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ARCHITECTURE DE L'INDE MÉRIDIONALE

Les origines de l'architecture hindoue dans le sud de l'Inde nous sont aussi entièrement inconnues que dans le nord de la péninsule. Lorsque ses plus anciennes manifestations apparaissent dans les anciens temples souterrains de Badami, de Mahavellipore, etc., vers le sixième siècle de notre ère, elle est arrivée déjà à un degré de perfection impliquant nécessairement un long passé. De ce passé, enfoui sous la poussière des siècles, nous ne pouvons rien dire. Les grands royaumes de l'Inde méridionale, dont les capitales, telles que Madura, par exemple,

étaient connues des écrivains de l'antiquité gréco-latine, possédèrent sans doute des monuments importants ; mais le temps, les luttes intestines, les invasions n'en ont rien laissé ; et, entre les constructions préhistoriques de l'âge de la pierre, qu'on rencontre dans l'Inde comme en Europe, et les merveilleux temples du sixième siècle de notre ère, il y un abîme que nous ne saurions combler.

Ce n'est donc qu'aux monuments relativement modernes et peu nombreux du sixième siècle de notre ère, tels que ceux de Mahavellipore et de Badami (voir p. 425 et suivantes), que nous pouvons faire remonter la primitive architecture du sud de l'Inde; mais entre ces monuments et les pagodes pyramidales dont les premières remontent au dixième siècle, il n'y a aucun édifice intermédiaire, et la chaîne de l'évolution se trouve encore brisée. Pendant cette période d'environ quatre siècles, l'architecture s'est modifiée ; mais si les monuments ont gagné en grandeur, ils n'ont rien gagné en perfection. Les pagodes dont le type initial et fort réduit se retrouve dans les temples de Mahavellipore se sont considérablement agrandies ; les piliers et les colonnes simplement sculptés ont été remplacés par des piliers à formes compliquées , ou figurent des monstres et des cavaliers montés sur des chevaux cabrés, mais l'exécution en est le plus souvent inférieure , sauf peut-être à Bijanagar, à ces sculptures merveilleuses que nous avons rencontrées dans ceux des temples d'Ellora qu'on peut rattacher par leurs formes aux monuments du sud de l'Inde.

Les pagodes du sud de l'Inde présentent entre elles des différen ces notables au point de vue de l'exécution du travail, mais elles semblent avoir été construites sur le même plan, et appartiennent évidemment à la même famille : on y retrouve presque toujours les éléments que nous allons énumérer.

Les diverses constructions que comprend une grande pagode sont toujours entourées par une enceinte rectangulaire, ou plusieurs enceintes rectangulaires concentriques , dont chacune présente généralement sur ses quatre faces une porte ayant la forme d'une pyramide tronquée reposant sur un parallélépipède. Cette porte, nommée gopura, atteint parfois 60 mètres de hauteur et est couverte de statues. Ce sont

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•ces portes pyramidales qui donnent aux pagodes du sud de l'Inde leur physionomie caractéristique. Au point de vue de leurs dimensions, on peut considérer chacune d'elles comme un véritable temple. On voit souvent plusieurs de ces portes pyramidales se succéder sur une même ligne , et former ainsi une avenue de pyramides. Cette disposition paraît provenir de ce que la première enceinte arrivant à être insuffisante, par

Fig. 223. — Vieux Delhi. Tombeau de l'empereur Altamsh, construit en 1235, dans la mosquée du Koutarj.

Toutes les sculptures de la salle contenant le tombeau sont taillées dans du grès rouge. La hauteur du sommet de la grande arcade qu'on Toit au-dessus du mihrab est de près de 5 m. Les pierres des arcades étant un peu disjointes il est aisé de voir qu'elles sont construites par assises horizontales, c'est-à-dire à la mode hindoue. Ce tombeau représente, arec le monument de la planche suivante, ceux où l'architecture hindoue et arabe se sont le mieux combinées.

suite de la réputation du temple ou de la générosité de quelque riche donateur, on a ajouté successivement plusieurs enceintes concentriques à la première, de façon à agrandir le temple primitif sans le détruire. Cette disposition, déterminée d'abord par la nécessité d'agrandir le temple, fut imitée plus tard dans les nouvelles pagodes, et on fut amené ainsi à les construire immédiatement avec plusieurs enceintes concentriques.

