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LES AMUSEMENTS AU JAPON

es Japonais ont toute la gravité orientale, ce qui es empêche pas de se montrer amoureux des plai- . Avec les promenades en bateau et le spectacle luttes que nous avons fait connaître dans le jitre précédent sur l'amour au Japon, le peuple nous occupe trouve sa principale distraction 5 les théâti'es, dont le noml)re est considérable % les grandes villes de l'empire.

)us le rapport de l'art dramatique, les Japonais

inoonti»staMoment plus avancés que les Chi- , dont l(^s pièces mêlées de musique sont de vé- >lt»s rébus pour les Européens. M. Auguste .^siiiann, attaché à la légation do M. de Lagro-

rl qui visita la Chine pendant les années 1814, i et 18i6, s'(»xprime ainsi en parlant d'une repréalion à laquelle il assistait à Canton •.

L/i rcprcsrijtation n'oiïriivieinlQ pav\.iev\^iev , '^'v

ce n'est que le rôle de la dame était rempli pa Chinois passablement déguisé, car les femme sont pas admises dans les sing-song (pièces chi ses). L'acteur chargé de ce rôle tint pendant ter pièce la main droite en Tair, dans une attitude monstrative. Était-ce pour exprimer la menao Lien se conformait-il à une règle du théâtre nois? C'est ce que nous ne pûmes savoir. La n que se faisait entendre à de courts intervî comme dans nos vaudevilles. Les acteurs c taient leur rôle plutôt qu'ils ne le récitaient, el d'une voix aiguë et désagréable. »

M. Haussmann ne dit pas avec quels instrun les voix étaient accompagnées. Ces instruo étaient probablement le king, composé de pie le hiven, instrument de terre ; le ché, espèce de tare à sept cordes ; le tchoung-ton, formé de c petites tablettes, et les trois espèces de flûtes cl ques dans l'empire du Milieu : le yo, le ty et le t

Moins heureux que M. Auguste Haussman je ne suis point allé à Canton, et je n'ai enti qu'un simple concert de musique chinoise, pai troupe de Chinois à New- York. Il y avait parm artistes, disait-on, une des cantatrices les pk renom dans le Céleste-Empire, la Sontag de î pour la souplesse de la voix, le charme de Tor et l'expression dramatique. Je ne voulus pas pe une occasion si rare d'applaudir un aussi pré< sujet, et je me rendis au flafeôiUe da Broadwaj devait avoir lieu le conceTl.

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ce n'est que le rôle de la dame était rempli par un Chinois passablement déguisé, car les femmes ne sont pas admises dans les sing-song (pièces chinoises). L'acteur chargé de ce rôle tint pendant toute b pièce la main droite en Tair, dans une attitude dimonstrative. Était-ce pour exprimer la menace, on bien se conformait-il à une règle du théâtre chinois? C'est ce que nous ne pûmes savoir. La mtui- 1< que se faisait entendre à de courts intervalH comme dans nos vaudevilles. Les acteurs chantaient leur rôle plutôt qu'ils ne le récitaient, etcdi d'une voix aiguë et désagréable. »

M. Haussmann ne dit pas avec quels instruments les voix étaient accompagnées. Ces instmmenli étaient probablement le king, composé de pierrei; le hiven^ instrument de terre ; le ché, espèce de gai* tare à sept cordes ; le tchoung-ton, formé de doua petites tablettes, et les trois espèces de flûtes classiques dans l'empire du Milieu : le yo, le ty et le tcU, Moins heiu*cux que M. Auguste Haussmann, je je ne suis point allé à Canton, et je n'ai entendu qu'un simple concert de musique chinoise, parmM troupe de Chinois à New- York. Il y avait parmi cei artistes, disait-on, une des cantatrices les plus en renom dans le Céleste-Empire, la Sontag de Pékin * pour la souplesse de la voix, le charme de Torgane et l'expression dramatique. Je ne voulus i)as perdre ime occasion si rare d'applaudir un aussi prédeoz

sujet, et je me renais a\3L\5ûfeto^ da Broadway, (A

devait avoir lieu le coTvcftrX..

