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TRAGEDIE DE LA BAIE SAINT-JULIEN

ASSAUTS ET DBFl

Entre le maître bombardier Belchior Ripart et son collègue Gonzalo Espinosa, prévôt de l'escadre, il y avait assurément certains rapports, — et des meilleurs, — mais il y avait encore plus de dissemblances.

Tous deux appartenaient à l'espèce humaine et à ce qu'on est convenu d'appeler la race blanche. Tous deux étaient grands, forts, braves, subordonnés, bons chrétiens, habiles à l'escrime et dévoués à Magellan leur général. Mais l'un était célibataire, Français, orateur, rouge de teint, roux de poil et doué d'un embonpoint que les délices de Capoue, c'est-à-dire du quartier des Lombards, avaient rendu fort respectable; et l'autre, squelette musclé, aussi maigre que peut l'être créature vivante, était par la barbe plus noir

qu'ébèiie, basané, pâle, presque livide par le teint, taciturne ou au moins laconique, Andalou et marié.

Le coup sournoisement porté par la cédule royale à l'époux de doîîa Béatriz avait également atteint Gonzalo Espinosa, nommé prévôt et autorisé à emmener sa compagne à bord de la Trinidad en récompense des services secrets qu'il rendait depuis plus d'une année.

Depuis plus d'une année, en effet, à la suite de la criminelle tentative de Macrim, on avait décidé en famille que Magellan serait à l'avenir mystérieusement protégé. L'obstiné Duarte Barbosa se défiait toujours d'Henrique Malaco; Béatriz voulait d'irréprochables gardes du corps ; Diogo Barbosa, le futur beau-père, à qui sa position de lieutenant de l'alcaïde permettait le choix, jeta les yeux sur l'alguazil Espinosa, mari d'une arrière-cousine de dona Britès.

Le maigre et vigilant policier répondit sur sa tête de la personne du capitaine général; et de fait, si l'on se permit de jeter à l'eau l'infortuné Narvâo Fornez, on n'osa plus attaquer de nuit celui sur qui veillaient les limiers d'Espinosa.

Le jour de l'émeute, le digne prévôt se comporta vigoureusement et mérita toutes les louanges de Belchior.

Le matin du départ, après la proclamation de Juan de Carthagena :

— Puissé-je, murmura-t-il, être chargé de le couper en quartiers ou de le pendre!

— Ami, lui dit aussitôt Belchior, pour tirer la

corde, je suis tout à votre service avec une bonne douzaine de camarades.

— Accepté !

Mais la douzaine était fort diversement répartie. Sur la Triniclad il n'y avait, avec le maître bombardier Belchior, que Bruzen le Normand, Petit-Jean d'Angers, fiis d'un avocat, et Barthélémy Prior le Malouin. Les autres compagnons du Tour du Monde avaient été placés par Antonio de Coca, le commis • saire, sur les différents navires.

— Un mal pour un bien, girofle et gingembre ! De cette façon, on ouvre l'œil et l'oreille un peu partout.

— Très- vrai ! fit Espinosa.

Calme plat dans le golfe de Guinée sous un soleil vertical, on étouffait ; mais pour gens de la trempe de Belchior et d'Espinosa, il n'y a chaleur ni froidure qui tiennent; dimanche, après la grand'messe chantée sur le château de pouppe et le repas de midi :

— Mon général, permission de faire assaut.

— Bien volontiers, si vous vous en sentez la force.

— Affaire de s'éventer et de se dégourdir !

— Récréation générale !

La tente fut établie ; des canots allèrent de navire en navire racoler amateurs et spectateurs; pas un Français n'y manqua.

Sonnez, trompettes; soufflez, hautbois!