Les enceintes les plus extérieures des grandes pagodes contiennent

des habitations pour les desservants du temple, des bazars, etc., et forment ainsi une véritable ville renfermant quelquefois plusieurs milliers d'habitants.

Dans les cours intérieures de la pagode se trouvent généralement un ou plusieurs mantajpams, vestibules à colonnes précédant un sanctuaire, et analogues au pronaos des temples antiques. Leurs colonnes sont habituellement couvertes de sculptures.

Parmi les constructions que contiennent les grandes pagodes, il faut encore citer les choultries ou salles à colonnes. Plusieurs de ces choultries possèdent jusqu'à mille colonnes.

On voit également dans l'enceinte de chaque pagode un étang sacré de forme rectangulaire, destiné aux ablutions, et qui a souvent plus de 100 mètres de côté.

Le sanctuaire, ou vimana, de la divinité à laquelle est dédiée la pagode se trouve généralement au centre d'une des cours intérieures. Ces sanctuaires sont des édifices rectangulaires surmontés d'une pyramide, et ayant à peu près l'aspect d'une gopura. Cette pyramide, comme à Tan jore, par exemple (voir p. 441), est quelquefois très haute. Le sanctuaire proprement dit ne reçoit d'autre lumière que celle venant de la porte et est généralement fort petit. Il est d'ailleurs inutile qu'il soit bien grand, puisque les individus des plus hautes castes seuls peuvent y pénétrer.

Les gopuras forment les parties essentielles des pagodes du sud de l'Inde. C'est sur elles que les architectes, les statuaires surtout, ont dépensé le plus de travail. Elles sont de leur base à leur sommet couvertes d'innombrables statues , dont la valeur artistique est très inégale : on en rencontre de très belles et de fort laides. Ces statues sont parfois en pierre, mais le plus souvent en ciment ou en terre cuite. Les colonnes sculptées des mantapams et des sanctuaires sont au contraire presque toujours en granit et d'une seule pièce. Les gopuras rappellent un peu, à première vue, les pylônes qui précèdent les temples égyptiens, mais cette analogie, bien que relevée par des archéologues de grande valeur, me paraît tout à fait superficielle. Il est véritablement impossible de percevoir une ressemblance sérieuse entre les deux genres de constructions. Si on tenait absolument à trouver quelque analogie

entre les gopuras et d'autres monuments anciens, il faudrait plutôt la chercher dans ces temples de la Babylonie en forme de pyramide à base carrée, dont parle Strabon, et dont on retrouve un bon exemple existant encore dans l'observatoire de Khorsabad. Cette forme, du reste, n'est pas spéciale à l'Inde méridionale, car on la retrouve dans l'Inde du Nord , dans le temple de Bouddha-Gaya qui remonte aux premiers siècles de notre ère.

Quand on examine avec soin le détail des gopuras, on voit que la façade de chaque étage est formée par la répétition d'un certain nombre de petits pavillons à colonnes surmontés d'un dôme, et entre lesquels se trouvent des statues : ils constituent, à notre avis, l'élément primitif de la gopura. C'est précisément à cet élément primitif que sont réduits les plus anciens temples du sud de l'Inde, ceux de Mahavellipore, par exemple. (Voir p. 433.) Les plus grandes gopuras résultent seulement de la répétition de ce même élément.

Les courtes explications qui précèdent suffiront à faire comprendre l'architecture des pagodes que nos planches représentent (voir p. 441 et suivantes), et qui, bien que construites du dixième au dix-septième siècle, c'est-à-dire pendant une période de sept cents ans, n'offrent pas de différences fondamentales importantes. Nous pouvons dire d'une façon générale que tous les monuments décrits dans ce paragraphe sont, en dehors des temples souterrains, du même style; ils sont tous situés au sud de l'Inde , dans la région qui s'étend du cours de la Kistna à l'extrême pointe de la péninsule.

