‹ Les civilisations inconnuesChapitre 13 sur 31 · MI · texte numérisé non relu

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images de la divinité spécialement honorée da monastère. Ces images ont pour effet de lac les péchés que Ton a pu conmiettre. Il se fi conmierce très-lucrutif de ces saintes images 1 dhistes.

Mais la plus précieuse de ces reliques, sans paraison, est une dent canine de Bouddha Im-n

Les aventures de cette dent exceptionnelle ; tent d'être consignées.

Cédée par le roi du Bengale au roi de Ceji retour de riches présents, elle fut enfermée im temple bâti tout exprès pour la recevoir. La sacrée devait subir la loi de l'instabilité des humaines. Les Malabares s'étant emparés de île six cents ans plus tard, persécutèrent le 1 dhisme et traitèrent la dent divine à Tégal d^i chicot. Mais un siècle s'était à peine écoulé qi Malabares étaient obligés d'abandonner Q La dent vénérée, miraculeusement retrouvée, sa place d'honneur dans le temple qui lui étai sacré. Les Portugais à leur tour s'en ren maîtres dans la dernière moitié du seizième de notre ère.

On ofl&it à Constantin de Bragance, le ch Portugais, des sommes considérables pour n cette dent ; rien ne put le toucher. Connue Cl que, il s'indigna de voir rendre un pareil hon à une simple canine : il fit apporter im braaie réduisit en cendres publiquement, aux yei Chingulais pénétrés tfmâiga^tosi ^\. ^\^<;^tcea

le voisinage du temple principal s'élèvent pi petites chapelles et de vastes bâtiments, affec h l'habitation des prêtres, soit à leurs asseï Ajoutons qu'une bibliothèque précieuse est a a ce temple.

Comment s'étonner que devant dépareilles deurs les ambassadeurs du Japon ne s'extasi à la vue de nos églises?

Nous avons dit que le symbole de la croix s vait mêlé à l'architecture reUgieuse du Japon, coup de temples bouddhistes sont cniciforr effet, et la croix apparaît dans les ornements tés et sur les tombeaux. Ce que nous avons li tivement à ce symbole nous a paru obscur, i pouvons dire seulement que, dans tout le Ja] A'oit sur le bord des routes des croix en bois q vent de potence aux criminels. Ils y sont a avec des lianes et exposés ainsi un certain après quoi on leur donne la mort en les j d'une lance.

Sur ce, je prie Bouddha, qui fut un légii plein de sagesse, de me pardonner cette exe humoristique à travers son domaine spirituel recevoir ici l'expression de mon profond respet tout ce qui, dans le bouddhisme, comme dans les autres religions, ressort de la morale pi qu'on peut résumer par un seul mot : Fratemi

Passons à l'amour au Japon.

LE JÀPOH. Itt

Les bouddhistes pensent qn'il n'est point néresaire de comprendre le sens des prières i»onr quelles oient agréables à la divinité, et que rimi^ortant est l'en dire beaucoup. Ils sont m^me rnnvainrus qu'il l'est pas besoin pour i»laii-e h Bouddha de rt»ciler jBs prières, et qu'il suffît de regarder vaguement le lapier oiï elles sont écrites.

De là une invention très-originale au moyen de aquelle il prient à la mécanique.

On appelle cet appareil roue n prières.

Ce sont des boîtes cylindriques ou à plusieurs ngles dont la surface est couverte de prières écrites n caractères d'or, et qu'on fait mouvoir œnune on >ue de la serinette. Chaque tour de roue est compté our le pénitent à l'égal d'une prière parlée. C'est me question de poignet : le plus agréable à Dieu st celui qui tourne le plus longtemps et le plus ite la manivelle.

Des pénitents aisés ont des rories n prières établies or une grande échelle et mues par des moulins à 'ent ou à eau. Rien de plus commode ; on sauve insi son âme sans même se donner la j»eine de aire aller la mécanique et tout en varpiant à ses ilkires.

