livre de Mormon était à peine publié que les journa
listes (vilaine engeance! ) s’en emparèrent pour le critiquer, Quelques-uns s’en amusèrent; d’autres, en plus grand nombre, crièrent au scandale, et l’heure de la persécution sonna pour Smith en même temps que l'heure de la célébrité.
Le prophète, toutefois, ne se découragea point. A £ l’aide d'Olivier Corodery et de plusieurs autres fer- |
vents adeptes, il parvint à étendre sa doctrine dans plusieurs États de l’Union.
En juin 1832 parut dans le Missouri un écrit mensuel consacré exclusivement à répandre les principes du nouvel Évangile, et à publier les révélations que Dieu pourrait faire à Joseph Smith, par l’intermé-
diaire des messagers célestes avec lesquels Smith
était toujours dans les meilleurs termes.
Les banquiers qui, aux États-Unis, se mêlent un peu de tout, prirent confiance dans les Mormons et leur prétèrent l'argent nécessaire à la manifestation
de leurs vérités éternelles. Sous la raison A.-S. G. 4
bert et Ce, la nouvelle Église eut sa maison de banque, où elle trouvait à escompter son papier à un taux honnête. Le crédit dont jouissaient les Mormons plus peut-être encore que leurs miracles, excita la jalousie de quelques fanatiques qui, ne se bornant plus à conspuer, comme c'était leur droit, les ridicules fourberies du faux prophète, voulurent attenter à ses jours.
Ils s’introduisirent une nuit dans la chambre où
Joseph Smith dormait, ainsi que son compagnon, |
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