LE JAPON TEMPOREL ET SPIRITUEL
Avant de nous atteler au char de TÉtat jaj (un char bizarre, celui-là!), il convient de dire ques mots du pays même dont nous cherchmtti pénétrer les institutions et les mœurs.
Le Japon est un groupe d'Iles dont le ne total s'élève à trois mille huit cent cinquante, plus grandes de ces îles, qui sont natui*ellement plus importantes au point de vue de la populatiflo' et de l'industrie, portent le nom peu euphonîqitf pour nos oreilles de Kiousiou, de Niphon et de Sikok.
Le mot Japon, qui est une corruption du mot chinois Zipanzu, signifie littéralement soleil levastil c'est-à-dire pays oriental. Les Japonais se disent te fils du soleil. La lune est sans doute leur tante, et ils sont au moins, par alliance, parents avec toatoi les autres planètes. A la bonne heure I voilà d» aïeux! Quand on prend de la noblesse on n'ensnh rait trop prendre, et l'on comprend que les Japouil considèrent comme de simples manans noe jjtOi
.1 ti'-'V.
as . K
n'est h les ouvrir entièrement, nous savons mieux à quoi nous en tenir, et les voyageurs qui ont viaitf Yeddo affirment que c'est une des plus belles viDci du monde. Les rues en sont larges, bien constmitei et remarquablement alignées pour une ville d'Orient.
Pour donner une idée des monuments qui décorent cette splendide cité, il suffira de dire que le palais où réside l'empereur durant la plus grande partie de Tannée, peut contenir quarante mille pe> sonnes. Les demeures des princes et des grands dignitaires sont des châteaux magnifiques, dont qudques-uns renferment jusqu'à dix mille personnes. Comment s'étonner dès lors que les ambassadeun récemment venus du Japon en France ne se soient pas extasiés à la vue de tous nos moniunents, et qu'ils n'aient eu des applaudissements que pour les grandes eaux de Versailles. Je suis sûr que malgré leur visite à Paris et à Londres, ils continuent de nous appeler les Barbares de l'Ouest.
Il est vrai que nous nommerons encore longtemps les Japonais les barbares du levant; ce qui, à tout prendre, ne signifie pas qu'ils aient plus tort qne nous. « La raison ne fait que de naître, » a dit Vdtaire dans V Essai sur les mœurs et l'esprit des natiom, en parlant de l'Italie et de l'Église avant Gharlenugne, chapitre qui a pris aujourd'hui un puissant intérêt d'actualité, soit dit entre parenthèse, et quB je vous engage à rehre. On peut dire après Voltaie que la civilisation, qui est la raison sociale, est en-
core dans les langues partout, comme la (!himicî et la mécanique, appelées à l'émanciper un jour.
Après rile de Niphon, la plus importante est l'ihî de Kiousiou, où se trouve bâtie la ville célcl)re de NagasaM. De toutes les villes du Japon, Nagasaki, est la seule dans laquelle puisse librement pénétrer un Européen. Partout ailleurs il y a danger ^pour sa vie, les lois du pays punissant des châtiments les plus rigoureux la présence des étrangers. On a souvent et justement reproché aux Japonais leur inhospitalité et le système qu'ils ont adopte'^ à rinstar de la Chine, de repousser tout contact avec les étrangers. A ce reproche, ils répondent que le 'apon n'a besoin de personne ; que le sol, dans va} pays fortuné, est assez fertile pour nourrir ses nombreux habitants; que la misère et la famine sont in- Ptonnues dans l'empire de l'Est; que l'abondance y ï^ègne au contraire ; qu'il n'en est pas de môme pour fes différentes nations européennes, chez lesquelles, ïïialgré une civilisation soi-disant avancée, on voit '^égner l'indigence avec son cortège de comiptions florales; qu'enfin se trouvant heureux ainsi ils n'é- Iftvouvent ni la nécessité d'aller chez les autres ni le ^teoin qu'on vienne chez eux.
La logique est de tous les pays, et le rationalisme
i^OBsi; il faut bien convenir qu'à leur point ds vue
^Igoîste, les Japonais n'ont pas tout à fait tort. Mais,
i-dessus de l'intérêt particulier des nations, il y a
ntérét de l'humanité tout entière, et la solidarité
Ptes honmies ne saurait être établie sans les cons-
162 LES CIVILISATIONS INXONNUES.
tants et fréqueut* rapports des nations entre Pour empocher tonte tentative de tourisi dehors de la pai1. des Japonais, les souverains pays ont eu recours à un expédient assez on En 1639 parut un décret de l'empereur qui défi rémigration sous peine de mort, en même qull ordonnait de brûler tous les navires cons d'après le modèle des vaisseaux européens, c' dire tous ceux qui se trouvaient en état de pr la haute mer, avec défense, toujours sous pei mort, d'en construire de nouveaux. Or, comn bateaux japonais ne sont faits que pour voyage les côtes, et que les navires étrangers ne poui pas entrer dans les ports de Tempire, le gouv ment des Fils du Soleil était certain d'arrêter émigration. Et c'est à partir de cette époque (3 statistique constate au Japon une augmeni considéiuble dans la population du pays.
Toutefois, cette mesure n'est pas la seule eau raccroissement de la population, et c'est avanl à la salubrité du climat que le Japon doit ce rés Cet empire est gouverné par un chef temport est l'empereur, et un chef spirituel qui est le paj bouddhistes. Le Japon est gouverné despotiquei toutefois, si le gouvernement japonais est absol temporel comme au spirituel, il est, au temj corrigé par des coutumes libérales et par la si observation des lois auxquelles personne ne pe soustraire, pas même les deux chefs de l'État. mettrait en accusation et on les jugerait bel et
3aiT"* -•• ■. . . ■
hi..
1 a Va-: ;ï,:j
rois déchus n'entrant guère en arrangement ceux qui les remplacent. Il en vint néanm à bout. Il nomma son prédécesseur souverain s^ luelj et le décora du nom de « seigneur universi Japon. »
Et voilà comment il se fait que ce pays est jourd*hui gouverné par deux souverains.
Une des principales fonctions du seigneur uni sel du Japon consiste à se tenir tous les jours \ sur un trône pendant plusieurs heures, dans immobilité complète. Les Japonais sont couvain
— du moins ceux dont le démon de la philosof qui se mêle de^tout, n'a pas encore perverti Tes
— que, par cette immobilité de sa personne, le i verain spirituel maintient la stabilité dans Ten et l'ordre social tout entier. C'est bien possi toujours est-il que si quelque jour, par inadverta fatigue ou dessein prémédité, le chef de Y% bouddhiste penche légèrement la tête à gauche droite, ceux des Japonais qui ont la foi, bien si rieure à la raison humaine, on le sait, s*alanne adressent des prières au ciel, convaincus qu( grands malheurs menacent l'empire dans la direc où le souverain spirituel a incliné l'occiput. On (jue saint Guy, l'illustre martyr sicilien, dont 1' était saine mais dont le corps souffrait de < danse cruelle qui porte son nom, eût apporté l'é] vante dans tout l'empire du Japon s'il avait fl seulement cinqminutes sur le trône spirituel di empire.
touché est pieusement br^ilé, et chaque jour i des habits neufs.
Il arrive assez souvent que le mikado doi démission, ne pouvant plus supporter ce gei vie, qui est un véritable supplice. Alors on ir l'empire de ce grand événement, et Ton pro son remplacement. S'il meurt, on tient sa me crête jusqu'à ce qu'il soit remplacé.
D'après certains voyageurs, la cour du chel tuel serait une cour très-intelligente et très-lu se. Ce serait dans le palais de ce souverain, i ble académie des siences, des arts et des lettre s'élaboreraient les ouvrages qui font le plus ( neur à la nation japonaise. Il paraît qu'on y c aussi sur la politique, ce qui n'est pas du go chef temporel, lequel, avec tout le respect po! a placé dans le palais de l'empereur spiritu employé chargé de lui rendre compte des f gestes de Sa Grandeur et de son entourage.
Le chef temporel prétend que les attributic chaque souverain doivent rester parfaitement d tes. Gela l'inquiète de voirie chef deTÉgUse so] ses fonctions célestes pour s'occuper des ( d'ici-bas. L'employé qui est chargé par le temporel de faire chaque jour un rapport sur L du souverain spirituel, se nomme syosi-d4i, la signification est grand-juge. La position personnage est déhcate; il vit dans des ti perpétuelles, craignant de déplaire à l'un l'autre des souverains, et d'être par suite
de s'ouvrir le ventre, ce qui n'est jamais agréalile.
Le souverain spirituel est entretenu aux frais du chef temporel. Il ne faudrait i»as en conclure que le premier manque d'argent. Il en a, au contraire, et beaucoup. La principale source de ses richesses vient du droit qu'il a de distribuer les insignes honorifiques accordés par le chef temporel, et aussi de renouveller les écussons et devises héraldiques des nobles de toutes les classes. Chaque fois que le souverain spirituel fait une opération de ce genre, il lui est alloué une somme déterminée, et même dans quelques cas il fixe arbitrairement le prix qui lui est dû. C'est un luxe chez les nobles de changer leur écusson. Les jésuites rapportent que le prince de Bungo changea sa devise et son écusson trentequatre fois dans l'espace de dLx ans.
Les deux souverains n'ont que de rares entrevues. Tous les sept ans, l'empereur terrestre se rend dans le palais de l'empereur céleste, comme disent les Japonais, pour lui présenter ses hommages. Mais il arrive fréquemment que le chef temporel de l'État envoie de riches présents à son vénérable collègue, le chef spirituel, lequel, en retour, lui donne sa bénédiction.
Les deux trônes, temporel et spirituel, sont héréditaires. A défaut d'un descendant mâle, les souverains adoptent le fils aîné de quelque prince de l'empire.
n y a des côtés très-obscurs encore pour les Eiuropéens dans le mécanisme du gouvememenl tcŒ
rel japonais. Par exemple, on en est réduit aux conjectures en ce qui concerne le nombre des membres du grand conseil. On suppose qu'il sont tieiie, savoir : cinq conseillers de première classe, choîâ parmi les plus nobles familles de Tempire, et hid conseillers de deuxième classe, pris dans la vieilk noblesse. Après ces grands dignitaires» vient an nombre considérable de fonctionnaires, parmi lesquels nous remarquons les seigneurs ou gardien des temples ; les commissaii*es aux afEsdres étnngères, les ministres de la police, les surintendanii de Tagriculture, etc.