Mais je crois que pour obtenir la jiennission de € servir des roues à prières, il faut payer une ceraine sonune d'argent aux prêtres de Bouddha.

Certains couvents au Japon sont renommés pour es reliques qu'ils renferment, et attirent de nomffeux pèlerins. Dans ces couvents, on vend des

d'une largeur qui nous paraîtrait bien embarrassante. Les demoiselles surtout les portent traînanl jusqu'à terre. Une partie de la manche gaucheest cousue en forme de poche, et c'est dans cette poche que les Japonais renferment les petits morceaux de papier qui leur ont servi de mouchoir, en attendant qu'une occasion favorable se présente pour s'en débarrasser.

Chez les femmes, les broderies qui ornent les robes sont plus nombreuses et plus riches que chei les hommes ; elles sont aussi d'une couleur plus éclatante.

C'est là le costume de ville.

Le costume des grandes cérémonies consiste en un surtout d'étoffe généralement bleue, et parsemée de fleurs brodées en soie blanche. Ce surtout des-^ cend jusqu'à mi-corps. Les coins en sont rejetés en arrière pour donner plus de carrure aux épaules.

La chaussiu'e n'est pas la partie la moins originale du costume japonais.

Dans la rue, les femmes portent une simple semelle de paille tressée ou de bois retenue au poaœ par un anneau. Cette chaussure est très-inconmiode; elle se traîne plutôt qu'elle ne se porte, et donne aux Japonaises cette tournure gênée et lourde qui plaît particulièrement aux Japonais et que nous trouverions disgracieuse en Europe. Quand elles entrent dans une maison, les femmes laissent leur chaussure à la porte et marchent sur des chaus.sette6 qui couyreni le pied jusqvi'kYa Oafôsî^^è»

LB JAPOH. 117

iftne des JapomaiBes consiale en un tutlian dleon propres eheyeuz. Tn«titonîr cette ccûSare, et aussi pour l'or-" » se servent de nombreuses épingles en Iwis 0, longues de q[uinze pouoes, très-trawl* Tun poli remarqualde. Ces épingles ooAtenl r, et o'est là un des luxes des femmes au Ja* iqnelles, contrairement à toutes les autsea du monde peut-être, dédaignent les bijoux* ogles à cheveux elles joignent parfois quel^ ors naturelles.

emoiselles, mais les demoiselles seulement»

leurs cheveux en forme d'ailes de pigeon, t aux femmes séparées de leur mari, elles se sitièrement la tète en guise de deuil, lais* r un crâne jaune et luisant comme la boule lantesque bilboquet en buis.

ait que les Japonaises n*aiment pas la couleur peau, car elles cherchent à la dissimud'épaisses couches de blanc et de rouge. En [les se peignent les lèvres en pourpre. Les mariées enduisent leurs dents d'un siccatif complètent les soins de leur personne en ant les sourcils.

faponaises sortent nu-tôte ; mais, lorsqu'il lie se garantissent au moyen d'im chapeau » paille admirablement tressée et d'une û- :tréme. En guise d ombrelle elles se servent dl.

itoîi est considéré dans ce çays coTOSûa \\xv

il8 LES CIVILISATIONS INCONNUES.

objet de première nécessité, non-seulement pour les femmes, mais pour les hommes de toutes les conditions, prêtres, soldats, religieux, mendiants, etc. C'est sur Téventail que le Japonais reçoit les confitures que lui offre la maîtresse de la maison à lar quelle il vient rendre visite ; le mendiant tend son éventail pour recevoir TaumAne ; le fashionable M jouer son éventail en guise de badine ; le magistrat remplace la férule par Téventail et en frappe ses écoliers ; le prêtre quête avec son éventail, sur lequel sont imprimées des prières ; les religieux en font autant. L'éventail est pour le soldat japonais œ que le switch est pour le soldat anglais désarmé dans les rues de Londres. Le voyageur porte un éventail sur lequel est imprimé une carte géographique des Ueux qu'il doit parcourir, avec le nom des aubeign qui se trouvent sur la route et le prix des consommations. C'est un guide-éventail. Enfin, c'est avec un éventail présenté d'une certaine façon à un aiminel de haute naissance qu'on lui fait savoir qœ sa dernière heure est venue. Comme il avance la main pour saisir l'éventail, le bourreau lui tranche la tête.

