‹ Les civilisations inconnuesChapitre 15 sur 31 · IM · texte numérisé non relu

IM

II •r.s.'-i-

:îv ^

- iî' -/nuK Uxoir.

>^ •: -;::.s;.Tiî jmKmr do

• 'ir.s it;n'Mlili»qui»i»fi|lfifIi»||||fg^

•=■••••'» ""»riïj;»;t !;ir!'» itW

(lifflcile pour imiter l'éléphant dîms sa marche. Les princes et les grands dignitaires ont des lutteurs attachés h leurs personnes, pour se procurer de temps à autre le i)laisir de les voir se défoncer la poitrine à coups de poing.

— Sans les gens nobles et riches, — disent les Japonais, — que deviendraient les lutteurs?...

Tant il est vrai que dans tous les pays du monde les grandes fortunes sont nécessaires pour faire aller le commerce.

Voici de quelle façon un officier américain^ fidsant partie de l'expédition japonaise, raconte une scène de lutteurs dont il a été témoin :

Il y avait vingt-cinq lutteurs, tous d'une stature énorme, ijresque phénoménale. Pour seul costume, ils portaient une ceinture de toile autour des reins, ornée de franges, et sur laquelle était brodé l'emblème armorié des princes au service desquels ils appartenaient. Leur corps avait toute l'ampleur de muscles et de chair qu'il est possible à un homme d'atteindre. Les princes, leurs maîtres, paraissaient fiers d'avoir à offrir à l'admiration du public de semblables sujets. Quand à eux, ils se donnaient le plus possible les allures de l'éléphant.

Parmi ces lutteurs, il y eu avait deux ou trois dont les noms étaient célèbres dans tout l'empire. Koyanagi, le lutteur en titre de la capitale, se promenait gravement, tout rempli de l'importance de ses redoulalÀos fonctions. On insista pour que le conuno- (iore américain examinai a\ee, a\X.viîv\À.o\x\çi'à ^^V^

de sa massive structurei la fermeté de ses muscles, véritable réseau d'acier, et l'épaisseur extraordinaire de ses chairs.

Le Commodore, après avoir palpé l'hercule dans le dos et sur la poitrine, essaya de lui serrer le bras. n trouva ce membre aussi dur que le marbre, et fut ef&ayé lorsque, ayant passé sa main autour de son col, il sentit les pUs monstrueux de sa chair qui pendaient comme le fanon d'un bœuf gras. Le Commodore salua en signe d'admiration le lutteur, qui lui répondit par im grognement formidable, plus semblable au grognement d'une bête fauve qu'à celui d'une créature humaine.

Aureste, ils étaient tous si charnus qu'ils ressemblaient à vingt-cinq masses informes. Leurs yeux et leur nez étaient à peine visibles à travers le rempart de leurs joues bouffies. Leur carrure formidable était pourtant plutôt due au développement musculaire tpi'à l'accumulation de la graisse. Ils étaient capables des tours de force qui exigent le plus de souplesse, comme on put s'en convaincre quelques moments plus tard.

En guise (roxercicos préliminaires, ils sl» mirent à transp(jrt<n* des sacs de riz qui devaient être omliar- •jurs dans quelques jours. Gliaipie homme en pMî.i deux in'haque voyaj^iî.Ces sacs pesaient eent vini^teinq livr^^*^ chaqiK^ Un des hercules prit un sac entn» ses dents; un autn*, sans <l»'*poser sa cliarL^*, lit une série dt^ culljutes avec autant d'aisauc.e (\vu: s'^l Dcùt rlenjxn-tc.

133 LES CIVILISATIONS INGOMNOES.

dont les maris embellissent le domicile conjugal quand la maîtresse de la maison ne l'embellit pins suffisamment.

a vu des maris rentrer chez eux avec des bar teaux entiers chargés de promeneuses. L'épouse légitime assistait paisiblement au débarquement de la marchandise, sans un mot de reproche pour Knfidèle, et sans même que rien dans son cœur désavouât un acte qui répugnerait si fortement à notre délicatesse, et que la plus indifférente des Françaises pour son mari ne verrait pas sans une juste horreur et sans s'insurger violenunent.

