SCÈNE PREMIÈRE
TOURNON, BLAMONT, ROSAMBERG.
TOÜRNON.
Nous arrivons de bonne heure.
ROSAMBERG.
Je crois pourtant que la petite pièce sera bientôt jouée.
TOURNON
N’est-ce pas dans l’autre pièce que joue ce soir la perle de notre Comédie-Italienne la charmante Favart ?
ROSAMBERG.
Oui, cher marquis.
TOORNON.
Une première représentation î
ROSAMBERG.
Précisément.
' TOURNON
Le titre de la pièce nouvelle ?
• ROSAHBERG.
La Chercheuse d'esprit.
TODBNON.
Charmant t Pardon pour toutes ces questions, mais absent de Paris depuis trois jours...
ROSAMBERG.
Vous n’étiez pas, je suppose, à chasser le loup dans les Ardennes, comme il y a trois ans î
TOURNON
Ma foi ! non. Vous me rappelez, Rosamberg, cette chère marquise de Beaumesnil.
ROSAHBERG.
Elle est, dit-on, rentrée en grâce.
BLAMONT
Ce que vous ne savez peut-être pas... placets, mémoires, sellicitations, prières, tout avait échoué auprès de sa Majesté... Mais Louison a quitté Liège, est venue à la Cour, elle a dit au roi Louis XV : « Mon roi, il faut que cela finisse ; je ne t’ai » jamais rien demandé, eh bien l je te demande la grâce de ta » sœur de. lait. » Le roi allait peut-être refuser ; Louison lui a fermé la bouche avec un gros baiser, et ma cousine, comme vous l’avez dit, est rentrée en grâce.