D'après certains témoignages, tous les emplois d» quelque importance seraient remplis par les pirents du chef temporel. Ce système aurait pour M de Tentourer de créatures dévouées; mais il n'est pM toujours efifiicace dans la position singulière et asseï inexplicable que les lois et les usages font au souverain japonais.
En effet, ce monarque, qui est un monarque ah* solu en bien des cas, peut être détrôné le plus bàr
lement du monde, et sans tambours ni trompetteii par le grand conseil. Mais les membres du grand conseil y réfléchissent à deux fois avant d'agiter cette question suprême , par la raison que , s'ils échouent dans leur proposition, ils sont condamnés à s'ouvrii le ventre, d'après les règles du hari-kari.
Lorsque les mesures proposées n'atteignent ei
rien les intérêts du chef temporel, celui-ci s'em-
presse ordinairement de les adopter, et les entrailki
ie stiiTr r". - ;. •■- -
se n::«;»r.-ji.-i. -•■^. ." .-■ - .- -:--..
t eji»-:»!^ :. ^ .-'.— r. .- '....■■- . .... ■-... - .
ition. ^;ri!^ ^VJ .-. .-... . ■•- . ■-■ ■
iMomen -.-r Hij: s^-:. - ..
ine quefii.'i. iZ.-Vr-rL.-'i:.:'-..... ..' . . .•^' . t--
le de quei-jur :i:::or.fl.' i.- .---j -r • ••>s lui. Cest a j-ïr- lu: .-.. t.;;:-,-. • x»,-
tences de mon 2,r.':L-.'ii-.>:'':'i •./::.> .-r li qui nomme aux ^i:;>'.^^ y^...r:.: r - ■. . . icle de la loi parai: c.i«s';u.* • fs <i-.. i*--^'
(lu président du grand conseil qu'on en réfère. Ei il a le devoir de se tenir en relations avec les prii pales autorités du pays, d*ôtre juste envers ton monde et de plaire à son chef temporel. Pau homme ! je le plains sincèrement.
Du reste, si nous passons des membres du gn conseil aux princes vassaux de l'empire, noua tr vons qu'ils n'ont pas besoin d'une moindre pradei pour peu que leur ventre leur soit de quelque pi En effet, ces princes qui gouvernent chez eux a tout l'appareil des souverains véritables, qui ent tiennent des armées, et se comi)osent une cour nobles, ne sont en réalité que des souverains de c ton, soumis à la surveillance incessante du gcrav( ncmcnt impérial, et espionnés dans leurs actes} litiques comme dans leur vie privée. Ces mesui vexatoires i)araissent d'anbmt moins nécessairesq ce sont, non point les princes qui prennent l'initi tive dans leur petit gouvernement, mais bien de secrétaires nommés par le grand conseil de l'emi reur. De ces deux secivtaires, lun réside dans principauté, l'autre à Yeddo, ou on retient en te la famille du secrétaire absent, comme garantie sa fidélité. Le moindre rapport sentant Tinsubort nation ou simplement la désaffection fait contre prince parle secrétaire, et le malheureux peut lei voir Tordre de s'ouvrir les entrailles. Il arrive s( vent que le secrétaire (hi gouvernement impéii I)Our faire du zèle, grossit les événements, ay lui-môme peur pour son ventre, également men
LE J1P05. ITf
par la colère, le caprice ou les faosses iaterprétafiioii5 du président du conseil.
Nous avons tu que pour associer à sa politiqr:*^ les princes elles grands seigneurs, le ministre perfi*îe pli déposséda l'empereur unique du Japon d'alors ît qui en fit un empereur spirituel, avait étaUl des îefe à leur profit. Mais le fourhe n'était pas fourf?e i demi, et il s'était arrangé pour [ouvoir reprendre l'une main ce qu'il avait donné de l'autre.
Dans l'origine, ces fiefs eu principautés étaient au lombre de soixante-huit ; les princes qui les gouremaient avaient chez eux toute l'indépendance lésirable. Ces principautés étaient héréiitaires, mat$ 31 y avait un rmiû) sujettes à confiscation dans le cas où le titulaire commettrait un acte de trahison DU de rébellion contre le gouvernement impérial. On devine ce qu'il advint : toutes les principautés Rirent confisquées au profit de la couronne. Les soixante-huit fiefs d'autrefois ont été subdivisés en «ix cents petits États, gouvernés aujourd'hui uniquelûent par l'empereur sous la forme de deux secré- Wres par État.
La dualité est un des systèmes caractéristiques de ^ politique méfiante et ombrageuse du Japon. Cha- ÎUe fonctionnaire est doublé d'un autre fonctionï^re dont le titre et les fonctions sont absolument "^mblables, et cela depuis les rangs les plus élevés ^squ'aux rangs les plus infimes. Le but de ces douces fonctions n'est pas précisément d'alléger les t^rges des contribuables en économisant swx }
budget de TËtat, mais de garantir par respionnage le trône du souverain temporel.
On peut dire sans exagération que la moitié de la population espionne Tautre moitié, dans ce pays où i l'on fait ouvertement le métier de mouchard sans i trop se déconsidérer. En elfot, il n'est point rare de i voir le noble le plus suporlj(î accepter de remplir Iw I délicates fonctions de mouchard, soit par ambition, pour renverser un rival et hériter de sa place, soit pour servir d'autres intérêts. Très-souvent il arrive que le gouvernement nomme d'officre espion telle oa telle i)ersonne qui lui convient; il faut accepter ces fonctions ou s'ouvrir 1(î ventre.
Pour revenir h l'organisation dos six cents principautés, l'un d(^s deux stîcrétaires alToctés à la direction de chacune d'oll(îs est toujours à Yeddo, pondant que l'antre réside dîms la province. Tous les ans ils alternent, et c'est seulement à Yeddo que l(i secrétaire habitant la ])rovin(-e peut revoir sa femille , tenue en otage dans cette ville pendant tt* t(»mx)s.
Quant aux prino(»s vassaux, ils ont l'oliligation rie se rendre à certaines é])()ques fixc^s auprès de Tempereur, sans cesser pourc.ela d'être l'ol^jet delà sll^ veillance à laquelle ils sont soumis dans leurs Étiits rcîspectifs. De fait, tant qu'ils conservent leur principauté, leur vie n'est que contrainte, inquiétude, vexations. Aussi s'empressent-ils d'ordinaire d'abdiquer f m faveur de \c\\t iW?» o\\ de c\v\cl(ÇLie autre parent r rapp roclio, trop lieuroAvx (içi \cri\.\Ç;\ v\scçv^\^xv^^^ \
L'espionnage est passé dans les mœurs japonais Chaque chef de famille est non-seulement respc sable poui' ses enfants vis-à-vis du gouvememe mais il l'est encore pour ses domestiques et les hû qu'il peut avoir chez lui. Ce n'est pas tout; les vil étant généralement divisées en quartiers de ci maisons ou familles, chaque membre d'une divis: de ce genre est responsable de la conduite de voisins. Il en résulte naturellement ime sorte surveillance de tous par tous qui paraîtrait into rable dans les pays les moins hbéraux de l'Eiura; Le moindre petit événement qui survient dans v des cinq maisons dont se compose chaque quart fait tout aussitôt l'objet d'un rapport aux autori de la part des quatre autres habitations, empressi de metti*e leur responsabilité à couvert sous la ( iionciation obligatoire. Celui qui manque à ce délation, considérée comme le devoir de tout l citoyen, est pimi par les arrêts, et cette peine pai pour três-humiliante.
Voici en quoi elle consiste.
Les portes et les fenêtres do la maison du déli quant sont fermées durant cent jours. Il doit, pe dant ce laps de temps, suspendre tout travail lucra et ne toucher aucun salaire ; enfin il lui est inten de communiquer avec aucun ami, et son barhi même n'a plus le droit do le raser.
Comme on le voit, la police des États eur péeiis, malgré sa confiance en elle-même, est la cZ 'avoir acquis ce deg^è à.^ ^tl<i^NkK\.. C'est ass4
tuimiliant pour les nations soi-disant civilisées. Cliaque maison est tenue de fournir, en qualité de oilice citoyenne, un homme en état de porter les LTines. Vingt-cinq hommes forment ime compagnie, t Tingt-cinq compagnies une brigade, sous le comuandement d'un officier.
Dans chaque rue des villes japonaises se trouve m moins un poste de militaires, et dans chaque rue Lussi une sentinelle veille nuit et jour. En outre, •haquo rue est fermée par une barrière aux deux f xtrémités ; en sorte qu'à un moment donné on peut aisément isoler les unes des autres toutes les rues de La ville. Or, comme chaque rue possède son poste de Bolilats et sa poUce particulière, l'autorité, quand elle veut s'empai-er de quelqu'un, le sidsit aussitôt, sans aucun espoir do fuite chez celui qu'elle poui*suit.
Au reste, les barrières dos rues sont très-souvent leniiées parmesuiHî de sûreté, et pour empocher une ln»p «zrande agglomération de monde dans un mômt^ pudruit.
A l'époque où l'amliassade anglaise se rendit au
JaiH>n, on fennait les rues l'une après l'autre sur le
I«assage de lord Elgin, afin de liinit(»r le nombre dos
nirioux qui so pn»ssaiont autour do sa porsomu». A
Na}:asaki, C(îs l»arrièn»s sout feruioos travaiioo lors-
'/uun navin» europoou doit niotlrc» à la voiU» i)()ur
ït»jKirtir. On pivvit?nt ainsi toute tentative (rénii-^aa-
^u de la i»art des indigènes, condanmos, coumu*
^mis jviVty/AS à iw pas quitt(;r l'omp'uv ^uws ^oàwo vV
mort, à moins d*un ordre spécial de Tempereur. barrières ne sont abaissées que lorsque le navir hors de vue, et après une inspection dans du quartier pour s'assurer que personne ne manq l'appel. L'inspecteur du quartier appelle chaque bitant par son nom, et tous doivent répondi certaines époques où le gouvernement croit ai redoubler de vigilance, on ne peut aller d'une dans une autre sans un permis de circulation|ou être accompagné par un garde.
Pour déménager, il faut envoyer aux auto compétentes une demande à cet effet, dans laqi doit être expliquée la cause du changement de dence. Il est d'usage de faire suivre cette dem d'un cadeau de poissons. Au surplus, on se fa Japon des cadeaux de poissons sous le moindre texte ; cela ne tire pas à conséquence , et il est cas où l'absence de tout poisson, quand on fait demande, équivaudrait à l'absence, chez nous, salutations d'usage au bas d'une lettre. Les au tés compétentes, auxquelles on a adressé la demi en déménagement, commencent donc par ma le poisson qui l'accompagne, puis elles exami s'il y a lieu d'accorder la permission.
