L'ÉDUCATION ANGLAISE DE L'INDE
Un des plus curieux sujets d'étude que l'Inde présente à l'observateur, et cependant l'un de ceux qui ont, jusqu'ici, le moins attiré l'at-
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tentioD, c'est le résultat que peut avoir sur un peuple inférieur comme l'Hindou une éducation adaptée aux besoins d'un peuple supérieur. Il n'est pas, je crois, dans l'histoire, d'expérience analogue, tentée sur une aussi vaste échelle. Ses résultats sont des plus intéressants pour toutes les nations qui désirent fonder des colonies et surtout les conserver.
Fig. 334. — Ornementation en laque (Karnul).
L'Inde représente aujourd'hui ce que serait le moyen âge gouverné et éduqué par le monde moderne, c'est-à-dire le contact de deux sociétés dont on peut dire qu'elles sont séparées par des abîmes, puisqu'elles n'ont ni les mêmes sentiments, ni les mêmes idées, ni les mêmes besoins, ni les mêmes croyances. Or, s'il est un principe démontré en sociologie comme en histoire naturelle, c'est que l'esprit, pas plus que le corps, ne peut arriver d'une forme élémentaire à une forme supérieure sans avoir
passé par toutes les phases intermédiaires. Il en est de l'éducation comme des institutions : celle qui répond aux besoins d'un peuple ne saurait convenir qu'à ce peuple et non à un autre.
Influencés par les clameurs des missionnaires protestants de l'Angleterre , et les discours des philanthropes de cabinet, ayant d'ailleurs absolument besoin, pour leurs services publics , d'un grand nombre d'employés subalternes, les Anglais se sont décidés à ouvrir dans l'Inde des écoles destinées à former ces employés. L'instruction y est naturellement donnée par des Anglais, et conforme à celle des classes élémentaires en Europe.
Il y a plus d'une trentaine d'années que cette éducation est administrée aux Hindous, à larges doses. Elle a donné naissance à une classe d'hommes toute spéciale, celle des Babous ou lettrés, qui se chiffre aujourd'hui par centaines de mille et qui continue à augmenter tous les jours.
Le Babou forme un type parfaitement défini, possédant une physionomie intellectuelle et morale toute particulière. On peut l'étudier comme le représentant d'une sorte de race à part, absolument caractérisée. Rien, mieux qu'une pareille étude, ne montrera combien l'instruction, que les temps modernes sont arrivés à considérer comme une panacée universelle, peut produire des effets désastreux quand elle n'est pas adaptée aux cerveaux destinés à la recevoir.
Au double point de vue intellectuel et moral, le Babou est un être qu'on ne pourrait mieux caractériser qu'en disant qu'il a perdu toute boussole. Les mots que l'on a accumulés dans sa cervelle représentent pour lui des idées qui lui sont trop étrangères pour qu'il puisse les comprendre. Si l'on considère qu'une définition n'a jamais eu la moindre valeur pour celui qui ne possédait pas déjà l'idée qu'elle devait faire naître ou des idées très analogues, on comprendra que le pauvre Babou soit à l'égard du monde nouveau où son éducation artificielle l'a transporté exactement comme un aveugle à l'égard des couleurs qu'on chercherait à lui définir par des mots. L'incohérence de ses idées n'est égalée que par son incurable manie de parler à tort et à travers, sans relâche. Il abordera sur un quai de chemin de fer
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le premier Européen qu'il rencontrera pour lui demander gravement, et sans attendre d'ailleurs ses réponses, s'il préfère Shakspeare à Ponson du Terrail, si la reine d'Angleterre chasse le tigre, combien de roupies gagne annuellement un savant Européen et quelle profession son interlocuteur pense donner à ses enfants.
Rien n'est plus stupéfiant que l'incohérence des idées d'un Babou. Vishnou, Siva, Jupiter, la Bible, le Prince de Galles, les héros delà Grèce et de Rome, les anciennes républiques, les monarchies modernes, dausent dans sa tête une sarabande infernale. Il croit que la reine d' An-
Fig. 335 et 336. — Vases eu cuivre émaillé. (Collection de l'auteur.)
gleterre, son premier ministre et le prince de Galles forment une trinité semblable à celle de Brahma, Vishnou et Siva. Il s'explique toutes ses notions nouvelles d'après les idées héréditaires de sa race, les seules auxquelles il puisse atteindre, et cependant les seules qu'il méprise profondément dans l'infatuation où son éducation anglaise l'a plongé.
