SCÈNE III
LOUISON, LE COMTE, LE MARQUIS. {Louison reste axsise
à la table.)
LR COMTE.
iMon cher Edouard, je suis forcé de quitter aujourd’hui ma lieutenance générale des Ardennes.
Pour longtemps, monsieur le Comte ?
LE COMTE
Pour un mois environ. Comme votre frère le Commandeur nous quitte aussi ce soir...
LE MARQUIS
Ah 1 Ferdinand s'en va?...
LE COMTE
Oui. A l’exemple de plusieurs cadets de famille, il prend du service dans l’armée autrichienne. La lieutenance générale de la province sera donc représentée par vous à Mézières.
LOUISON, avec ironie.
Euhl ;
LE COMTE
Que dis-tu ?
LOUISON
Rien. Je félicitais la lieutenance.
LE MARQUIS
Pendant votre absence, monsieur le Comte, pourrai-je donner des bals, des soupers, des fêtes ?
LE COMTE
Oui, oui.
LOÜISON.
La lieutenance dansera.
LE COMTE, bas à Louisori^d'un ion de reproche.
Louison I
Paurai l’honneur de revoir monsieur le Comte dans la soirée ?
LE COMTE
A bientôt.
LE MARQUIS, ù part, en sortant.
Louison a deviné... Mais allons songer è notre nouveau Versailles... Bosquets, pièces d’eau, tapis verts, statues... [Il sort par le fond. )