Déménager? c'est grave!
Les agens de l'autorité se livrent à une enq
minutieuse ; ils s'enquièrent de la profession du 8
citeur, de la réputation qu'il a dans le quartiei
s'assurent si les causes probables de son déa
changer de domicile ç>oTvW>\fe\i ç.^'^'s» q^'s^^ssm
à ses plus proches voisins. S*il veut faire grandement les choses, il invite tons les habitants de la nu à celte fête de bienvenue. Inutile de dire que le poisson en est un des plus beaux ornements.
Mais auparavant une première visite est faite au nouvel habitant par les personnes gui habitent les maisons contiguës à la sienne. Aussitôt qu^ils apparaissent, le nouvel emménago*fait apporter des pipe» (jt du tabac ; puis on sert le thé et Ton mange des (confitures à l'aide de petites baguettes en guise de cuiller. Ces confitures se servent , non dans de li l)orc«biine du Japon, comme on pourrait le penser, mais siu' des carrés de papier.
Le jour du grand repas venu, chaque invité se fait accompagner par un domestique ou deux. Lw domestiques se tiennent auprès de leurs maîtres, et lout ce que ceux-ci ne peuvent pas manger ils le mollont dans un i)anier pour ôtre emporté chez eux. Jjoin do connnoltro une inconvenance eu agissant ahisi, on obéit îi l'étiquette, (jui fait un devoir aux invités do mettre dans la ])oclie de leure manches ou dans des paniers tout ce qu'ils no peuvent pas al)sorber siu* i)laco.
Un grand dîner japonais compte onlinairement de six à huit services. Pendant les entr'actes, le maître de la maison circule autour delà tableetlxA un verre de saki avec cliaciue convive. Les viandtf consisU^nL surtout en gi])ier, im volaille et en pois* sons. L(îs léginni»s sont très-variés, et dans leur nombre figurent des herbes marines. Le poisson e<
indpal de tout fUrier japr^rudjK. L ii <:»i jiub oir figurer jusqfï^. vircrt «:«^>rfe <U: ;/^a^ ni lesquel? de.^ Xr<::^'.:^^-t •>. Sxdi^iUh e: o» 'equin. On n'a pas c .-j-ll^ r;-.;*: >:fc à-^'^ju^oj^ le poisson cru. fIL>j:j-. 'jjzlvix^. *rfc'. vrï-v.
«tit bol en laqîirr t:**-14;ii:'« . ISl. ^-XiS*: iPji
genre est placer a cô>: ; .', ^t: .•*ft:;pl. c^ rje ais s'en sr^rrrr:,* .oiliii^ i*: ;iiL:i yrj^ riulliments trop • - :-:— ^->. fcn ;;v.:i>»: -i»: ii'j*-».-
des doir-rr:l- --r» >:;>>..• v::^^.::: ^.v^ 'JttruJ'. t circuler a .V.-: .r .'.. v.:.-.*: c.*rfc fc€:v.»rt; Ciu •e, des •yjrL-v:*'-:-'ï -:*. >.-it ;>*^i:.;t :ii-.»*v2i:-,.-
n Sal»r. Orr L--r;-::,*.r ^'.l:a»r^l.:À«rt fci. iliLLi-.!-metOUt l-rr^-:-:. -- .>--•: ■..- ;>«'V.;«rt :-**;: ;ji«,"V.^rfc les JapO:-i-^ 'i r:. i>î:r'*:-:.l i \«r*. Ulà»: U'-ii-&.'>»
Ji'iv-;,: :"^.:- - ■. -. .;.. a--.' ^r^: ■..■■:«'.•...
•ri"-:. .1 .•■:•'.*..■■ ;;^ • .' '."■".- ^'• . i.
•-: .i: -::.'-:;.- ;■ :.i ' .' .- '"vi-j-r -^ • w : '.••
derniers ont le droit de s'y opposer si la personne qui se présente pour l'acquérir leur déplaît pour une raison quelconque..
En relisant ce que nous avons dit sur rorgamsation de l'espionnage, on comprendra qu'il doive en ôtre ainsi, tous les habitants d'un quartier étant solidaires de la faute que l'un d'eux pourrait commettre.
Il y a une condition indispensable à la vente de toute maison au Japon : c'est que l'acheteur verse un droit de huit à douze pour cent dans le trésor commun de toute la me. Cette somme sert à l'entretien de cette môme nie.
Des formalités non moins minutieuses sont nécessaires lorsqu'un Japonais désire voyager. Il faut s'adresser à l'officier supérieur de la police de son quartier, faire connaître le but du voyage qu'on se propose d'accomplir et le temps qu'on restera absent. Tous les fonctionnaires de la inie doivent apposer leur sceau sur celte demande, et c'est le grand oSlcier qui décide s'il y a lieu d'accorder la permission de voyager. Ce chef do la police se nonune ottoM. C'est lui qui veille à ce que les patrouilles de nuit soient bien faites, et qui tient le registre sur lequel sont inscrits les habitants de toutes les maisons de son district. En outre, c'est lui qui enregistre les naissances, les décès, les mariages. Enfin, il est^a^ bitre de toutes les discussions qui chez nous ressortent de la justice de paix. Il décide en dernier ressort*
LE JAPON. i8f
La justice, qui se trouve si intimement liée à la politique dans Tempire du Japon, est souvent aussi bizarre que cruelle. Par exemple, si un homme est attaqué dans une rue, et qu*en se défendant il tue son agresseur, il sera décapité, et les habitants de l'endroit oii aura eu lieu la rixe seront punis sévèrement de plusieurs mois d'arrôts, pour n'avoir pas séparé les combattants. En vain prouveraient-ils que, enfermés dans Tintérieur de leur habitation, ils n'ont rien entendu, que par conséquent ils n'ont pu aller séparer les combattants ; ils serontcondanmés, et, dans aucim cas, la loi ne reconnaît pour eux de circonstances atténuantes. La seule faveur qui leur soit accordée consiste à leur permettre de faii*e des provisions à leur choix pour le temps où ils seront aux arrêts chez eux.
Voilà pour l(»s personnes qui flomeurent à Tcnflroit mt^mo où le meurtre a éW* commis. Quant aux autn;s habitants plus éloi^jTiés de la rue, ils n'<M:liapj)^*nt j);is enti»'»i'ement aux ri«;ueurs de la loi; ils sont cond.'minés h de certains travaux puJ>lirs. L<» s^futiuM'ut df la démocratie, qui S(» nuMe p/irfrus ;iux n;.MM-iiiM« «l'un al)Solutisui(? sauva;je, vcMit qu'en j»;in'il '■» I'"punitions infligées soient «mi rapjKirt din^t ;r.«' !'• raii;j:d«»s condamnés. Ainsi plus un lioniro*- *- ' •'!' v<' p.ir son «Vlucation, srs rirliess(»s ('\ s^-s titn j'io 8«'vén»ni«*nt il est puni.
T(»ut Japonais d'un ran^^ snjM''ricurji'»rt<- un ;//« ^îi rôté i»t un iH)ii:nard à la n-intun* : t-i d-'i "'•• 'Iu»'ivll«î il fait sinijiliMijf'jjt h* sinmla«n- A*- V' ^'••^- ''
180 LES CIVILISATIONS I>XONNUES.
derniers ont le droit de s'y opposer si la persoime qui se présente pour raoïuérir leur déplaît pour une raison quelconque..
En relisant ce que nous avons dit sur l'organisation de l'espionnage, on comprendra qu'il doive en être ainsi, tous les habitants d'un quartier étant solidaires de la faute que l'un d'eux pourrait commettre.
Il y a une condition indispensable à la vente de toute maison au Japon : c'est que l'acheteur verse un droit de huit h douze pour cent dans le trésor commun de toute la me. Cette somme sert à l'entretien de cette môme rue.
Des formalités non moins minutieuses sont nécessaires lorsqu'un Japonais désire voyager. Il feut s'adresser à l'oflicier supérieur de la police de son quartier, faire connaître le but du voyage qu'on se propose d'accomplir et le temps qu'on restera absent. Tous les fonctionnaires de la rue doivent apposer leur sceau sur cette demande, et c'est le grand officier qui décide s'il y a lieu d'accorder la permission de voyager. Ce chef de la police se nomme ottona. C'est lui qui veille à ce que les patrouilles de nuit soient bien faites, et qui tient le registre sur lequel sont inscrits les haletants de toutes les maisons de son district. En outre, c'est lui qui enregistre les naissances, les décès, les mariages. Enfin, il est ^a^ bitre de toutes les discussions qui chez nous ressortent de la justice de paix. Il décide en dernier ressort
doit r^retter de n*ôtre pas un peu plus exposé, la liberté individuelle étant préférable avant tout.
La division par caste de la population se rattachant autant à la politique qu'à Tordre social pur et à la religion au Japon, nous devons en parler dans ce chapitre sur le temporel et le spirituel de cet empire.
A proprement parler, c'est moins par castes, comme chez les Indous, que par rangs héréditaires que se trouve divisé le peuple japonais. Le préjugé des rangs est profondément enraciné dans les mœurs de ce pays, et tout Japonais, pour être respecté, doit vivre suivant les obligations de sa naissance. On peut, il est vrai, s'élever d'un rang inférieur à un rang supérieur, par le mérite personnel ou la fortune ; mais l'argent et le talent ne parviennent jamais à effacer complètement le péché originel d'une médiocre naissance. Les superbes imbéciles, ceux dont on dit qu'ils sont nés, ont au Japon un mot pour entretenir leur vanité et terrasser les esprits supérieurs aussi bien que les hommes vertueux qui osent s'élever jusqu'à eux : ils les aj^j^elleni parvenus, Geux-d du reste s'en consolent facilement en voyant qu'en en effet ils sont parvenus.
Les rangs de le société japonaise se divisent en huit grandes catégories :
La première comprend les princes vassaux héréditaires;
La deuxième, la noblesse héréditaire d'im degré inférieur à celle des princes ;
servir de ses armes, et que ses mains touchent le pommeau de son sabre ou le manche de son poignard, la loi le condamne à mort. Il suffit que deux témoins attestent le fait.
Lorsque par une cause naturelle, de maladie ou de vieillesse, une personne meurt au Japon, quelque obscur que soit le défunt, les habitants de son quartier doivent attester que sa mort n'est pas accidentelle, et que par conséquent nul ne saurait en être responsable. Dans certaines villes de l'empiie, notamment à Nagasaki, les cadavres sont soumis à l'examen des honunes de l'art, chargés de constater si la mort est naturelle ou accidentelle. Des prêtres bouddhistes se rendent auprès du mort et examinent s'il ne porterait pas sur lui quelque médaîUe ou scapulaire en usage parmi les catholiques. Une fois assurés qu'il n'a point abandonné la foi de ses pères pour notre religion, qu'ils traitent naturellement d'impie, les prêtres bouddhistes procèdent à son enterrement.