La muse de l'espadon à négligé les coups échangés avec courtoisie entre maître Jacques le Lorrain et Pierre Gascon, armurier philosophe; elle a été peu soucieuse des passes qui signalèrent l'adresse de vingt

Basques ou Catalans, Flamands ou Génois; à peine a-t-elle tenu compte de l'intermède de chant et de danse rempli par les Languedociens, Jean-Baptiste et Mahiiri qu'accompagnèrent les Rochelais, Roger Dupiet et Simon ; mais elle n'a pas eu trop de toutes ses flûtes pour dire comment Belcliior et Espinosa s'embrassèrent avant de croiser leurs armes, gigantesques sabres de bois dont il fallait tenir la poignée à deux mains.

Avec une vigueur herculéenne le fils de l'épicier exécuta sur place un moulinet si rapide, que comme un éventail il répandit la fraîcheur sur toute l'assistance.

Or, il y avait du côté de l'équipage de nombreux délégués de tous les navires, matelots, soldats, employés d'ordre inférieur, et du côté de l'état-major, sur le château de pouppe, autour du général, l'aumônier en chef et le commissaire Antonio de Coca, l'astrologue San-Martino, Mesquita, le capitaine titulaire, Duarte Barbosa, le pilote, et enfin l'aimable chevalier Pigafetta, sagace observateur qui, jour par jour, rédigeait la relation de la campagne.

Les quatre autres bâtiments étant encalminés a petite distance, un second cercle de spectateurs put admirer la voltige fantastique par laquelle Espinosa répondit au moulinet rafraîchissant de Belchior.

L'espadon de celui-ci tourbillonnait au point de devenir invisible. L'agile prévôt parut décuplé; on le voyait en même temps à tous les points de la circonférence.

Belchior pivotait, Espinosa bondissait en tournant. Comme une lune blafarde gravitant autour d'un astre rubicond, ainsi le spectre musculeux pirouettait dans l'orbite du soudard grassouillet. Et les lattes se heurtaient comme des castagnettes, cliquetis merveilleux !

Coup de tète, coup d'écharpe, coup de manchettes, parez! ripostez !

Coup de ventrière ! à la genouillère ! aux deux hanches ! croisez ! décroisez ! enlevez-moi ça ! Coup de pointe !... Fendez-vous !

A la taille !... à l'estoc !... trois î... six!... neuf!... demi-cercle !... gare aux ongles !

— Poivre et gingembre ! très-fort le voltigeur de Séville !

— Beau ! fit admirativement le laconique Espinosa. Deux appels du pied droit, en garde !

Silence profond. S'arrêtant tout à coup ils se mesuraient du regard, les deux maîtres en l'art de l'espada.

De tous les fronts ruisselait la sueur; les leurs étaient encore secs. Espinosa n'avait cessé d'être livide, Belchior, nuance du coquelicot, contraste plaisant à tous les yeux. Mais encore avaient-ils besoin de prendre haleine.

Ce fut court. Fracas soudain. D'un double coup de revers, l'arme du prévôt est fendue, celle du maître bombardier brisée au ras des poings. Les deux sabres de bois sont en miettes.

Sonnez, trompettes; soufflez, hautbois!

Il n'y a vainqueur ni vaincu, et les vigoureux ad-

versaires se jettent de nouveau dans les bras l'un de l'autre aux applaudissements des cinq équipages.

En témoignage d'admiration, Jean-Baptiste de Montpellier battit un multiple entrechat, si bien que sa tête toucha la toile tendue au-dessus des gaillards en guise de tente.

Nouvelle salve de rires et d'applaudissements.

— Distraction chai'mante ! dit le chevalier Pigafetta, vulgairement appelé Antonio Lombardo.

— Bravo ! s'écriait Magellan. Nous sommes à la stricte ration d'eau, mais grâce au ciel j'ai ma provision de Xérès, Henrique, verse à boire à nos jouteurs et à nos musiciens.

L'esclave malais, secondé par quelques pages de bord, offre du \in à la ronde.

Presque aussitôt, rivalisant encore de courtoisie, Espinosa etBelchiorse cèdent mutuellement l'honneur de porter la santé du général.