Au Japon, ce n'est point comme en Europe, où les hommes seuls sont reconnus aptes à étudier les sciences. Là-bas, les femmes reçoivent une instniotion qui ne diffère en rien de celle des hommes. Aussi n'est-il pas rare d'y trouver des femmes paasées docteurs dans toules \e^ lù^wnches des comiaîasances humaines. Les Tùft^Uottv^c^^-s» ^xî^îmjss^

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jouit d'aucun droit dans la communauté, et son témoignage n'est pas admis en justice.

Le mari a le droit de répudier sa femme, qui, elle, n'a dans aucun cas le droit de se séparer de lui.

La seule condition imposée au mari japonais qui veut se débarrasser de son épouse, c'est de fournir à celle-ci les moyens de vivre selon son rang à M. A moins toutefois que le mari ne fasse valoir certains motifs devant les tribimaux, tels par exemple qne la stérilité de la femme, auquel cas la justice déclaie qu'il ne lui est dû aucime indemnité. Elle n'a plus qu'un droit, celui de mourir de faim.

L'épouse japonaise, qui ne peut jamais demander sa séparation d'avec son mari, et qui tremble toujours d'être répudiée, a le devoir de distraire sans cesse son tendre époux par ses talents, en chantant avec accompagnement de guitare, en faisant de la peintiu'e, en dansant, en intéressant son esprit par des récits instructifs et variés.

Mais s'il arrive que, malgré tous ces talents, la femme japonaise ne plaise plus à son mari, celui-ci introduit dans le domicile conjugalautarit de femme» illégitimes qu'il lui plaît d'en avoir. Ces dernières» quoique de droit inférieures à l'épouse, ne sont nullement considérées conune coupables, et leur pûà* tion est acceptée comme régulière. Toutefois lei concubines, en signe d'infériorité, ne peuvent se raser les sourcils, ce qui les rend beaucoup plus jolie» que les femmes mariées pour tous les Européens, mais ce qui fait leur plus vif regret, les sourals étant

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résiste, et, comme il est le plus fort, il sort trioi phant de la lutte, ayant fait non i)as une conqaëi mais une victime.

Le mari revient. Sa femme le reçoit avec aftectic mais elle n'a plus pour lui ce tendre abandon c faisait autrefois le charme de leur union. Le mari prie de s'expliquer, elle garde le silence ; le m; insiste.

— « Soit, » dit-elle, « vous saurez tout demain

Le lendemain, il y avait grande réimion pour ; ter le retour du noble voyageur. Parmi les invi se trouvait le séducteur. Après le repas et des pL sirs variés, comme les invités vont se retirer, femme outragée prend la parole et dévoile la co duite de Tinfâme qui Ta déshonorée. Puis elle sn plie son mari de la tuer, ne pouvant pas, dit-el survivre plus longtemps au malheur qui Ta frapp Le mari refuse de la punir d'une faute dont e n'est pas moralement responsable. Elle le remerc et, se penchant sur son épaule, elle se met à pic rer. Le mari l'embrasse tendrement, mais la victin profitant de la confusion générale, s'arrache pié pitamment des bras de son époux et s'élance de terrasse sur les dalles de la cour, où son corps vienl briser. On vole à son secours ; mais au Ueu d'un i davre on en ti-ouve deux : le ra^•isseur s'était J justice en s'ouvrant le ventre à côté de sa victii] suivant l'usage établi dans la bonne société Japon.

Les Japonais, qui entourent de cérémonies p!

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