PREMIÈRE PARTIE
Il y a bientôt un siècle que Mulder (‘), dans une longue communication « sur des matières cireuses dans les plantes », montrait leur importance dans le règne végétal et attirait déjà l'attention «sur l'intérêt primordial qu’elles présentent ».
Auparavant, seules quelques recherches sur la coloralion des feuilles et des fruits avaient montré qu'une sorte de cire est incorporée aux substances colorées, et Berzélius, en particulier, avait déterminé la proportion de matière grasse liée à la chlorophylle dans le vert des feuilles.
A la même époque, plusieurs travaux, parmi lesquels ceux de Boussingault et surtout de Lewy (*), en France, commençaient la série des nombreuses recherches qui s'échelonnent depuis lors.
Ces multiples travaux, en prouvant tous les jours l'importance de l’étude des matières cireuses dans les plantes, ont montré la difficulté de définir une cire végétale; c'est pourquoi, tout d’abord, nous dirons simplement que c’est une substance sécrétée en plus ou moins grande quantité PAR TOUS LES VÉGÉTAUX sur lesquels elle forme un enduit protecteur.
Les auteurs étant d'accord en général, malgré des appellations erronées consacrées par l'habitude, pour réserver le nom de graisse ou de suif aux matières cireuses végétales contenant des glycérides, nous mentionnerons ces dernières à part.
Après avoir exposé brièvement les connaissances actuelles sur la formation, sur les différents aspects et sur le r6/e des cires dans le règne végétal, et après avoir résumé les travaux effectués Jus-
4. Mure. Ueber wachsurtige Stoffe in den Pflanzen. Journ. für prakt. Chem., 1844, 32, p. 362. |
2. Lewv. Recherches sur les diverses espèces de cires. Ann. Ch. Phys., 1845, 43, p. 438. D'après un mémoire lu au Congrès scientifique de Christiania le 4% juillet 1844.
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qu'à maintenant sur ces corps, nous conclurons en donnant une définition aussi juste que possible d'une « cire végétale ».