— A vous ! — A vous-même ! — Parlez ! — Je n'en ferai rien I — Qu'il dise ce que je pense! s'écrie enfin le prévôt.

Le maître bombardier le salue donc à la française, soulève son verve et prend la parole :

— Au fils de Mars et de Neptune, notre père sur l'Océan où il nous commande et nous guide!

— Bien! fait le laconique Espinosa.

— Au nouveau chemin des épices, girofle, gingembre, cannelle, muscade et sagou! à la route qu'il sait, lui, le grand clairvoyant! au tour du monde, son tr-omphe et notre gloire ! à Sa Seigneurie Fer-

nando de Magellan, notre maître après Dieu ! Vive le capitaine général !

Tous les spectateurs des assauts d'escrime et de danse répétèrent à pleins poumons :

— Vive le capitaine général !

Une noble émotion compensa pour lui en ce moment les luttes cruelles des années d'attente et l'affligeante déception du départ.

— L'âme d'Isabel applaudit avec eux! disait Mesquita paré, comme tous les dimanches, de son écharpe ensanglantée.

— Ah ! murmura Duarte Barbosa le pilote, pourquoi ma cousine Béatriz n'est-elle point ici partageant nos espérances?

— Vivat d'heureux augure! disait Coca, le commissaire d'escadre.

— Dieu vous entende ! firent à la fois l'aumônier et l'astrologue.

Déjà mêlé à la foule des gens d'équipage, Pigafetta complimentait les principaux jouteurs.

Alors, de l'extérieur du navire, une voix discordante se fit entendre. Elle partait du château de pouppe du Sant-Antonio, encalminé à très-petite distance. D'un accent enfiellé d'ironie, Juan de Carthagena s'était écrié :

— Dieu vous sauve, seigneur capitaine et maître, et bonne compagnie !

Le charme était rompu. Magellan, bonnement assis près de la barre du gouvernail, se redressa irrité. Ses regards lancèrent un éclair foudroyant à l'inspecteur

qui les brava par une attitude et un sourire railleurs.

A l'injure succédait le défi. Les équipages le comprirent si bien, qu'un silence morne succéda aux rires bruyants, aux ébats confraternels.

Cependant, maîtrisant son courroux, Magellan donnait ses ordres :

— Renvoyez à leurs bords respectifs tous nos invités! dit-il à Barbosa, qui remplissait à bord les fonctions de lieutenant chargé du détail.

Puis, s'adressant au commissaire :

— Vous allez vous rendre à bord du Sant-Antonio et prévenir don Juan de Carthagcna de mon mécontentement. Qu'il ne se permette plus de me saluer comme il vient de le faire; qu'à l'avenir il me donne et ne me donne que mon titre officiel de capitaine général. Enfin qu'il fasse en sorte de ne pas apprendre trop tôt de combien je suis son maître t

Antonio de Coca s'inclinait et allait partir.

— Ajoutez que ma compagnie était à coup sûr aussi bonne que la sienne.

— C'était le pilote Estevâo Gomez qui se trouvait auprès de l'inspecteur quand il vous a salué, dit le commissaire d'escadre.

— Eh bien, reprit Magellan, j'étais moi, entouré de mes chers cousins Mesquita et Barbosa, auprès de l'aumùnier en chef, du savant San-Martino, notre astrologue, de l'honorable chevalier Pigafetta et de vous-même, allez I

Cependant, avant de se séparer, les compagnons du

Tour du Monde s'étaient formés en cercle autour de leur sergent et ami le maître bombardier.

— Villon, Dupiet et Simon, mes enfants, dit Belchior, vous êtes sur le Sant-Anto7iio sous Carthagena et Gomez, c'est là qu'il faut particulièrement ouvrir l'œil et l'oreille.

— Connu !

— Et vous des autres navires, ce n'est pas une raison pour vous boucher l'entendement. Si je n'ai pas de confiture sur les prunelles, ce salut trouble-fête est pareil au petit nuage blanc que regarde avec tant d'attention le capitaine Mesquita.

