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méme — ne s’agit-il pas de déterminer l’inconnaissable? — se différencie dés qu’on la compare a celle des autres races.
La Gréce? Le Zeus de Mylasa, 1 Aphrodite de Cnide ou de Milo, chairs de marbre. L/ Egypte? Tous lescolosses pharaoniques affirmant despotiquement au soleil la précision de leurs lignes. L/Inde? Le Buddha de Sarnath, le Civa tricéphale d’Elephanta, le Manjucri d’Ajanta, les tendresses de Bordbudur. Partout létre humain divinisé, magnifié jusqu’ aux limites mémes du Cosmos (voyez le natardja), mais restant humain malgré tout.
En Chine, au contraire, lindétermination voulue, puissance du bronze ou une énigme de ?’ao-?ie ne surgit que pour sy dissimuler davantage, lointains vaporeux du lavis qui laisseront planer, eux aussi, bien qu’en termes différents, la méme indétermination. Il y a la, des deux cétés, un élément qui reste propre a l’esthétique chinoise, car ni l’Kgypte, ni la Chaldée et la Perse, ni la Gréce, ni l’Inde ne nous présentent rien de pareil. Cest l’esthétique du mystére non concrétisé, du mystére intégral, redouté ou aimé en tant que tel. Pour la premiére fois aprés les arts, au fond si pareils, de la Méditerranée, de l’Asie antérieure et de l’Inde, nous sortons du canon classique, loin de tout anthropomorphisme. Nous abordons un art qui, sans plastique ni sensualité, avec de simples lignes géométriques — des lignes de force — suggére et pose intégralement, abstraitement, le probléme de la destinée.
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