On comprend qu'avec cette organisation les vob et les assassinats soient rares au Japon. Étant pour ainsi dire certain de ne pas échapper à la police, les Japonais ne se décident que difficilement à commettre une mauvaise action. Aussi cet empire passe-t-il pour le pays le plus sûr du monde sous ce rapport; à ce point qu'on peut, sans danger d'être volé, do^ mir sa porte ouverte.
C'est fort bien, mais quand on pense au prix de quels sacrifices on acqyneïX. çeXXft ^^\xfea\fc ^^oAté^ on
oit rogfotter do B*êlre pss us ]mb Iberté individndfe étaoït frâËsalfe LadivisioDpttr eastede la popiffaliM haut autant à la poGtiqae qfBf à Totdie social fnr et .latéligkHianJapoB,aoHiêef«is eafairier e diapitie sur le lemfMd et le ^ginlBel de eet(
A pEOpireiiieiit palier, e^est mnjwi pair omme chei les IndoiB, que par rangi liMdiiaires pie se trouve dmséle peuple japonais. Le pv^ogé les nuoigs est prolMidénient euraôiié dans les uMBun le oe pays, et tout Japonais, pour être leqieeléy loitTiyie sairant les obUgalioiB desanafaHOKe.QQ peoty il est Tiai, s'âerer d*un laqg iuMiieui à un rang snpérieor, par le mérite persomiel on la fertune ; mais l'aigent et le talent ne parviem^nt jamais àefTaœr complètement le péché originel d'une médiocre naissance. Les snperi)es imbéciles, ceox lont on dit qa*ils sont nés, ont an Japon un mot ponr entretenir leur vanité et terrasser les esprits supérieurs aussi bien que les hommes Tertneux qui Ment s*éleTer jusqu'à eux : ils les appellent parvenus. Ceuz-d du reste s*en consolent facilement en Toyant |U*en en effet ils sont parvenus.
Les rangs de le société japonaise se divisent en buit grandes catégories :
La première comprend les princes vassaux héréditaires;
La deuxième, la noblesse héréditaire d*un de^ré inférieur à celle des princes ;
têt LES GIVILiaiTIOHS INGONIfUEg.
La troisième, lesprôtres et les idigieux indisfôiopr temeut; La quatrième. Tannée ;
La dnquième, les médecins, les employés ds gouvernement et certaines professions libérales;
La sixième, les innombrables marchands boutiquiers;
La septième, les marchands colporteurs, les ouyriers, les artisans de toute espèce, et les peinlz% les musiciens, les poètes, et en général tous ceuzqiiil,.^ par leur esprit, leur instruction et leur &culté spéciale, cultivent \m art et en vivent ;
La huitième et dernière est formée des payiaai^
agriculteurs et journaliers.
Les quatre premières catégories constituent Ift. haute société japonaise. Ceux qui en font parik jouissent du privilège envié de porter deux sabrei» avec le privilège moins envié, je le pense,^ de sW vrir le ventre en forme de croix. A ces deux piiih léges, l'aristocratie japonaise joint celui de poilflr une espèce particulière de larges pantalons, interdU» aux classes inférieures, forcées de se pantalomur différemment, ou plutôt de se vêtir imiquementdt robes superposées les unes aux autres. Il estdone toujours facile de distinguer un homme ap aux quatre classes supérieures de la société des bo8H|i mes appartenant aux quatre classes inféiie moins toutefois que le noble soit un espion, ca arrive souvent, a\xqyieV c^& Vi. ^ ^o\xi, Y^ssc^^tes
zvé, les animosités religieuses offrant seules ce caractère de persistance et de barbarie.
Quoi qu'il en soit, il nous est impossible de comprendre le mépris qui s'attache aux tanneurs, surtout lorsqu'on pense avec les manichéens que Dieu a écorché les démons, et que de leur peau tendue il a Mt le ciel.
Les Japonais eux-mêmes représentent le monde BOUS l'apparence d'un homme, et ils ont le bon goût cle ne point faire fi de sa peau en le représentant Scorché. Sa taille est immense, sa tête est formée du firmament, les astres sont ses yeux, les arbres, les plantes et toutes les herbes sont sa barbe et ses cheveux.
Mais ce qui tend à prouver que l'horreur inspirée par les tanneurs au Japon tient à ime superstition leligieuse, c'est qu'on les voit marcher par groupes de trois quand ils défilent dans les villes ou villages. • Ils inspirent ainsi plus de pitié par le prestige du ^Dombre trois.
■ Les Japonais considèrent ce nombre comme divin, jfls croient, avec d'autres peuples anciens, que le tertiaire se montre partout dans la nature, et leiuis fibres sacrés le constatent.
Ils comptent trois règnes dans la nature : le miï^ral, le végétal et l'animal;
Trois éléments primordiaux : l'espace, la matière % le mouvement ;
Trois principes dans l'homme : l'esprit, l'ûme et e corps;
i88 LES CIVILISATIONS INCONNUES.
Trois termes de son existence : la naissance, la ik
et la mort ; |?
Trois puissances intellectuelles : rentendemeot) la mémoire et la volonté ;
Trois mesures du temps : le passé, le présent et li Tavenir ;
Trois mesures des choses : le commencement, le milieu et la un ;
Trois signes de retendue ; le point, la ligne et b surface ;
Trois attributs de la matière : la forme, la denntf et la couleur ;
Trois dimensions dans les corps : la longueur, la largeur, l'épaisseur;
Trois figures géométriques radicales : le triangle, le carré et le cercle ;
De i)lus, les Japonais ont leur trinité divine, now le savons.
Les Hindou s on t au ssi la leur, composée de Brahma, de Si va et do Viclinou.
Les Égyptiens avaient la leur, composée d'Ammon, de Moutli ot de Koiis.
Los chrétiens ont nn Dieu en trois pei*sonncs, lei Japonais n(^, l'ignoront pas, et les lettrés savent san» douUî aussi que Platon distinguait trois modificatioiB dans la nature divine : TAtro, Tidée et la volonté oo l'action ; que les Grecs avaient les trois yeux de Jupiter d'Argos, les trois visages d'Hécate, les trob Gr«to\s, les trois Gorgones, les trois Furies, les troii|. Parques, les trois Ilespérides, les trois divisions d»
B anhnoMtfa lyHigff—nf ^feant twto 4>^<;»- ) de jfermtaDfx H de Uislmiii^^ i qu'il en saiL il acw» «t if PiiiM r 4e 4»WU' *e le mépm qui «sUidhe «me tmwwff> «ur- •nqu*on peiue arac: k^ martdhfawi <yw M^Sf :hé les dému», ^ ^w 4e iwrfusm iaudw Ai eddL
Japcmais eux-coteoetf A^tfïàieakni le «MXKfe appaienœ d'us ifecooniie , let ib xjut jk jbw :0uCit point fure fi de «n jieav ^«u Jie i^gicteiplwtt é. Sa taille <i;tiamHSiiiie,fiti lMe«0t jgii9iu6e<iv dent, les «Btre« bfjojEt tiei» y^^ux^ JUw Affaeei;^ jbw s et tooies Iw liMiiev iKtfit «a Jbiute^ 1^
s œ qui tend àpatiwerque ilMWWurJwsfûiée 5 tanneorc au Jajiuxi tksol à uue «upanitiCkiAJ use- ç***l gu'yii Jet vuît iuai-<ii4:)i' ^lai- ^ivuyt^ s quand il(^ déHieut daiit ]^ vIU^ uu vJtU4i|^. nfpiraxt ainsi jiiut de ^iiU( pai* le y»»$iti^ ûu « titjif.
Xapcmaif 'jautûd*^*j'eiit œ nozulreocffuitte ditûju. lient, ave»; d auti-et^ jieujie* ancâe)xu>, que ie iejfie moutï-e pitilout danc^ la joatUAf, et ieuiv ssàicTé¥ le 'junnlatent-
x»nj].iteu1 îî^ûh .•♦•;^et dauif la naluie : le mile r^iz^i] et i'tuiimal:
* *-iémeutf jiriui'.»rdiaux : l'eisjia'*, la xxmûh-^ KjurcmeL'l :
if jirinQ^iev caiit l'Iiinriuie : l'eiiprit, l'âme H If:
188 LES GIYILIftÀTIONS UfGO!V?nTSS.
Trois termes de son existence : la naisunce, li^
et la mort ;
Trois puissances intellectuelles : Tent la mémoire et la volonté ;
Trois mesures du temps : le passé, le présent é-: Tavenir;
Trois mesures des choses : le commencement^]!' milieu et la fta ;
Trois signes de l'étendue : le point, la ligne <^ ' surface ;
Trois attributs de la matière : la forme» la d< et la couleur ;
Trois dimensions dans les corps : la longueur, b { largeiu*, Tépaisseur;
Trois figures géométriques radicales : le triaD|^, le carré et le cercle ;
De plus, les Japonais ont leur trinité divine, news le savons.
Les Hindous ont aussi la leur, composée de Brahma, de Siva et de Yichnou.
Les Égj-ptiens avaient la leur, composée d'Ammon, de Moutli et de Kons.
Les chrétiens ont un Dieu en trois pei'sonnes, lei Japonais ne Tignorent pas, elles lettrés savent saoi doute aussi que Platon distinguait trois modifications dans la nature di^'ine : l'être, Tidée et la volonté oi Faction ; que les Grecs avaient les trois yeux de Jupiter d'Argos, les trois visages d'Hécate, les trob Grâces, les trois Gorgones, les tit)is Furies, les twà Parques, les trois lles^Tv^'e?»,\fe^^^is divisions
LE JAPON. f 89
I, VÈkfnée » les limbes et le Tartaie ; letirs trois , Ifinos, Eaqae et RhadaiDante; les trais tâtes ■bère» les trais corps de Gétyon, le trépei HkoLt sa lyra à trais cordes; les trois libations son temple, les trais rayons de la finidra de sr, le trident de Neptune.