— Que veux-tu dire ? fit Jacques le Lorrain, soudard farouche qui aimait les points sur les i.

— Je dis, poivre et moutarde ! que le petit nuage annonce grand vent, etle salut insolent quelque chienne de tragédie.

— Embarque! embarque! criaient le pilote hauturier Barbosa et le prévôt dont l'office à bord avait beaucoup d'analogie avec ses anciennes fonctions d'alguazil. Embarque, Sant-Atitonio, Victoria, Concepdon, Sant-Iago, embarque 1

— Au revoir, les amis !

— Pousse au large et vivement sur les rames!

Il n'était que temps d'aller et de revenir, de rouler la tente, de rehisser les canots et d'apprêter les voiles. La mer se ridait. Elle ne tarda pas à se gonfler.

Le petit nuage blanc qu'observait Alvaro de Mesquita en traînait à sa suite tout un chapelet de jaunes, orangés, gris, violets, rouges, bruns et noirs.

Au calme succéda la tempête vers l'heure du coucher du soleil.

— Seigneur capitaine général, dit à son retour le comptable Antonio de Coca, je me suis acquitté de votre message.

— Eh bien ! qu'a répondu cet impertinent?

— Me permettrai-je de vous transmettre sa réponse textuelle ?

— Quelque autre insolence? Oui, certes ! je l'ordonne !

— Eh bien, Sa Grandesse l'inspecteur vous fait dire qu'il vous a salué avec le meilleur marin de la flotte, mais qu'une autre fois il vous saluera peutêtre avec un mousse (1).

A cette réponse obscure qui recelait quelque m.enace, Magellan haussa les épaules.

Bientôt après le grain éclatait; la nuit tomba, l'orage tropical enveloppa l'escadre; il fallait fuir; mais on fuyait en bonne route, le cap vers l'occident.

— Aimable bourrasque ! grosse mer, fraîche brise, dix nœuds à l'heure!

On courut ainsi durant plusieurs jours, sans autres communications entre les navires que les signaux indiqués par les instructions de Magellan.

Juan de Carthagena, dont l'outrecuidance trouvait en Gomez un complaisant admirateur, enchérissait en riant.

,— Ce salut, mon cher pilote, n'est qu'un prélude.

(1) Historique.

Ah ! ah ! le maître après Dieu en verra bien d'autres !

— Vous oseriez ?

— Je trouve qu'il y a sur la Trinidad beaucoup trop de Portugais; je suis Espagnol, chargé de l'inspection générale et contrôleur, nommé par le roi, pour réformer les abus. J'entends mettre ordre à tout cela !

Gomez feignit d'être émerveillé.

— Je suis grand d'Espagne, officier de confiance du roi et son représentant naturel. Les Espagnols ne doivent pas souffrir que des étrangers leur soient préférés, quand on peut toujours craindre quelque trahison.

— Je suis Portugais de naissance, dit Gomcz, mais les intérêts de l'Espagne avant tout; sous ce rapport, seigneur commandeur, vous pouvez compter sur moi et mes gens,

— Votre famille entière est Castillane et je vous ai toujours compté parmi les nôtres, car, au résumé, sans Magellan, au lieu de n'occuper qu'un poste subalterne, vous commanderiez en chef peut-être.

— J'ai oublié mes prétentions, dit humblement Gomez, et n'aspire qu'à bien mériter de notre empereur et roi dont Votre Grandesse est ici le représentant ; mais, pardonnez-moi de vous le dire, Magellan est énergique, brave, terrible, capable de tout...

— Je le défie bien d'attenter à mon autorité. Gomez s'abstint, comme on le pense, de répondre :

« Mais c'est vous qui portez atteinte à la sienne, et vous lui avez prêté serment d'obéissance. » Loin de

là, dès l'origine, il s'était ingénié à créer des torts imaginaires à Magellan, qui ne pardonnerait jamais la défense d'embarquer faite à doua Béatriz . Dans le tète-à-tête, pas un mot de Gomez qui ne tendît à envenimer la querelle.