Voici ce que dit à ce sujet un auteur anglais, aussi savant que modéré, le professeur Monier Williams :
« Je n'ai pas été favorablement impressionné par les résultats de notre éducation appliquée aux Hindous. J'ai rencontré très peu de gens instruits, beaucoup à demi instruits, et un grand nombre mal instruits et mal équilibrés. Us (les Babous) ont pu lire beaucoup, mais quand par hasard ils pensent, c'est toujours sans suite. Ce sont
CIVILISATIONS DE L'iXDE. gn
généralement de grands bavards. On peut dire qu'ils sont atteints d'une maladie, consistant dans le besoin d'évacuer sans cesse un flux de paroles. Ils parlent et agissent comme des êtres entièrement irresponsables. Ils négligent leur langue, méprisent leur propre littérature, leur philosophie, leur religion, sans acquérir pour cela aucune des qualités des Européens. Loin de nous avoir aucune reconnaissance de ce que nous avons fait pour eux, ils le tournent contre nous, et se vengent ainsi de l'abaissement que notre éducation a produit dans leur caractère.
L'abaissement du caractère, produit sur les Babous par l'éducation européenne, n'est pas moins frappant en effet que la déséquilibration absolue de leur intelligence. Mais avant de décrire ce côté spécial de leur physionomie, je veux encore citer sur leur état intellectuel le propre témoignage de l'un d'eux, M. Malabari, qui dépasse infiniment d'ailleurs le niveau de ses confrères, et dont l'excellent petit livre sur le Guzerat, m'a déjà fourni plusieurs citations. Voici comment il parle de lui-même et d'un de ses amis qui avaient fondé un journal. — Le journalisme est une des manies du Babou, et la presse étant absolument libre, il la satisfait immodérément.
« Notre ignorance, dit M. Malabari, n'avait pas plus de bornes que notre arrogance. Mais n'était-ce pas glorieux de pouvoir critiquer et tourner en ridicule les hommes les plus distingués de l'empire ? Un jour, écrivant sur la bataille de Plevna, mon ami P*** me demanda ce que c'était que la Porte. Je répondis que la Porte était la principale épouse du sultan des Turcs. P*** croyait que c'était seulement le nom européen du Khédive d'Egypte. Il nous arrivait souvent de penser aussi ingénieusement, et nous nous montrions chaque jour, dans notre journal, un couple de sots vaniteux. Lorsque, le lendemain, nous découvrions notre erreur, nous nous jetions l'un à l'autre la pierre. »
A cette confusion effroyable dans les idées, se joint chez le Babou un autre résultat de l'éducation européenne, qui est de le dépouiller de toute lueur de moralité. Les solides fondements religieux sur lesquels il basait sa conduite ont été détruits sans retour. Il a perdu la foi de ses pères, sans avoir pour cela adopté les principes de conduite d'un Européen. Son honnêteté se trouve ainsi strictement limitée à l'observance des principes de moralité vulgaire que le gendarme oblige à respecter.
L'administration anglaise est obligée de prendre les précautions les plus minutieuses et de multiplier à l'infini les moyens de contrôle
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pour se mettre à l'abri des déprédations de ses Babous. Rien n'est moins sûr que le service des postes et le transport des bagages. Toute lettre dont l'épaisseur peut faire soupçonner qu'elle contient quelques papiers précieux n'a des chances sérieuses d'arriver à son adresse que si elle a été préalablement chargée. J'ai eu des ennuis de toute sorte pour faire traverser l'Inde aux caisses contenant mes instruments scientifiques. Ces caisses étant fort lourdes, les Babous employés aux stations de chemin de fer les croyaient remplies de roupies et en brisaient invariablement les serrures. J'ai dû me résoudre à enfermer tous mes appareils dans des enveloppes métalliques entièrement soudées que je plaçais ensuite dans des caisses de bois.
Celles-ci continuaient à être forcées ; mais les Babous rencontrant l'enveloppe de métal sur laquelle se trouvait une inscription indiquant qu'elle contenait des matières explosibles des plus dangereuses, s'abstenaient prudemment de pousser plus loin leurs investigations.
Le Babou est aussi servile à l'égard des Anglais ses maîtres qu'il
est insolent envers les Hindous qui ont affaire à lui. Les Babous sont les vrais administrateurs de l'Inde, puisqu'ils sont les agents de l'administration anglaise. Mais cela ne leur suffit pas, et leur rêve est le gouvernement effectif de l'Inde par les Babous et au profit des Babous.