Parmi les plus curieux de ceux que nous avons représentés, nous citerons surtout les pagodes des villes de Bijanagar, Madura et Sriningam. Cette dernière a près d'un kilomètre de longueur et forme probablement le plus vaste temple du monde. Quant à Bijanagar, on y rencontre des ruines de toute sorte. Cette ville, qui fut pendant longtemps la capitale du sud de l'Inde, fut aussi, à en juger par ses ruines, une des plus grandes capitales du monde. Elle est aujourd'hui déserte et n'a plus pour habitants que des bêtes féroces. Une des impressions les plus vives que j'aie ressenties en visitant les fascinantes merveilles architecturales de l'Inde est celle que j'éprouvai en pénétrant la nuit, par un

beau clair de lune, dans les rues, larges comme nos boulevards et bordées des ruines de temples et de palais, de cette cité morte. Les sommets de ses pagodes et de ses palais émergeant des jungles avaient alors un aspect singulièrement fantastique. La ceinture de rocs énormes entassés qui entoure les ruines imposantes de cette grandiose capitale, et qu'il faut franchir avant d'y pénétrer, rendait le spectacle plus magique encore. Il me semblait que j'entrais dans quelque cité géante, créée par des génies et écrasée par des Titans. Une des pagodes qu'elle contient, celle de Vitoba (voir p. 465 et suivantes), avec ses piliers en granit sculpté, formés chacun d'un seul bloc de pierre, est assurément une des merveilles du monde. Elle appartient à cette catégorie de chefsd'œuvre que l'humanité, occupée à d'autres travaux, ne recommencera plus. J'y ai passé de longues heures,

« Parmi les dieux pensifs qui chargent les piliers, « Des assises du temple aux arceaux des coupoles « Surgissant par milliers. »

§ 5. — ARCHITECTURE HINDO-MUSTJLMANE.

La multiplicité des royaumes musulmans dans l'Inde à diverses époques eut pour résultat la formation de styles très différents d'une province à l'autre. D'une part, en effet, les conquérants appartenaient à des races diverses ; et de l'autre, les provinces envahies possédaient déjà leur style architectural spécial. De la fusion de ces éléments dissemblables résultèrent des styles différents, qu'il est impossible d'englober sous une dénomination unique. En étudiant les monuments d'Ahmedabad, Delhi, Lahore, Bijapour, etc., on se sent immédiatement en présence d'édifices d'origines fort diverses. Mais l'influence hindoue s'y retrouve presque toujours. Les Musulmans de l'Inde ne réussirent jamais, en effet, comme ceux d'Egypte et d'Espagne, à créer des monuments absolument originaux, tels que la mosquée de Kait Bey au Caire, ou l'Alhambra à Grenade, par

exemple. Dans les monuments musulmans de l'Inde, les éléments étrangers se superposent ou se combinent généralement de la façon la plus heureuse, mais il est toujours facile de reconnaître l'origine de chacun d'eux. Les différences souvent très grandes que les monuments musulmans présentent d'une région à l'autre, proviennent uniquement de la diversité des proportions dans lesquelles se trouvent combinés les divers éléments qui les composent.

Trois éléments fondamentaux, l'hindou, l'arabe et le persan, ont contribué à former par leurs combinaisons les styles musulmans de l'Inde. L'élément byzantin s'y observe quelquefois aussi, comme à Bijapour, mais exceptionnellement. Quant aux influences européennes elles ne se manifestent que sous la période mogole, et se bornent d'ailleurs à des procédés d'ornementation accessoires, tels que la méthode d'incrustation des façades de marbres des mosquées en pierres précieuses. A une époque presque moderne, l'influence italienne apparaît dans les formes extérieures et les détails de décoration de certains monuments, à Luknow et à Tanjore, par exemple; mais les résultats de cette association sont trop rares et d'ailleurs trop au-dessous du médiocre pour mériter une description. Ils ne sont utiles que pour montrer que l'Orient et l'Occident ne peuvent pas plus se combiner dans leur architecture que dans leurs idées.