Mais quel que soit le peu de valeur absolue de h musique des Japonais, ils n'en considèrent pis moins cet art comme étant d*origine divine. Pmu «iccompagner les chanteurs au théâtre, ils ont UB orchestre composé de vingt et un instrumenti, parmi lesquels figurent en première ligne le lyauri sia, Qu*on juge des autres par celui-là. D'après IM' rapports unanimes des voyageurs, les Japonais ne 1 connaissent pas rharmonie, et les instruments joncit { toujours à runisson ou à Toctave.

Quand à la mélodie, elle est d*une pauvreté ilor ter\'alles et de rhythme dont aucune musique eniopéenne ne pourrait donner Tidée. Ce qui n'empêche pas les Japonais d'écouter leurs chants avec dé* lices, et cela pendant plusieiu*s heures de suite. B faut qu'une jeune ûlle appartienne à la plus basae classe pour ne savoir pas accompagner d'une manière satisfaisante sur le syaimia les chants d'amour, impro\isés souvent par les poètes.

Les aveugles sont très-nombreux au Japon, j'entends les vrais aveugles, car les faux aveugles qd mendient sont innombrables. Que peut faire unpafrf vre aveugle dans l'Orient comme dans l'Oocideiil^l si ce n'est de jouer de la clarinette en se faisait précéder d'un caniche. Il n'y a point de clarinettl au Japon, ce qui m'étonne, puisqu'il y a tantdt' malheureux aveugles, mais il y a d'autres instnh ments qui en tiennent Ueu.

Les aveugles là-basse réunissent en compagnie Cl forment des orchestres qui trouvent leur empUl

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izids personnages, dans les festins des ans toutes les noces, enfin dans les pHH gieuses et dans les fôtes nationales. Les es théâtres japonais sont presque eidumposés d'aveugles, qui ne tous laissent ; quand vous les entendes, œhii de n'ê-

*es, au Japon, renfeiment presque tous le loges, disposées, comme nous l'aTons hapitre précédent, de manière àpennetes de changer de toilette. Les costumes sont généralement très-riches, et l'art iécorateur est poussé loin dans Tempire

[iter rintelligence des pièces jouées, on LUS toute la salle des programmes déle nom des acteurs.

) parlé, à la farce et à la musique se joint ns certains théâtres. Les ballets qu'on y appartiennent plus particuUèrement au antomime, et les danses qu'on y exécute leur caractère aux danses orientales, dans ;s pieds restent immobiles, pendant que e corps agissent de plus en plus vite, o^ 1 toutes sortes de poses gracieuees ou

alons particuliers où l'on ne joue ni aux X dés, ces jeux étant défendus par la pose, les invités se récréent en représences de comédies mêlées de chants, et en

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dansant certaines danses caractéristigues du p D'autres font la partie de lho-k(Mfé, qui a de gn points de ressemblance avec le jeu des échecs Uw-fuh-yé, qu'on appelle le noble jeu, se joue à d avec quarante pièces, vingt de chaque côté, su échiquier de quatre-vingt-une cases. Cet échiq est d'une seule couleur, et les pièces sont égalai d'ime seule couleur.

Les pièces conquises ne sont point mises de comme au jeu des échecs; elles ne quittent paf chiquier, et servent dans le jeu de celui qui gagnées à lutter contre celui qui les a perdues, pièces sont de différentes grandeurs et se tenni toutes par une pointe en forme de tête pencb avant. Cette tôte doit toujours faire face à Tac saire. En outre, chaque pièce porte son nom < Comme aux échecs, le roi Oho-Shio ne peut r en échec, et lorsqu'il est échec et mat la parti perdue.