Non, ce n'était pas à tort que Belchior se défiait du pilote Estevào Gomez. Les trois Français de l'équipage du Sant-Antonio ne surprirent pourtant pas un mot qui leur apprît rien de plus qu'avant le dimanche des assauts d'escrime. Par continuation, don Juan de Carthagena était arrogant et fanfaron, Estevào Gomez, flatteur, et ne cessant de faire des courbettes.

Le jeudi, à nuit close, sur le grand mât de la Triniclacl, apparut une longue flamme blanche, phénomène électrique qui, depuis l'antiquité la plus reculée, produit sur les navigateurs une vive impression.

— Il est unique, dit Gomez, signe de malheur !

— Pour la Trinidad, pour Magellan, pour son prétendu Tour du Monde, pour ses découvertes pompeusement annoncées, c'est assez probable! fit don Juan de Carthagena.

D'après Pigafetta, l'aumônier et l'astrologue San- Martino, la flamme qui les éblouissait était le Corps saint ou feu Saint-Elme, manifestation vénérée qui appelle des prières. La violence de la tempête était extrême. La mer inondait le château d'avant. Le navire gémissait.

Alvaro de Mesquita crut voir l'âme d'Isabel dans cette lueur mystérieuse dont l'intensité l'aveuglait.

— Quel danger nous menace ? Elle nous en avertit. Isabel, d'où vient-il? Des éléments ou des hommes?

Des éléments, non ! La grande flamme se balança de gauche à droite, en sens inverse du roulis. — Des hommes? oui, à coup sûr, car elle sembla baisser sa tête ardente et sur-le-champ s'éteignit.

Le veut furieux se calma soudain. Puis, les navires, voguant de conserve, furent bercés par une brise excellente, jusqu'au moment où le jeune Déodat Carvalho, placé en vigie, cria : « Terre! »

Cette terre était celle où il était né, le Brésil, alors nommé, d'après Cabrai, terre de la Vera-Cruz, d'après Améric Vespuce, terre du Verzin, à cause de l'abondance de ce bois rouge que l'on tirait auparavant d'Asie ou d'Afrique. On était en vue de hautes et verdoyantes montagnes, à l'ouvert de la magnifique baie qui, ce jour-là, 13 décembre 1519, reçut le nom de Sainte-Lucie et que nous connaissons désormais sous celui de Rio de Janeiro.

La brise, aux approches de la côte, cessant de souffler, Magellan, qui avait à donner des instructions à ses officiers, en profita pour convoquer le conseil. Tous les capitaines et pilotes étaient réunis sur le pont de la Tiinidad, quand le hautain Juan de Car- Ihagena, renouvelant sa bravade, dit du même ton que dans le golfe de Guinée :

— Dieu vous sauve, seigneur capitaine et maître, et bonne compagnie I

— Encore ! s'écria Magellan, je vous démonte et vous casse.

— Moi ! je vous en défie !

Bien qu'entouré d'Espagnols, officiers, marins et soldats, le général saisit l'inspecteur au collet en lui disant :

— Vous êtes prisonnier.

— Ma personne est sacrée! répondit Carthagena. Au nom du roi, respectez-la, ou vous désobéissez et c'est moi qui vous démonte!

De tous côtés à bord éclataient des cris qui paraissent avoir de l'écho sur les autres bâtiments de l'escadre.

— Très-bien! nous y sommes! pense Gomez qui s'est prudemment retiré à l'écart, de quelque façon que ceci finisse, je suis bien sur, moi, de commander le Sant-Antonio. Après quoi, nous verrons!...

Selon toute apparence, en effet, que Carthagena remplaçât Magellan sur la Trinidad, ou qu'il fût cassé comme rebelle, Estevâo Gomez, de pilote et lieutenant, deviendrait capitaine de son navire.

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