La vue des planches de notre ouvrage montrera, beaucoup mieux que nous ne pourrions le faire par des descriptions, combien sont variés les effets produits par l'association des éléments architectoniques que nous avons énumérés. Dans les monuments les plus anciens, tels que la mosquée du Koutab, construite à Delhi vers la fin du douzième siècle, les influences arabes dominent ; plus tard ce sont les éléments persans, au moins dans le nord de l'Inde, comme à Lahore. Dans d'autres régions, à Ahmedabad par exemple, l'élément hindou est prédominant et l'emporte au point que sans l'addition d'arcades, de dômes et de minarets, la presque totalité des monuments de cette dernière ville pourrait être qualifiée d'hindoue.

Les plus anciens monuments musulmans de l'Inde, tels que le Koutab à Delhi, la grande mosquée d'Ajmir, sont de la fin du douzième

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siècle ; les derniers monuments importants sont de la fin du dix-septième. Ils ont donc été édifiés pendant une période de 500 ans.

On donne souvent dans les livres anglais le nom de style pathan au style musulman de l'Inde antérieur à la période mogole, du nom des dynasties qui régnèrent alors; mais je ne vois nullement l'utilité de donner un nom spécial à une architecture qui ne diffère de celle des Arabes que par quelques additions hindoues, ainsi qu'on le constate aisément dans le petit nombre de monuments qui nous restent de cette période.

Des noms spéciaux, s'il en était besoin, conviendraient beaucoup mieux à des styles aussi caractéristiques que ceux dont on voit des exemples dans les diverses cités musulmanes, Ahmedabad, Bijapour, Gaur, etc.

Le nom de style mogol mérite au contraire d'être conservé. On désigne ainsi les monuments construits pendant la domination des empereurs mogols. Les premiers édifices de cette période ne remontent

guère qu'au milieu du seizième siècle et sont dus à l'empereur Akbar. Ils furent continués sous ses successeurs Jehangir, Shah Jehan et Aurengzeb, c'est-à-dire jusqu'à la fin du dix-septième siècle. On les rencontre surtout à Agra et à Delhi. Leur évidente parenté dans ces deux villes ne doit pas faire croire cependant que tous les monuments musulmans de l'Inde de cette période sont bâtis dans le même

Fig. 'lil. — Bijapour. Tombe d'Ibrahim Rozak (fin du seizième siècle). Détail de la colonnade entourant le tombeau. {Hauteur des piliers jusqu'à l'entablement : 5ln40.)

style. Nos planches fourniront facilement la preuve du contraire.

Bien que les monuments de style mogol ne forment qu'une faible partie des monuments musulmans de l'Inde , ce sont pourtant à peu près les seuls qui soient connus en Europe. On se l'explique aisément d'ailleurs, en songeant que les plus importants sont situés dans deux villes célèbres visitées depuis longtemps par les Européens, et que leur grande magnificence frappe beaucoup les yeux ; mais, au point de vue artistique, ils sont loin d'être sans rivaux.

Le style que les Mogols apportèrent avec eux dans l'Inde était, de même que leur religion, d'origine arabe, mais modifié comme elle par son passage à travers la Perse. Cent ans avant Baber, Timur construisait à Samarcand (1393-1404) des monuments où l'influence persane dominait. C'est de la Perse que proviennent les dômes bulbeux, spéciaux aux Mogols , les revêtements de faïences émaillées, si communs à Lahore, la forme pointue des arcades, les portes gigantesques surmontées d'un demi-dôme.