Mais l'amusement le plus original qui so usage au Japon est bien certainement celui que, les maisons particulières, les invités prennent ; tendre faire des cancans par des hommes dont la profession. Ces artistes d'un nouveau gea renseignent sur toutes les petites histoires scé leuses de la ville, et vont les colporter à doi movennant une somme déterminée. Une mail de maison japonnaise ferait mesquinemen choses si, aux représentations dramatiques, danse et aux rafraîchissements, elle ne jd

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iiez les grands personnages, dans les festins des K>urgeois, dans toutes les noces, enfin dans les processions religieuses et dans les fêtes nationales. Les )rcliestres des théâtres japonais sont presque exclaâvement composés d^aveugles, qui ne vous laissent ju'un regret quand vous les entendez, celui de n'être pas sourd.

Les théâtres, au Japon, renferment presque tous trois rangs de loges, disposées, connue nous Tayons dit dans le chapitre précédent, de manière à permettre aux dames de changer de toilette. Les costumes des acteurs sont généralement très-riches, et Tart du peintre décorateur est poussé loin dans Tempire de l'Est.

Pour faciliter Tintelligence des pièces jouées, on distribue dans toute la salle des programmes détaillés avec le nom des acteurs.

Au drame parlé, à la farce et à la musique se joint la danse dans certains théâtres. Les hallets qu'on y ïeprésente appartiennent plus particulièrement au "^i^enre delà pantomime, et les danses qu'on y exécute •<ïripruntentleur caractère aux danses orientales,dans M^esquelles les pieds restent immobiles, pendant que tfes bras et le corps agissent de plus en plus vite, of- ^frant à ToBil toutes sortes de poses gradeuees ou *JSiarres.

Dans les salons particuliers où Ton ne joue ni aux ^rtes ni aux dés, ces jeux étant défendus par la po- Uce japonaise, les invités se récréent en représenkmt des pièces de comédies mêlées de chants, et en

Ou bien encore :

— Madame, votre éventail n'est pas placé suivant les règles de la stricte politesse japonaise, qai exige que l'éventail d'une femme du monde soit passé dans sa ceinture du côté droit, le manche en haut.

Souvent on fait appeler les faiseurs de cancans auprès des malades, dont ils charment la convalescence par leurs malicieux propos.

Gomme tout est contraste dans ce bas monde, où la folie escorte toujours la raison, après le plaisir d'entendre faire des cancans, les Japonais n'eu éprouvent pas de plus grand que de nourrir leur esprit de lectures variées. Ils poussent le goût delà lecture jusqu'à la passion, et, s'il faut en croire ce^ tains voyageurs, la bibliothèque de Yeddo serait une des plus belles bibUothèques du monde entier. Outre les livres écrits au Japon, ils auraient traduit dans leur langue toutes les œuvres marquantes de la littérature européenne^ y compris nos livres sur l'histoire, sur les sciences et sur les beaux-arts.

On voit fréquemment, pendant la chaude saison, des groupes d'hommes et de femmes, assis à la campagne au bord d'un frais ruisseau, sous un bienfaisant ombrage ou bien dans certains endroits det promenades publiques, écouter des lectures faites l haute voix par une personne de leur société. D'autres fois ce sont des lecteurs isolés qui lisent pour eu: seuls et avec une attention que n'apportent pas d'w dinaire les lecteurs euioçè^tia, "ôoxvt \<^^^]^^^s^v^

jongleur du pays, qui sont certainement ce peut faire de plus étonnant dans ce genre.

« Ce jongleur, » dit-il, ce prit une toupie, la dans Tair, la reçut sur sa main et la plaça, to tournant, sur le tranchant de la lame d'un abaissant la pointe, puis la relevant pour courir la toupie d'un bout de la lame à Tauti cette surface si mince, la toupie conserva son de gravité tant que sa force de rotation ful grande pour la maintenir fixe sur elle-même.