Mais en fait de certains sentiments, parmi lesqods il faut placer la jalousie, il est bien difficile de déte^ miner la part de la nature et celle de Téducatioit Entre la Japonaise qui n'est pas jalouse, la Fraih çaise qui l'est quelquefois, et l'Espagnole qui Test toujours, quelle est celle qui se rapproche le plus de la nature? Je laisse à mes lectrices, suivant leur car ractère et l'état de leur âme, à décider cette grave question.

Mais la plus belle fête à laquelle puisse assister une Japonaise, au premier quartier de la lune de miel, est la fête qu'on appelle Bong. Cette fête, qui dure trois jours , a heu tous les ans au mois d'août. Elle offre le spectacle le plus curieux des mœurs japonaises. La musique, la danse, les théâtres et les luttes de gladiateurs sont les plaisirs favoris de toutes les classes de la population en ces jours de réjouissance universelle.

chirée et le sang inoode son risa^: aube c'«s1 à ine s'il a l'air de s*en aperoeroir, €t fl. attifse d? fu veau son adT^^saiie arec pkh» de finie q«e jaiis, jusqu'à ce que, le crine à peu $sès enÉKK»snt dénudé, il soit farté de Varooer TainroL Osanâ L'autre, au ^ainqurar , Ténficafkni fnte, 3 navail 16 deux côtes cassées.

Après ces deux lutt^irs il en Tint de mmweaax^ et at se i>assa conune nous Tenons de le dâre, entre is luttes corps à corps, et des ccxnbati à om^m de te.

C'était horrible à Toir, mais plein d'attraits poor s nombreux spectateurs.

Pour se remettre des émotions d'un semUaMe »ectacle, la jeune mariée, au Japcm, ne manque pas assister à une fête spéciale en l'honneur des jeunes Lies, mais à laquelle les fenunes mariées prennent issi part. Cette fête est appelée Sangualz sanniiz, voici en quoi elle consiste :

Dans le principal salon de chaque maison où Toi) îlèbreleSan^uo/:: sannitz sont placées un assez grand Dmbre de poupées en bois d'une grande valeur, îprésentant la cour et tous les. grands dignitaires îlemi^ire. Ces marionnettes ne restent point inacves, et on leur fait jouer des jjièces auxrpielles la lilosophie, la morale et la politique ne sont pas rangères.

Cette fête tire son origine d'une légende qui rapelle celle de Moïse sauvé des eaux.

Une femme convaincue de sléri\iVé esV ^vw V

difficile pour imiter l'éléphant dons sa marche. Les princes et les grands dignitaires ont des lutteurs attachés h leurs personnes, pour se procurer de temps à autre le plaisir de les voir se défoncer la poitrine à coups de poing.

— Sans les gens nobles et riches, — disent les Japonais, — que deviendraient les lutteurs?...

Tant il est vrai que dans tous les pays du monde les grandes fortunes sont nécessaires pour faire aller le commerce.

Voici de quelle façon un officier américain» MsanI partie de Texpédition japonaise, raconte une scène de lutteurs dont il a été témoin :

Il y avait vingt-cinq lutteurs, tous d'une statuie énorme, presque phénoménale. Pour seul costume, ils portaient une ceinture de toile autour des reiiu, ornée de franges, et sur laquelle était brodé Temblème armorié des princes au service desquels ils appartenaient. Leur corps avait toute Tampleur de muscles et de chair qu'il est possible à un homme d'atteindre. Les princes, leurs maîtres, paraissaient fiers d'avoir à oltïir à l'admiration du public de seiûblables sujets. Quand à eux, ils se donnaient leplu? possible les allures de l'éléphant.

Paimi ces lutteurs, il y en avait deux ou trois dont les noms étaient célèbres dans tout l'empire. Koyanagi, le lutteur en titre de la caintale, se promenait gravement, tout rempli de l'importance de ses redoutables fonctions. On insista liour que le Commodore américain examinât avec attention les détails

it, demanda des explications et reconnut ses filF. Ce fait, authentique comme tous les prodiges, ap- ?nd aux Japonaises que la Providence veille louu^ sur les enfants, et qu*il ne faut pas, comme «^n ine, leur tordre le cou quand on en a de trop. Et en effet l'infanticide, pratiqué en Chine ccŒCUDt L droit, est justement considéré au Japon comxae ime exécrable.

Page 1