I missionnaires leur apprirent anssf les trais rchies d'anges du monde chrétien; les trois ans de la terre, Gabriel, Séraphiel et Michaël ; ois mondes, divin, angélique et humain ; les mages, le triple reniement de saint Pierre, les croix du Galyairo, les trois clous qui servirent dfier Jésus-Christ, les trois jours qu'il resta son toufibeau, les trois vertus théolc^ales, la foi, irance et la charité ; enfin les trois demeures mes, le paradis, le purgatoire et l'enfer, voilà certes plus qu'il n'en faudrait pour frapimagination des Japonais sur le nombre trois, r suite pour leur inspirer une commisération re en faveur des tanneurs quand ils marchent par trois dans les rues et dans les villages, îst vrai que si le nombre trois est prodigieux 3ut ce qui s'y rattache, le nombre tm ne l'est loins, puisqu'il est le principe et le générateur is les autres nombres ; que le nombre deux est très-remarquable, puisqu'il s'applique à la madivisible, et que, emblématique des extrêmes, ire tour à tour la lumière et les ténèbres, la vie mort, le bien et le mal, le froid et le chaud, ur et la vérité, le mâle et la femelle, e\K.-
un CIVILI&1TI0N8 imconhum.
iii;»»-! ■;
Le nombre qwure a bien aussi son gn'il exprime la division de l'année en quatre, sons, les gaatre phases de la lune» les qualie cardinaux ; le carré, première surface qui m mine par des lignes en nombre pair; Im tre oreilles de Jupiter, les quatre anges dans YApoeàlypse de la surveillance des coins du monde ; sans compter encore les évangélistes, les quatre âges du monde, jles tre sources du Gange, les quatre fleuves de qui coulent des mamelles de la vache mia, etc., etc.
En cherchant Men, on trouverait sur chaque:
bre des prodiges analogues, jusqu*au nombre qui est le premier carré des impairs, et des propriétés est de se reproduire dans tous multiples à Taide d'une addition horizontale. Ftf j exemple : 9 multiplié par ,2 donne 18, c'est-à- 1 et 8, dont la réunion ramène à 9 ; 9 multiplié par! donne 27, c'est-à-dire 2 et 7, dont la réunion mène à 9; 9 multiplié par 4 donne 36, c'est-à-di»î ot 6, dont la réunion ramène à 9, et ainsi de suite*.
Mais on ne raisonne pas avec la superstition, nous voilà par la faute des tanneurs et du ne trois, jeté hors de notre route.
Revenons-y au plus vite pour compléter ce
* Cette observation est due aux Indiens, à qui d^aillenn, 4*1 M. Clavel, appartient Tinvention des chiffires improprement arabes.
hmg» par quelques détails sur l'année
I entsretient une année considérable. Cela tant moins nécessaire que la paix n'a été cidentellement troublée depuis longtemps ipire.
japonaise se divise en deux classes ; irde impériale ou troupe du souverain B souverain spirituel n'a pas le droit d'eu- 3 troupes à sa solde); 3ldats fournis par les princes vassaux, ière de ces classes formerait, d'après des lents qui paraissent exacts, cent mille faningt mille cavaliers.
IX troupes des princes, on ne saurait en approximativement le nombre, comme d'après la loi chaque prince ou )it fournir sou contingent d'homnicis vaae l'empereur le demande, on ne jnmt force militaire totale de Tempin) qu'en 'après la population entière du pays. Mais nent étant tenu secret au JaiMiU, on ne n»cisor à cet èganlfVarénius, qui écrivait L»u(lu XVII" siècle, porte reÛectif de Tannée u cliifï'n». iirobalilenKîiit exagéré, de trois tite-lniit iiiilh» raiitassins et cinquantiîavaliers. Il admin» le costume d(îH troup(»s ir esprit de discijjlirie. De plus, il les tient >rav(»s, et stoïques dans la fatigue et Irs
194 LES CIVILISATIONS INGOIimiES.
qui les premiers y pénétrèrent parla route deslfito |4 orientales. P
Les Japonais, qui reçurent les naufrage nslt beaucoup de bonté, ont conservé les portraits dao^P pitaine et du premier lieutenant du bord, AiitoBi|i Mota et Franccsco Zeimoto. Ce sont deux trêir»] rieux spécimens de Tart au Japon. Il est certain qt| le souvenir de ces deux hommes est encore enl neur chez les Japonais. Ils les fêtèrent, consenti] à les laisser circuler librement dans toutes les de l'empire, et trafiquèrent avec eux. Mota et moto retournèrent en Portugal comblés de sents.
Par suite d'un arrangement conclu avec le roi ou prince de Bungo, un navire portugais, de draps, de laines, d'étoffes de soie, etc., était i pédié tous les ans au Japon.
En 15i8, c'est-à-dire six ans après la apparition des Portugais dans l'fle de Kiouun jeune Japonais s'étant enfui à Goa, sur la de Malabar, y rencontra des missionnaires liques qui le baptisèrent. Plein de zèle pour la velle religion qu'il avait embrassée, et animé meilleures intentions pour les Portugais, il s*< tint avec les jésuites sur la possibilité de cal ses compatriotes, et leur donna en outre sur le merce du Japon de précieux renseignements quai génie essentiellement trafiquant des Portugais mettre largement à profit.
En peu de temps les marchés du Japon
8 ne Mmiaignt teoîr oootre dn ns, éHoB n'en soaiealpsHi l'aniie Uandie, tant à ne par leur adieiK
NDUSTRIE ET LE COXXEBCE AT JArOX.
trois œnt Tingt ans, en 154?, nn navire pcnv )arti de Porto en destination de Macao, en ai jeté hors de sa ronte par la tempête, et hoaer sur une lie qne Tobscnrité de la nnit it pas d*abord de reconnaître, le était une des lies du Japon, et ce qui parut igateurs portugais un malheur irréparable a puissanunent à la prospérité commerciale igal.
irire échoué fut relevé, et pour la première *apeau portugais déploya ses couleurs au ans le port de Bungo, de Vile Kiou-Siou.
ion était-il connu des anciens? On l'ignore : peut affirmer, c'est que l'Europe n'apprit ce du Japon que par les récits de Marco rs la fin du xiii' siècle ; mais cette découlait peut-être restée longtemps encore ^taies nations occidentales sans \e^^oT\x\^i\^,
196 LES CIVILISATIONS INC0NNUS8.
à certains autres religieux appartenant à difiMk ordres, lesquels s*y prirent maladroitement, oqb* promirent tout, et par suite devinrent la cause dek disgrâce des commerçants portugais au profit (la commerçants hollandais.
Les moines, se croyant tout permis, se miientci guerre ouverte avec les lois et les usages dupay^d qui déplut infiniment aux Japonais. Alors le gf** vernement temporel crut devoir intervenir enif puyant les prétentions du gouvernement spmindi qui ordonna des actions de grâces à Bouddha, pQ* la protection visible qu'il accordait à son Église.
Une ordonnance défendait, sous peine de moiM aux religieux de chercher à convertir les Japonûy en môme temps qu*elle défendait, sous la mM peine, aux capitaines de navires portugais de jff^ dre à leur bord des moines pour le Japon. Cedi mesure porta le coup le plus terrible à la prop»' gande reUgieuse, et les persécutions contre les » tholiques commencèrent; car ceux-ci, ne se tenail pas pour battus, continuèrent de faire des piorf* lytes.
Les Hollandais, qui ne s'étaient point occapésdl propager leurs doctrines religieuses, et dontleflCii but était d'agrandir leurs relations commerdalef profitèrent amplement de la situation.
Vingt ans après que le premier na^dre hollandiS eut abordé au Japon, les Hollandais avaient étaM une factorerie a Firando.
Cette factorerie prospéra d'autant plus que les PW
)rovisioimés de marchandises jKirtagaises, et urope connat les belles poroelaines de oe pays, i sait jusqu'où se serait étendue Tinfluence du rtogal au Japon sans la Hollande, dont le presr navire aborda dans je ne sais quelle île de cet pire en 1 599? D'abord ils eurent beaucoup à soufficir i Portugais, qui usèrent de toute leur influence ir Caire chasser les audacieux qui se permettaient venir ainsi exploiter après eux mij^ays qu'ils con- Sraient déjà comme leur propriété exclusive, is la patience est le génie de la race néerlanse; ils sulÂrent avec résignation les tracasse- 5 qu'on leur suscitait, sans toutefois lâcher d'une aelle le terrain conquis à leur commerce.
Une bonne occasion ne tarda pas de leur être îrte qui vint étendre leur puissance.
Un jésuite, voyageur au Jaj)on, que l'Église a caaisé sous le nom de saint François Xavier, conune î vient d'en canoniser vingt-six autres ces temps niers, avait rempU l'Occident et l'Orient de l'éclat ses victoires sur ce qu'il appelait le paganisme Dnais. Guidé par le jeune Japonais converti, il abarqua pour aller répandre la foi chrétienne is les villes et les villages où l'action du chef spilel du Japon se faisait le moins sentir, 'ont était donc pour le mieux, et le diable allait ? vaincu, suivant les propres expressions de saint nçois Xavier, lorsqu'un fait inattendu rendit lo jle maître du champ de bataille, fui Je croirait! le succvs du jésuiUi \)OtVîvoivtot^^v^
196 LES CIVILISATIONS INCONNinS.
h certains autres religieux appartenant à diSIMi ordres, lesquels s*y prirent maladroitement, otfr promirent tout, et par suite devinrent la cansedeli disgrûce des commerçants portugais au profit (la commerçants hollandais.
Les moines, se croyant tout permis, se miienitt guerre ouverte avec les lois et les usages dupa}i,9 (j[ui déplut inflniment aux Japonais. Alors le g^ vernement temporel crut devoir intervenir enif puyant les prétentions du gouvernement spiiitadi «pii ordonna des actions de grâces h Bouddha, pov la protection visible qu'il accordait à son Église.
Une ordonnance défendait, sous peine de tdo^ aux religieux de chercher à convertir les JapoW en môme temps qu'elle défendait, sous la wkâ peine, aux capitaines de navires portugais de pn** dre h leur bord des moines pour le Japon. 0»
mesure porta le coup le plus tenible à la projH gando religieuse, et les persécutions contre les * tholiques (îommencèrent; car ceux-ci, ne se tenfl* pas pour battus, continuèrent de faire des proit lytes.
Les Hollandais, qui ne s'étaient point occupés di propager leurs doctrines religieuses, etdontleseJ Init était d'agrandir hîurs relations conunerdak^ prolitùrcnt amplement de la situation.
Vingt ans après que l(i premier navii*e hollandil (3ut abordé au Japon, bîs Hollandiiis avaient étall iHie factorerie a Firando.
('ette factonjrie prospéra d'autant plus que les Pw
il est inconceval)le qu'ils aient pu s'y maintei longtemps.