» Le second tour était plus extraordinaire € Il ficela sa toupie, la lança dans Tair, et, agita sitôt la ficelle dont un des bouts alla toucher pie, on vit la toupie s'enrouler sans toucher et venir s'éteindre dans sa main. Cette opé faite en un clin d'œil, nous jeta tous dans 1 ration. Le jongleur la renouvela plusieurs toujours avec le môme succès. C'était à r croire.

» Un troisième tour permit au jongleur < ployer une grâce originale. Il prit deux pa découpés dans du papier huilé, les lança dan et les maintint voltigeant à l'aide de son é^ Ces papillons, comme des papillons véritabl laient çà et là autour de lui avec des mouv< contraires, bien qu'il n'y eût pour les faû qu'un seul éventail. Le jongleur avait l'air de ter sans s'apercevoir des papillons. L'illusio complète. Ayant annoncé qu'il pouvait les i diriger où il voulait, wu ^e^ ^^^^Xs^X^m^ lui c

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it un livre on nn jonmal n*a d'antre bnt qne p donner une contenance, facultés littéraires des Japonais sont-eDes au . du goût qu'ils professent pour les lettres, ;e que nous ne saurions dire, car, s'ils conit nos écrivains, nous sonunes loin de pouvoir ier les leurs. Quelques voyageurs, il est vrai, 1 pouvoir, par des analyses qui leur ont été lans le pays même, juger de la littérature ja- 3, et ils Tont trouvée stupide ; mais il faut ment se méfier de semblables jugements, e que pour juger complètement du mérite 7ie de littérature, il faut pouvoir le lire dans ne où il a été écrit par son auteur, il est enidispensable de connaître les coutumes et les

qui y sont dépeintes, l'observation des ca- 8 étant un des principaux mérites de Técrie suis sûr que les comédies de Molière doi- 'oir très-peu de sel pour les Japonais, dont la ne présente sans doute pas les ridicules de la

de Louis XIV, si admirablement mis en ar l'immortel comique, li les spectacles de second ordre le plus en dans tout l'empire du Japon, il faut placer rdces des jongleurs. L'art de jongler est à un tel degré de perfection dans cette partie ent, qu'on pourrait le ranger dans la catégobeaux-arts.

ffider de l'expédition américaine au Japon it connaître certains tours exécutés par un

jongleur du pays, qui sont certainement ce qu'on peut faire de plus étonnant dans ce genre.

« Ce jongleur, » dit-il, a prit une toupie, la lança dans Tair, la reçut sur sa main et la plaça, toujoun tournant, sur le tranchant de la lame d'un sabre, abaissant la pointe, puis la relevant pour laisseï courir la toupie d'un bout de la lame à l'autre. Sui cette surface si mince, la toupie conserva son centre de gravité tant que sa force de rotation fut asseï grande pour la maintenir fixe sur elle-même.

» Le second tour était plus extraordinaire encore. Il ficela sa toupie, la lança dans l'air, et, agitant aiu^ sitôt la ficelle dont un des bouts alla toucher la tonpie, on vit la toupie s'enrouler sans toucher le sd, et venir s'éteindre dans sa main. Cette opération» faite en un clin d'œil, nous jeta tous dans Tadmiration. Le jongleur la renouvela plusieurs fois «< toujours avec le môme succès. C'était à n'y p» croire.

» Un troisième tour permit au jongleur de dé" ployer une grâce originale. Il prit deux papillon découpés dans du papier huilé, les lança dans l'aff» et les maintint voltigeant à l'aide de son éventai Ces papillons, comme des papillons véritables, yor laient çà et là autour de lui avec des mouvement» contraires, bien qu'il n'y eût pour les faire agir qu'un seul éventail. Le jongleur avait l'air de s'éventer sans s'apercevoir des papillons. L'illusion était œmjAèie. Ayant annoncé qu'il pouvait les faire* diriger où il vouYail, \xu iift^ %^^çX^\Ksxs?8»\sâ dit d'en

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