Désireux, comme nous l'avons vu, de fusionner Hindous et Musulmans en un seul peuple, Akbar et Jehangir firent tous leurs efforts pour combiner leurs deux architectures. Beaucoup de monuments de cette époque, ceux de Futtehpore-Sikri, par exemple, sont bien plus hindous que musulmans. Plus tard, sous Shah Jehan (1628-1658), auquel appartiennent les plus riches monuments de la période mogole, cet esprit de tolérance disparaît, et l'influence des Hindous ne se montre plus que dans certains détails. Les ornementations en relief, si chères aux artistes de l'Inde, sont supprimées. Le Taje n'en contient pas : toute son ornementation extérieure est formée uniquement de maigres mosaïques.

L'emploi d'arcades dentelées, de dômes bulbeux, d'incrustations de pierres précieuses sur marbre blanc , et quelquefois le revêtement des mosquées en briques émaillées, forment les éléments dominants du style mogol à l'époque de Shah Jehan.

Le style dû à l'influence des Mogols disparut graduellement avec eux. Il ne se fait plus guère aujourd'hui de constructions importantes dans ce style, alors que le style hindou se maintient toujours, et que

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les autres styles musulmans persistent dans les royaumes musulmans qui ont conservé quelque pouvoir, l'empire du Nizam, par exemple.

La courte esquisse qui précède suffira à justifier la classification que nous avons adoptée pour les monuments musulmans de l'Inde.

Ils doivent être étudiés contrée par contrée ; et comme dans chaque région tous les monuments importants se trouvent concentrés dans la capitale, ce sont les monuments des grandes villes qui peuvent servir de types. Les expressions :

architecture de Lahore, de Bijapour, etc., désignent en réalité l'architecture des contrées dont ces capitales furent le centre, contrées aussi vastes souvent que nos empires européens.

L'influence musulmane s'est manifestée à peu près partout dans l'Inde : je l'ai retrouvée jusque dans les monuments du Népal , où pourtant les Musulmans ne pénétrèrent jamais. On la constate également dans le sud de l'Inde, qui possède non seulement des mosquées construites par les Musulmans , mais encore des palais musulmans, celui de Madura, par exemple, construits par des

CIVILISATIONS DE L'iXDE. fia

Fig. 228.

Bijapour. Détails d'ornementation de la mosquée située devant le mausolée précédent.

La mosquée et le mausolée forment un des plus remarquables édifices de Bijapour. Une inscription persane assure que « le ciel a été étonné par la splendeur de sa construction. »

Hindous. Cette influence est parfois tellement marquée qu'on croirait, au premier abord, que ces derniers monuments ont été réellement édifiés par des Musulmans.

Prenant pour base les indications qui précèdent, il est possible de répartir dans les trois classes suivantes les monuments musulmans dont l'Inde est couverte :

A. Architecture musulmane antérieure à la 'période mogole (anciens monuments de Delhi, monuments d'Ajmir, Bijapour, Golconde , etc.). (Pages 517 et suivantes.)

B. Architecture de la période mogole (monuments d'Agra, Delhi, Lahore , etc.). (Pages 557 et suivantes.)

C. Architecture révélant V influence musulmane dans diverses régions de l'Inde ou la plupart des monuments sont hindous (monuments musulmans de Gwalior, Mahoba, Khajurao, Madura, etc.). (P. 493 et 495.)

Les monuments musulmans de l'Inde sont trop nombreux, leurs types trop différents d'une époque à l'autre ou d'une ville à l'autre, pour que leur description soit possible dans les limites étroites dont nous disposons. Les plus importants sont représentés d'ailleurs dans ce volume, et je ne puis que renvoyer à notre ouvrage Y Inde monumentale les personnes curieuses d'étudier en détail chacun d'eux. C'est parmi ces monuments que se trouve la Tour du Koutab, la porte d'Aladin, le mausolée d' Akbar, le Fort d'Agra, les ruines de Futtehpore, le palais des rois mogols à Delhi, monuments que leur situation dans de grandes villes rend d'un abord facile et qui, pour cette raison, possèdent depuis longtemps une grande célébrité en Europe.

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