Cette résidence ne se trouve séparée de Nagî que par un pont. Là, comme dans toutes les lui Désima, un mur très-élevé empêche les passai les habitants de se voir les uns les autres.
De plus, aucun bateau japonais ne peut appro de Désima au delà de certaines limites étroites, dant plus d'un siècle, le chef de la factorerie ho! daise, à Désima, fut contraint de se rendre eh année à Yeddo, accompagné d'une nombi escorte, aân d'ofErir ses hommages à l'empei S'il n'y avait eu que des hommages en form comphments à lui offrir, le mal n'eût pas été gr; mais il fallait joindre aux compliments un tribi iu-gent qui diminuait de beaucoup le bénéfice Hollandais.
D'un autre côté, voici en quels termes M. I de Rosny parle de Désima dans le Dicîionnam commerce et de la naiùgation.
a C'est un îlot artificiel situé au fond du poi Nagasaki, et spécialement affecté dans les dem temps aux Hollandais, qui s'y rendaient tous les pom* conunercer avec les Japonids. C'était une ritable prison, dans laquelle les agens néerlaiK étaient gardés à vue, et sans cesse soumis à d'î lissantes formalités. Cependant ils se conformer à toutes les exi^ewe^^ ^"^^ Tcv^wàaxms et du goai nement japonais \\\'ècçà^T^V'^'vi^,^^^iS3^^\.Naffls
fat conclu le nouveau traité entre les cours de Yeddo et de la Haye.
» L'importance de cet îlot a considérablement diminué depuis les derniers traités qui ouvrent à la Hollande, à l'Angleterre, à la Russie, aux États- Unis d* Amérique et à la France plusieurs ports du Japon, et notannnent celui de Nagasaki.,. »
L'industrie japonaise a été représentée au palais de l'Exposition , à Londres. Elle était digne d'y figurer avec honneur. Plusieurs de ses produits ont étonné nos fabricants, autant par la matière employée et leur façon originale et charmante, que par le fini de l'exécution. Les Japonais travaillent supérieurement le fer, l'argent, l'or, et quelques mélanges de métaux qui sont encore un secret pour nous. Us ne «e montrent pas moins habiles à façonner les diflérentes espèces de bois que produit leur pays, et le Iiambou dont Us tirent un si grand parti.
D'après le témoignage unanime des voyageurs, le Japon, si peu connu et, ce qui pis est, si mal connu €n Europe, compte partout des manufactures importantes dans tous les genres.
Mais que de trésors nous sont encore cachés ! On peut le supposer quand on sait que leurs por- <^laines9 que nous admirons tous et qui ont fourni tin mot à notre langue, le verbe japonner, ne sont ^ïtès-probablement que des produits de second ordre, ïes lois japonaises ayant longtemps défendu l'exportation des belles porcelaines.
Mais procédons par ordre, et voyons d'abord com-
MO LIS CIVILISATIONS UfCONNUKS.
ment ils travaiHent le fer,, le plus prédeuz 4m méh taux assurément, Men qu'il soit le plus cmmnnp Japon.
Nous avons dit, en parlant de l'année japomw que leurs fusils sont impar&its ; ils possèdent en aie vanche les plus belles armes Uanches du entier. En effet, les Japonais paraissent avoir Mlk' secret pour la trempe des aciers, qui rend leurs laa^Mj supérieures à toutes les autres. Leurs salirea tranchant d'un rasoir, et d'un coup de cette redoutable on a vu des soldats japonais leurs ennemis de la tête aux pieds.
Pour tous les objets où l'ader trouve sa plaœ^i Japonais excellent, et leur habileté à polir oe est incomparable. Ils fabriquent des miroirs en.adflr1 qui sont de bien peu inférieurs aux miroirs en vem; I et possèdent des fonderies établies sur ime laqi échelle. Leur habileté manuelle est incontestabkvrt ils imitent nos produits avec une étonnante facSËA Voici un fait qui le prouve.
Lorsque les Américains, jaloux des prérogativiftj commerciales accordées aux Hollandais, firent iMlj expédition qui se termina en i 854, par l'utile de Eanagava, ils emportèrent au Japon tout ce^ pouvait être de nature à frapper l'imagination de^ peuple et aie disposer à entrer en relations avaelfllj Ïltats-Unis. Le commodore Perry embarqua unJ entier de chemin de fer : rails, traverses, fils élaf çues, poteaux, \ocom.o\i\^^, ©tc.^ etc., avec le ; 5onnel nécessaire des cm^^fe^^^soai \^^stsssst^
. w-if^^ . A^T - —
ir-
f9f £S8 GlYILI»ÂTI0]!m IHGONlfUEB.
mais oomiiiBiit oûixâaiiuier BérènoMBl T^ÊfÉÊi iQottM et la supezirtitioii chfiK les JâpoMi^ ^l|iM noue svoxib tu certains de noe jnrélafs ftnngrii^'lt en Mnimmt les locomotives, expiîmer sarktil mins de fer des idées analogues. - '
Pour Men Ëibiiquer il &ut avoir de boM mM Les Japonais en font 'd'excellents. Leur ooatÉ|i| est trâs-estimée, même des Anglais, qcd «e d'exceller dans cette branche de rindmtrie»
sdes sont si belles, si fines, qu'ils pearesl bois le phn dur, par morceaux d'un mil] paisseor.
Nous en avons dit assez pour donner mûri l'habileté des Japonais à travailler le far efrl Ajoutons qu'ils ne se montrent pas moins fiiçonner le sawa.
Le sawa est un amalgame de cuivre et f cr, ^ les Japonais savent colorer en bleu et en moyen d'une certaine encre dont la nous est entièrement inconnue. L^eJBTet de loration est très-joli, et nous signalons à nos ! tiers, qui cherchent du nouveau, les sawa, qui pourraient bien jouir de la vogue de nos élégantes, forcées de continuer à se d'or et de diamants, ce qui est monoloney outre un peu cher, à ce que disent les dames.
Les Japonais connaissent depuis destea^ moriaux la &Lbr\e;a\^Ti &»l ^^tc^, ^^ «sfM colorer. AatreMs VV^ ti'ê i^\'^^«ïi^'Sf*®x^'*
204 LES CIVILISATIONS INGOIfNUES.
Papier à lettre pour les gens de classe supérieuie;
Papier en usage pour envelopper les objets donnés en cadeau;
Papier spécial sur lequel les habitants du Japon se délivrent entre eux des certificats de bonne vie et mœurs quand ils désirent déménager, voyager, etc.;
Papier mouchoir de poche pour les hommes ;
Papier mouchoir de poche pour les femmes ;
Papier imperméable pour vêtements de dessus;
Papier à Tusage des enfants nobles qui apprennent à écrire Talphabet ;
Papier ditopour les enfants roturiers;
Papier transparent pour tapisser des carrés desônés sur les portes des maisons ;
Papier destiné à renfermer les herbes marine» dont il est d'usage qu'on accompagne chaque olgel donné en cadeau ;
Papier à l'usage des poètes (fimeste papier) ;
Papier en usage dans le grand monde pour tapisser les portes ;
Papier sur lequel des sentences morales sont écrites et dont on borde les portes de certaines maisons;
Papier sur lequel les maîtres d'écriture écrivent des modèles pour leurs élèves ;
Papier pour envelopper les joujoux ;
Papier à lettre spécial pour les dames de haute lignée;
Papier spécial çowï émre les ordonnances demé* rfecins ; m
terie, chaque ligne, chaque veine du bois est pai tement visible à travers.
Tous les Parisiens ont pu voir des parasols > nois exposés chez les marchands de curiosités, ) tout depuis le retour de nos soldats du Cèle Empire. Le manche est en bambou, et la carc est faite d'un bambou aussi, exactement seinbl au manche, mais scié dans toute sa longueoi morceaux très-fins et d'une égalité parfaite e eux. Le plus gros de ces parasols est, en dépit son aspect massif, plus léger que la plus légèn nos ombrelles.
L'étoffe, qui chez nous recouvre les parapluie les ombrelles est remplacée dans les parasols cfaii par une espèce de papier huilé, excellent pour rantir des rayons du soleil. Ce papier est collé côtes du parasol, en sorte que, lorsque le mefi préservatif se trouve fermé, les différents côtés le composent s'assemblent si bien et si étroitem( qu'on croirait voir le bambou tel qu'il était ai d'être scié.
La forme de ces parasols, qu'aucime pointe i gante ne termine, peut ne pas nous plaire, et wÈ prêter à rire , tant elle nous paraît bizarre ; maii on les examine avec soin lorsqu'ils sont ouverts, ne peut s'empêcher d'admirer la précision du t vail, surtout lorsqu'on sait que ces parasols » extrêmement communs en Chine et qu'ils se vend pour presque lien. Etibienl des parasols analogo et même d'\m travail ^\\vç.toû.^ii<î^"tfe^^^'$iB^
L£ JAPON. tO'i
se faluàquenl dans toui It'iujun* du tlii]uiii. \v \iurasol ^liien qae le rJinial dr ce ]wiy> suii Ln'y-lnml QQ hÎTei') éiaul sTt^c IVroutiiil Ir lutuililc* iiii1i>|k*ii- BaMe à tout Japonais.
Au reste, la Jaloùaiiiim ili'> tl:i]Hiii:iis c^si JCiMM^rAlement pluf: £nie et jilus solide que ivllr do ( ilunni?!. bien que l'elle-d nous eu mur siuivriit )wir er> drii\ qualités réunies dcins des oltjtMii d'un iisrige xuli^nitv Dans la fal^iàration de loui> iniïdniîs, r4injïMr dAn> leurs institutions sodales. les •];i]Mm.'iis MMiihlenl éprouver du mépris ]>our loul ee ()ui est iiiiixiMtuiv Les moindres objets, el jusiju';i leurs e4ii>Ne> d emballage» sont d'un Uni reiuan]u:i1ile et (rmie wUi dite à défier nos anrieus muhiges, ee (|ni uo>\ |irt«i peu dire.
Les Japonais, qui doivent aux Portugais I nn|Hir- ^tion du tabac, absolument iueomm au •la|iiin a\:mi l'arrivée des Portugais dans et^l empit*e, «m t. depuis •Ongtemps déjà de vastes in:inu['a(Muivs dt* taU'ir a Vuner. J*ai vu, avec le m()u<*h()ir en iMipiei^ dans le Cabinet de curiosiU''s do M"* Whalely. im i'»e.lianiUon de tabac à funuu* jaiHUiais. Il esL taille^ >ar filaments, et préseiiU^ r.ispcM'i dt* chanvre i»Illlé ^8-fin. Sa couleur est d*nn hrnn tirant sur h* janne. T'en ai mâché quelques IuûImîk, et il ma jwirn d'ntm taveur beaucoup moins prononcée que notrn UlImic. lançais et que le taliac de la Havane.
