA"
Cette cause célèbre est maintenant terminée du consentement des avocats des | deux parties...
Le premier ministre perd son mandat de député, maïs il conserve ses droits poli | tiques. La preuve contre M. Mousseau paraissait assez forte, de prime abord, pour | faire croire qu'il rentrerait dans la vie privée avec la fletrissure de la déqualification { pour Sepi ans, mais leS AVOCATS EN ONT DÉCIDE autrement, | L'honorable M. Mercier avait annoncé à plusieurs reprises et de LA MANIÈRE LA | PLUS EMPHATIQUE que l'ère des compromis était passée et qu'il mènerait SJUSQU'AU Bou | la poursuite contre M. Mousseau |
Et il ne l’a pas fait!
La Patrie est-elle croyable M. Mercier.
Voilà donc M. Mercier cloué au pilori par tout le monde, amis comme adversaires.
Qu'il fasse ensuite insulter M. Benjamin Trudel tant qu'il Le voudra, M. Mercier ne détournera pas lopinion publique et ne la trompera pas.
Vous avez voulu persécuter M. Mousseau vous avez voulu des enquêtes. Eh bien vous en avez eu pour votre compte, Dormez en paix, maintenant, si vous le pouvez, sous ce terrible fardeau des cinq mille piastres qui pèseront éternellement sur votre réputation d'hom me public.