C'est là le but constant de leurs aspirations, et, chaque fois que trois ou quatre d'entre eux se trouvent ensemble, c'est le sujet inévitable de
Fig. 337. — Vase en cuivre ciselé de Bénarès. (Collection de l'auteur.)
leur conversation. Ils s'échauffent à le discuter et finissent par parler tous à la fois, ne s'écoutant plus les uns les autres. Si un moment de silence s'établit, c'est que les interlocuteurs ont entendu crier sur le sable le pas d'un gentleman européen; dès que celui-ci apparaît, la
Kg. 338. — Bronze ciselé, du Népal. (Collection de l'auteur.)
bande terrifiée se disperse dans toutes les directions en poussant de petits cris plaintifs. J'ai éprouvé plus d'une fois une répulsion profonde en comparant l'abjecte attitude que prend le Babou devant l'Européen avec l'arrogance qu'il déploie à l'égard des Hindous. Il n'y a pas d'ignorance, si complète qu'elle puisse être, qui ne me semble préférable à un tel degré d'insolence et de bassesse.
Les Anglais, qui connaissent les Babous, les traitent avec une sèche-
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r esse et une vigueur qui scandalisent d'abord beancoup le voyageur étranger récemment débarqué. Leur éloquence vis-à-vis d'eux se borne généralement à leur montrer une canne et à s'en servir promptement quand par hasard la menace ne suffit pas. Lorsqu'on a passé quelques jours seulement dans l'Inde, on se voit obligé de reconnaître que c'est là le seul moyen d'inspirer quelque respect à cette classe dégradée et de ne pas être en butte à son impudence. Il est rare qu'un Anglais permette à un Babou de monter dans un compartiment où il
Fig. 339. — Brique émaillée (Sindh).
se trouve. Le rêve des Babous est cependant de s'y risquer. Au début, je m'étonnais de cette sévérité, et, lorsque je voyais un pauvre diable se montrer timidement à la portière du wagon où je me trouvais, je l'encourageais volontiers par le plus gracieux sourire. Rassuré par ma bienveillance, le Babou s'installait et prenait bientôt un air d'importance. Afin de me donner une haute idée de sa situation sociale, il étendait ses pieds sur le dos des banquettes à la hauteur de sa tête, allumait un énorme cigare, crachait au plafond et sur les vitres de la voiture, ne s'interrompant que pour m'adresser les questions les plus saugrenues, sur ma situation sociale, mes ressources, mes dépenses, etc., et finissait par rendre le compartiment entièrement inhabitable. A la station sni-
vante, si un Anglais montait dans le compartiment, le Babou tressaillait et se tenait coi sachant bien ce qui l'attendait. Le nouveau venu, en effet, ne manquait pas de le prendre par l'oreille et de le pousser hors du wagon avec un Turn ont (décampe), que le Babou ne se faisait pas répéter deux fois.
Il n'est pas difficile d'ailleurs de se faire obéir des Babous ; car ils sont nerveux et craintifs comme des chattes, seule ressemblance qu'ils possèdent d'ailleurs avec ces gracieux animaux. On a dû à peu près renoncer à se servir d'eux comme chauffeurs ou mécaniciens ou même comme conducteurs de train de voyageurs. A la moindre alarme, ils sautaient de la locomotive et se sauvaient à travers champs.
Si un accident a lieu sur une ligne ferrée, on est sûr de trouver, longtemps après, les employés des stations voisines grimpés dans des arbres , cachés dans des trous ou entassés les uns sur les autres dans les cabinets, poussant à l'unisson des gémissements désespérés.
Tels sont les résultats de l'éducation
Fig. 340. — Statuette en bronze du Népal. ,
(Collection de Fauteur.) européenne appliquée à un peuple
trop jeune pour la recevoir; et l'on peut en apprécier encore la valeur en comparant les Babous aux Pandits, c'est-à-dire aux indigènes élevés dans des écoles exclusivement hindoues. Ces derniers sont des hommes graves, instruits, très estimables, dont plusieurs seraient dignes de figurer dans nos grandes assemblées savantes de l'Europe et dont la tenue pleine de dignité est sans rapport avec l'attitude à la fois insolente et rampante du misérable Babou.
L'administration anglaise, tout en méprisant profondément le Babou, est bien obligée de s'en servir, car aucun Européen ne voudrait travailler pour le même prix. Elle le supporte comme un mal né-
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cessaire, sachant parfaitement qu'elle a en lui un redoutable ennemi.
Rien n'est plus frappant que de voir à quel point l'éducation européenne peut transformer en ennemis féroces de leurs maîtres des Hindous jadis inoffensifs. On peut juger du degré auquel s'élève cette haine par les innombrables articles que publient les petits journaux indigènes. Le jugement d'un étranger étant naturellement suspect sur ce point et les citations sur lesquelles je pourrais appuyer l'assertion précédente ne pouvant être suffisamment probantes qu'à la condition d'être extrêmement nombreuses, je préfère citer le professeur Monier Williams, dont les jugements sur l'Inde sont reconnus comme fort exacts par ses compatriotes. Voici comment il s'exprime à ce sujet dans la troisième édition de son livre, Modem bidia :
« J'ai le regret de dire que mes voyages dans l'Inde m'ont prouvé qu'il existe entre les Anglais et les Hindous un abîme qui , depuis la révolte des cipayes devient de plus en plus infranchis-
Fig. 341. — Vase en cuivre ciselé de Bénarès.