Le saki, qui est aux JaixiiuiiH œ qun la hiêre ent ^m Anglais, ce que le cidre imt aux NonnandM ot ^sz Bretons, ce que le via est à t^njs œiix qui ont
le moyen d'en boire, le saki est Tobjet d'un commerce considérable dans toute cette partie de l'extrême Orient qui nous occupe. Ils ont des brasseries immenses de cette espèce de bière, et les distilleries y sont aussi abondantes. Des ouvriers jmr centaines de mille sont constamment occupés à fabriquer des nattes, des chapeaux et des souliers de paille. Les ambassadeurs du Japon et leur suite nous ont Ëdt connaître les coiffures de ce genre.
Avec des fabriques de cotonnades et de soieries, les Japonais tissent une étoffe particulière faite de filaments de plantes dont nous ignorons le nœn Cette étoffe a l'aspect d'une toile de crin ; mais eDe est infiniment plus souple et d'une transparence de gaze. Un Anglais ayant rapporté de Nagasaki un habit et un gilet faits de cette étoffe, on pouvait ('ompter à travers la poche de son gilet l'argent qui s'v trouvait et voir l'heure h sa montre.
Deux ou trois mille balles de soie étant arrivées dernièrement du Japon à Londres, elle fot reconnue pour surpasser en finesse, en force et en régularité les plus beaux produits de France et d'Italie.
Jusqu'à présent, la France est obHgée, pour ses achats de soie du Japon, de Chine et du Bengale, de passer par les facteurs anglais, qui ont su monopo- Hser ces produits si précieux.
Espérons que l'achèvement de l'isthme de Suex, en modifiant profondément les conditions de notrt commerce avec ces ôiSfeTeuX.^ '^^l's>, ^^^^^n^'^'sss.
ai: Tia?. saiir -^ > r:L-J-^:.': l^- .-îrîîiHs^^f*-
*î i-aJÇi JUt -^ : . - c .»-J *v-: , ^u *^ i*-.-
: Û-E: ZliLii- Jl;- ù r:. >■ J :- - :
sur .- -. ::
MO LIS GITaiaiLTlONS niGOlIllIJIS.
aint^ de papier, d^aiUeurs» est trèsHBolide et la pluie.
Entre la boutique et le logement du japonais» il n'y a généralement pas de par conséquent l'acheteur peut voir d'un BBok-i d'œil rinstallation tout entière des hommes : de cette cat^iie de la société. Crén^ dorment sur une espèce de pliant dont la exposition universelle de Londres offre un et très-joli spécimen.
Quand le chaland entre dans une boutique ji naise, il dépose à la porte ses sandales de tressée. Les étrangers qui, ignorant cet usi^( %'oulant pas s'y conformer, entrent avec leurs sures, passent aux yeux des marchands du pays' des mal-appris, dçnt ils se vengent en leur payer la marchandise le plus cher possible.
J'ai trouvé chez un libraire de Londres un petit livre à l'usage des Allemands et des qui, ne sachant pas le japonais, veulent néani se faire comprendre des marchands du pays. Je duis quelques questions et quelques réponses, donneront une idée de cette langue.
— Bonjour. — Aon nit siwa.
— Quel est le prix de cela? — Kodo nedmi ikura simasu ka ?
— Vingt-cinq taels. — Ni hiak gozu me
— Pouvez-vous me le donner pour vingt tad Ifj/ah fatsizu me-ni o mdkeuu V.a^
nr
un intéressant article publié sur cette ville dans le Dictionnaire du commerce et delà navigation, Nagasaki ^tait la seule ville de Tempire ouverte à quelques étrangers privilégiés, aux Chinois, aux Goréenfi etanx Hollandais. L'importance commerciale de Nagasaki, amoindrie par suite de l'ouverture de plusieurs autres ports du Nippon, a encore diminué par suite de l'empressement qu'ont mis les Européens et les Américains à établir leurs comptoirs à Yokou-Fama et à Kanagava, locî^lités très- voisines de Yeddo, résidence du grand prince. Néanmoins on peut encore dter Nasagaki parmi les grands centres du commerce japonais, et môme la placer, au point de vue européen surtout, immédiatement après Ohosaka et Yeddo.
L'écrivain Siebold porte la population de Nagasaki, pour l'année 181 G, h 26,000 habitants, sans compter la milice et sans compter les prêtres et les moines bouddhistes, qui consomment beaucoup et ne produisent rien, et qu'on évalue à 6,000. Aujom^ d'hui la poimlation de cette ville s'élève à près de 46,000 habitants, presque tous négociants. On voit que ce n'est point une grande cité, et que son impo^ tance est exclusivement commerciale. A l'époque où Kœmpfer écrivait sur le Japon, il y avait rarement moins de cinquante navires ou jonques dans le port, non compris quelques centaines de bateaux de pécheurs.
Mais si la ville de Nagasaki est petite, et si le climat en est très-chaui eiv ^V^ e,\»Vcvi,'àA\^\(L q,\l hiver,
arait néaninriiiii» rjfl rir d«;i> aisWWf itntUi ^ «H M ■ <ii Y en iait iiue deH'.rijitûju pitun^fequir. bÀta-. au pied d'une f'jAïm*i, la rilU* di: fiiifi}^a»uiij m ^marquer tout d'abrjH par U n^ieiiliinU: 'ii: aur ît par Taspef.! jiitl/ir^rkqu^ qu*: dfjfiuirtjl a b/ijjlartiers b-n janJiij»- ':•:: ;;%'jiMïiiruf iiw imi/iUi
Les maisoilh ^iZjt Jf ;:.*!- îa Ji:tj]j2ir1 j^'ij ^û;v^:i:.-
nt qu'iiii t'Anu.^ : ^\\*i^. wmi *Àniti\r\iï\MT É?fi UiAr terre mélaji;:»^ 'i*r ;i^■:l^: iia<;]i/i!i- «ii, jAipu:! ace le vitra^*f ajz J«-îi^i.'irf a'^ji' *i- u</iiiui« !»■
aine par d«^ ar?<rV*':4^ 21i;j1ja'::j/;3^ija I^ JuauUsiif
.cades eM '^;:ajf:;**';.i ^'j^mij»»: ; ui. ii tî^t-iiaîulice. Lm» "Jirr^ïu*- û,'.\ia'^ruU avji iiiis/iujU'/iJi*: oralement piaui-*»: '.' <:.?ifi»» ifi '.i; ^i jçi^uu^ o 4jl nt, et rii<2 ^*fib Ja;#<jiuij:^ uj. jmtc aW.?; «hj .*
> :T ■■.•■» J..' '.:. . •■ ■..»-.- vr-.- ••*^-"- "if ,...j/.
214 LES GIYILISiLTlONS INCONNUES.
arsenal, une prison, une maison de santé» et m soixantaine de temples où les voyageurs reçoivent; plus cordiale hospitalité, tant dans Tintérieur qu'ai environs de la ville ; il faut mentionner aussi, BlU la factorerie de Désima, la factorerie chinoise i TO'Zin ou Jariki.
La province de Fizen, dans laquelle se trouve '. ville de Nagasaki, est une des plus fertiles de Toi pire. Les fiefs ruraux s'étendent sur un espace i 13,426 matsis ^ Pour donner une idée de lalerf lité de la terre, il suffira de constater que le riz^l'oijÉ et le froment y croissent assez vite pour permettt une seconde récolte chaque année, consistant Ofd| nairement en légumes. Les impositions fon<âèii| de ces fiefs s'élèvent annuellement à plus de qw torze millions de notre monnaie (561,437 kocs).
De tous les étrangers qui ont eu la permission , différentes époques, de faire du commerce avec! Japon, les Chinois ont été généralement les plusî vorisés sons tous les rapports. Le prix des marchai dises leur était coté par la chambre de commerce jl ponaise h un taux moins élevé qu'aux Hollandaii^ Désima, et ils avaient la liberté de résider dans pt sieurs villes fermées aux Hollandais. Aujourd'ln les Européens et les Américains, grâce aux de commerce qui ont été passés dans ces dei
* Les mesures linéaires géographiques au Japon sont kii vantes :
Le matsis èqul\a\aTil k \V\mUres 540.
Le rt ou lieue japonais, mftsvsLtwv\.W^Vl*î»\s^\x^'i>v^.
IS A'flVfJII •;:-:: . -' •--#••-.• v*
un t' trz"'
jr* r,»
216 LES GiyiLISA.T10NS INCONNUES.
nuxinaies du Japon comprend treize modules d deux d'argent et trois de cuivre. La forme de ces férentes pièces de monnaie varie souvent avec 1 valeur. La principale monnaie d'or, appelée fto-i est de forme ovale ; sa longueur est d'environ di pouces et demi sur un demi-pouce de large. Ck pièce est très-mince et se pUe aisément. Son pd d'après deux spécimens concordants, est de grains. Viennent ensuite le itair-bon, qui vaut quart du ko-bon. Sa forme est]entièrement diffiâre de cette dernière pièce. Elle est carrée, épaiî longue de trois quarts de pouce sur un demi-po de large.
Si nous examinons les pièces en argent, va trouvons que la plus grande, dont la forme est en d'un domino, pèse 134 grains et demi.
Dans la monnaie de cuivre, nous signalerons i pièce ovale de cuivre rouge, épaisse et mesur deux pouces de long et un peu plus d'im demi-po de large. Pour comble d'originalité , cette pièce percée au milieu.
A côté de ces pièces deTmonnaie en or, en arg et en cuivre, il y en a qui sont un composé d'oi d'argent presque en proportions égales.
Le papier-monnaie a eu cours à plusieurs repri au Japon, suivant les besoins financiers de cet e pire ; il est aujourd'hui retiré de la circulation n'est autorisé que par la chambre des comptes, p J 'achat des marcYiaiiàise^ ^a^onaises. Un fait ti remarquable , dil \e docvoxveviX. ^xs^jf^^ T^ss<à& '
nintDiifi ces liétùL"?, ■:•*?« jk jm^çi^cr. j^tçL :^'^ù:. itre elles les mijQa:ii«*ît ^nQt.cjiL.^*-:^ Ln.uttt -iii. jitîwir 1 monde, le» Japi.-CAU iC:: J«:rir»jrn- ■• k w. j-i^o.iî'. > )ret de Tar/ent *-..,taz..-. j^t ^iz^c^t i j'u^.v ;-. -^ în sont furmrKrïî-
Ce dûcumt^nt ajoi-V r-ir. ;Â:l:^ jt'.Jî L.tz:^^ ir:.: mposidon •*t L»=rMr- j^l . :i.r:î j-:«.v.OM^;ic^. --* :i.^i.iesjaponaiâ^v^Crr^-V::-: rûr^r^r-i^ ■.j-c...-.*-ji.^j>j:^ i mettent k- «visy-i^: iLi.-:r--i î'^ > -.sç '.vi.%- c*!: itirs des autnr* •yrv:::J::-^I:L.■:.•:U;.Jv^ «v. i:l^ .-l* :^c . Qiielquf-s m/.* ::-':.-jl> :>:-'. ^JJ >•- ijl-ijv--;* .r.^- } passés •i^ml'^r'riL:-::.". lv--. It Ji]>.\L. D'après I»,* :r:i.V: ■!•: '.-.c:jLLfJv-*r •.■.-i^-.îu av**..- lt■^ ats-Unis au Kiiib-.i<.v»c. ..--ii l*ii4, if Jai^ju '.«uvjv i iméritpifr r-r? i-rui j-vi'i-ï ^«r >hii'j'Lix e: ut* liaîiviilé.
L'\ni:]f '*-:':••' :.- j''. /^•■^: J" - *'•'.'.> lli ■::> i;iv«.'n5.<'i u» la n']/.ii/.i'3">- <:::j''rl'.-. ii^t-. ci. ijui l^•i;»-^ :ut.'i> irnsla sijn:a!i>.'«r Ju :;î»Jvé aii^érl. <iiii. àt* i^iM:\»-riii-ent bril-'iiiulq':»:' îi^iii::! .'.. >' u *our un traî:»' li ajui- • t*{ <!•? ^:o^:l:Jl*^• ■ e av<- • 1*- J;lj«uji. Par iv tiaitt'. lr> [jj:l;iis nbiinivut l'nuvHj-tuJv dt* UiuIh!; 1rs ]iu-li»'s «ii; ipt "!e Na;::isaki. à la >*fuW cojniitioji lif m* «-i.miIi i-- »?r jMjur l«r iJj*niil]a;^H aux iJi!?tnii;tiMii> ilr. ;:iiin»'rineiitU>"al. L*' ii-;:l»'Ui«:'iit aji;:!ai!- jmm'U' . 1" ciiif li> .viivs iJevniut uiouiH^r <mi il<'«laij> di* JV^iiii;!. «M \ Leijdr»', avant d'avoir aucuu».^ rdiiiiuiuiii-aliMii a\i'i terre. 1 ordiv d<' l'aukirité : if" qu iiijr MM-a ji;i>iJ«''arçé «1 anji»'s à Ji^u : o" ijin* jjerMjijni* ni* di'iiar- «"/a sur ]«*ii îles ; i" vovez la dOVvivu*'** vV> Xa\^n-
218 LE8 GiyiLISA.TIONS INCONNUES.
nais !) qu'on ne prendra aucun sondage et qu'c promènera aucune embarcation ; 5® enfin que, le cas où Ton désirerait entrer en communie av c les autorités locales, on devra héler vm barcation d'un haut fonctionnaire.
La Russie de son côté a voulu entrer en rela avec le Japon, et les deux empires conclureu traité, le 26 janvier 1855, par lequel Nagasaki également ouvert à la marine russe. Les na moscovites furent autorisés à réparer leurs a^ et à renouveler leurs provisions. Il fut aussi venu que les sujets du czar payeraient leurs a en monnaie d'or et d'argent, ou bien, à défaut pèces, en marchandises de leur chai^ement évaluation d'expert. La Russie eut par ce tra droit d'établir un agent consulaire dans le poi Nagasaki.
A leur tour, les Hollandais, qui virent leurs ciens privilèges très-atténués par ces difierents tés, firent des démarches auprès de l'empereur 1 porel pour étendre au Japon leurs moyens d'a( sous le double rapport de la politique et du c merce. L'empereur céda aux instances de la 1 lande, et une nouvelle convention fut conclue e ces deux nations le 30 janvier 1856. Parmi les si lations de cette convention, il en est une qui î vivement toucher les négociants hollandais, jusi là confinés à Désima comme de véritables pri niers, et soumis awïL Tc^a^wc^'Si V'^^ ^lus vexato Cette convenlioiv ^ot\.^ c^^ \^'$^^^^^x5l\^s^ ^
jftté de est arlrsi^ gn. T^ar. ax" w^j»!?»»-
Entres oui. at irjcr y *rv» ^i* ffew^ aies, se soir w? srjBV joniw^ïanu ^^■
itage : gin- >- irarfw.-r >?. m^j^^ ^r^wr*:-
irlesjoDgv* m-ij/H^ 'a >»• ^mf- i*lÉ-
, tel* çip- jisL- TitHsj/jsjTfc» »ji^p^ ^ ttM**^ Bon? iJj-'JCi-^ '5»- 'r; »•;?
no U8 cnriugAariONS nfcoraran.
« Le. poxi de Nagasaki sent ammi^ à 15 août 1859, an. commesce et aux qui pourront y résider d'une, manière avec le droit d'y affermer des terrains et ^ «lî ter oad'y construire des maisons, et daanâppi
» Aucone baxsière ne sera, placée poeès ém 4 meuBBs françaises pour y renfhmiar kuk ou gêner leur Hlute drculation.
» Les sujets français auront le dsoîL de à leur gré tout le domaine- impérial dans- ia^ nage de Nasagaki.
» Llexerdce de la religion cattLoQqpe et des édlfloes pour le culte pourront étm dans des endroits particuliers.
» Les Français ne sont justiciables que de M consuls. I
» L'importation et roxportation de toutes les mu' choudises qui ne seront pas de contrebande j/am ront être effectuées pai* nos nationaux» 8ans.§i9i aient à supporter d'autres charges que les diflft stipulés au tarif convenu ; à Texception des tions de guerre, qui ne pourront ôtre vendues gouvernement japonais et aux étrangers..
» Les Français pourront acheter librement Japonais et leur vendre toutes sortes d'articles Tintervention d'aucim employé japonais.
» Tout négociant qui aura, payé les dmitS' pour les marchandises dans un des portv aof pourra obtenir de \a àûMane japonaise un car de payement > qui loi ^ttol^X^oa. ^ Xx«sfi^£s6a
tes mâTchandiaes 4ari« I Un d«fff hntnn {i««it« oix-
rts, sans qu'on pui.-^^^' lui Mibim^r «i«: noiiveaui
dits.
» Toute monnair; <ftrin:r^rwr <ifjr4 'r^rins an Ju{xin,
passera pour la valewr 'i*: Jï/jn {x^Ms» lymiifur*' :i
lui de la monnni»; l^xi/jtrai-i*: :i:L:il*j'^"j: .
sEnfinlc yoiJvf?rri»-rii-:i-. î:;i:.'aS « ; ^< -^ t:;j«*te j«>iii-
nt librement du Uyi-t :*r- ^/nviV-v^^*, i.'nnjunit*'^ * t
rantages qui on* *:♦/? ^j; 'Hr:-ai»\'.*. .* . a\«-.Nii- a*>
Œdés par S. M. Y'r.ni^fr*".: *\u Jîi;y;'j atj ;i«;uvvrn«i-
lenl ou c'IUX SUJ»?t- tir l.U\r :iK\l-*: natX'jiJ. »
Voilà certes d'?* ;* va :i* y ;:•:•?? ri-iati!:^ jjnVii-uA, il rat nos conlIlatrj'Jt'^^ saunjnl un j'jrjr jjn.ilit4*i', il tut re5i)»''r*'r. La :«>i-ta:;r'* 'J«,'>? Jaj><^jiai:f à^' mêler tt nations o^"■^J<'IJ^•l!♦.'* va s'aîl>iib!issa!Jt <;liaqiit? Ur, l't «ora '•o.'jjj'.li's^v i.ri» v;«iîj<-tii.' «J/ijis ij!f l4^jnj»s I»[iITh'1i»', ]».•»:■ ]•; ;..''j.'- - <'"-i;.il t"iil i -lit :•■]■, ijui, 1> ♦•fli'"a';" «ju-" ]■ * .u.-:;!-'^ -i*.' ;jij''i'ii.', j-imjm'J'si- Jis ilraill».\'î ♦.•n iH'îji'î:;i:,t ;.> i -].■;•] !?>. IV t'iiis ]•-« ijj'At;,* ;.:■«■;.:<■< a J.-'.in' j'i'Ulici" li' Ja- Xi'l.'iii* !•* ijj''1jv.i:j''J]î ij:.jv<'i>i;J. iJ ij'i-ii rsî ji;ibi!i' '!> j»n'ijj;.t '-î ']■' j.lii- -'r ijik.» J'iu'Jnî-li'ii' i-i !«'
mi:i'*:-»'*'. K:j «'iî'-t. iji.;;!]-.; S'ilJVrut un m* rfnil srf-
Tipip ^i.iK iijt.'ri'^t- ji.'iHi'.'uiJJTs ^I;^II^ I iiii]usli-ii' r( Ir 'Din»'!*'*'-. un .•p*i""ijjji!il <'ii iv'-.-ilii.'- uni- m'iivit ilirirvj ■^tnt'^w'i.] <jnij! I;, j tji'i; l.'i is;in!<' jiiMin'n'M* sV'ti'iul pi'if:jj«'nî àt'nis ji:i]- ]•■- luijîr li'-i}^ jjiNsLi'*rirn\<jMi *^'"!jt ]•'* h'-iniijf'-: »*iil:i- ri!\ f'ij assr»riant lnir>
2S1 LES CIVILISATIONS INGONIVUSS.
toutes les connaissances humaines, cette grande |.^ fusionniste de tous les intérêts matériels et monrax» rien certainement, dans im temps donné, n'ann plus contribué à la conquête morale de l'Orient pir rOccident, que Tœuvre immortelle poursuivie aiec une énergie d'apôtre inspiré par M. Ferdinand de Lesseps.
Il est incontestable qu'en devenant plus fréquentes, nos relations avec l'extrême Orient deviendront plus intimes, et qu'ainsi ces nations ombrageuses, en apprenant à nous mieux connaître, apprendioM aussi à nous plus respecter. Leur dédain systématique pour ceux qu'ils appellent encore les barbaiei de l'Ouest cédera devant la lumière qui se fera partout autour d'eux, et la fusion des intérêts sera nécessairement suivie un jour de la fusion des idées.