sable. Dans le sud de l'Inde, cet (Collection de l'autem-.)
abîme est plus profond encore. »
L'auteur fait remarquer que les Hindous instruits appliquent aux Européens un expression analogue à celle de Barbares, mais ce terme, ajoute-t-il, n'est pas suffisant pour exprimer le degré de haine que les lettrés éprouvent pour les maîtres de l'Inde. « J'en ai rencontré, dit-il, dont le mépris pour notre civilisation et pour nous, malgré nos télégra-
phes et nos chemins de fer, est aussi grand que le mépris de leurs ancêtres pour les sauvages primitifs. Tous sont persuadés qu'ils possèdent sur nous une grande supériorité morale, religieuse et même intellectuelle. »
Les esprits anglais éclairés commencent aujourd'hui à reconnaître les dangers de l'éducation européenne. Voici comment s'exprime à ce sujet un des gouverneurs de l'Inde, sir Alfred Lyall, dans son livre, Etudes sur les mœurs religieuses et sociales de V extrême Orient.
ce Ce qui caractérise la situation présente dans l'Inde est que nous disséminons les idées abstraites du droit politique et le germe des institutions représentatives au sein d'un peuple qui, pendant des siècles, a été gouverné par des maîtres irresponsables, et dans un pays où les libertés locales et les habitudes d'autonomie ont été depuis longtemps oblitérées ou n'ont jamais existé. En même temps, nous semons à la volée l'éducation moderne sur un sol où la science n'a jamais grandi au delà de ce qu'elle était en Europe au moyen âge.
ce II est désormais évident que les philosophes politiques, tels que les économistes français et les deux Mills en Angleterre, ont eu beaucoup trop de foi dans l'éducation, en croyant qu'elle agirait comme sédatif aux heures d'effervescence sociale et de changements rapides, ou qu'elle empêcherait le peuple de mesurer des pouvoirs et des fonctions politiques auxquels il n'est pas encore accoutumé. Au contraire, l'instruction publique, appliquée largement et à l'improviste, agit comme un irritant violent sur certaines classes, et dissout rapidement le vieil ordre social. Elle ne peut guère manquer de produire des effets analogues dans l'Inde, où l'État dispense presque seul l'instruction publique par l'intermédiaire d'instituteurs étrangers, dont le rôle est d'imprimer les dernières conclusions de la science et de la politique sur un peuple que ses habitudes et sa culture antérieure n'ont aucunement préparé à les recevoir, et d'introduire une éducation strictement séculière dans un pays où, depuis un temps immémorial, tout enseignement repose sur la religion. »
L'expansion prise dans ces dernières années par la classe des Babous est due surtout au vice-roi qui a gouverné les Indes avant le gouverneur général actuel.
Chrétien convaincu, se figurant que tous les hommes sont frères et naissent égaux par les droits comme par l'intelligence, et n'ayant d'ailleurs jamais rien compris aux Orientaux, l'ex vice-roi favorisa spécialement les Babous, s'imaginant qu'il en ferait des Européens. Le pire ennemi de l'Angleterre placé sur le trône des Indes n'aurait pas porté à la métropole un plus grave préjudice. Ces Hindous , ins-
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traits de leurs privilèges théoriques, remplissent aujourd'hui la presse indigène de bruyantes attaques et de plaintes incessantes. Que la Russie atteigne les frontières de l'Inde et remporte quelque avantage, et le Babou se chargera d'organiser en sa faveur un soulèvement de la population. Acharné contre la puissance anglaise, il est le termite obscur qui ronge les pieds du colosse.
Nous nous sommes quelque peu étendu sur les résultats de l'éducation anglaise de l'Inde, parce qu'il n'est pas dans l'histoire d'exemple qui puisse montrer aussi clairement le danger de donner à un peuple une éducation mal adaptée à sa constitution mentale. L'éducation européenne appliquée à l'Hindou a pour conséquence de détruire les résultats de sa longue culture antérieure, et de lui créer des besoins qu'il n'avait pas, sans lui fournir le moyen de les satisfaire, partant, de le rendre tout à fait misérable, partant encore, de le transformer en ennemi implacable de ceux qui lui ont donné cette funeste éducation. Le pauvre Babou souffre de sa situation fausse, et s'en plaint amèrement. Les événements se chargeront sans doute de le venger mieux que ses vaines paroles. La puissance qui a créé le Babou périra par le Babou.
Fig. 342. — Clochette en bronze d'un temple bouddhique du Népal. (Collection do l'auteur.)