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268 LES GITILISÂTIONS INGOniflIES.
remarquable, ne bougeant que lorsqu'on les pousse, ne se brisant que lorsqu'on les brise.
D'un autre côté, mes dialogues avec les morts risqueraient fort de n'être jamais que des monologues très-peu récréatifs.
Pourquoi les esprits ont-ils des préférences, et ne se manifestent-ils jamais que dans certains locaox arrangés pour les recevoir, et devant un certain nombre d'adeptes? Si vraiment l'espace était rempli d'esprits inteUigents pouvant se manifester à nonSi comment ne le feraient-ils pas un peu pomr tout le monde ?
Les esprits ne sont pas indifférents aux choees d'ici-bas, puisqu'ils font éditer leurs ouvrages chei M. Ledoyen, qui leur tiendra compte d'une partie des bénéfices provenant de la vente des susdits ouvrages, dès qu'ils cesseront d'être esprits pour devenir hommes ; comment dès lors l'esprit de lamêrt défunte, par exemple, ne vient-il pas, en se manifestant directement à sa fille, la consoler de sa douleur, lui prodiguer ses conseils et fortifier ses espérances en un monde meilleur? Comment l'esprit du malheureux courrier de Lyon assassiné ne s'estril pas manifesté aux juges pour éloigner de l'échafaud l'innocent Lesurques? Comment les esprits de ccui qui furent nos parents, nos amis, avec lesquels nous serions si heureux de nous retrouver, qui devraient être heureux eux-mêmes de nous parler et de nous conseiller, restent-ils muets? Et pourquoi parlentils de préférence, ou plutôt exclusivement, à ceux
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1 insUiTit a!ime;;:^ que «» so.r.i:r-îi>r,4 rï,v4ïs d»?s espiils htons et mauvais ; on quoi, ;o lo le, cela empôclierail-il les Ivus ospril*, \\\\\ ngent parfois iK)ur si ikmi Ak> cIu^^ et )\,irIoni Mit pour ne rien «liiv, do nouii ilielor lUnvli»- >rtains bons avertissoinoiitM ?
in : pan ! pan !
ui est Wi?
e<t moi.
ni ç^ v, :>. * >. :^s: iv* i^}vn490.
270 LES GIVILIfiÂTIOlfS IHCOlINinS.
plus exactement» Tespiit de ton oncle. Je mot 11 dire que tu es nn double sot de te laisser mangir! la fortune que je t'ai laissée par un cheyalier d^j dustrie qui se dit ton ami , et de te laisser tromper! grossièrement par ime iatrigante qui veut se fiôn' épouser.
— Mon oncle !
— J*ai dit, et je repars pour la planète Vénus qi»| j'haMte, et où, entre parenthèses, les femmes saut si l)elles que, pour t'en donner une idée, j'ajoutais que les femmes comme ta maîtresse sont ici nos crar pauds.
— Pan I pan 1 pan 1
— Qui est là ?
— C'est l'ombre de ton père , qui accourt en toute hâte pour t'avertir que deux hommes, du nom de... t'attendent à tel endroit pour t'assassiner. Au lieu de prendre ce chemin, prends celui de la préfecture de police pour dénoncer les criminels.
— Pan! pan! pan!
— Est-ce toi, mon bien-aimé, mon doux ange, mon aimable Arthur ?
— Non, madame -
— Ah ! mon Dieu I cette voix ! . . .
— C'est celle de votre légitime époux. Ah I j'en apprends de belles sur votre compte depuis trois mois à peine que je suis mort. Comment I malheureuse, c'est amsiqyi^^oMa me trompiez, et c'est ainsi que vous resçec\fti ma^ t£i^<ss>\ "^^ ^«^sss^ ^^^
— Ta peux diBit aZiur jo^jUG^ ^^MaerjttnMS
— liais... sans cioïc jpts^ rnifgjF, . \caà làt mes pas espiitB ftfariûsBu.
JenecinispasaaixtCfiiaT'^asjtSiûCjâ àis -es^iccé» sce. point paiœ qu'ils aesiËr itix^yscukûi» ^ij^sl^é:»» asbiî*, mûspaiœqiieiiiaïaûK. yér^^ysfe oa* g:^:i;^ti^*«aa[jkff. fiait d'une imagina w a dctyCôi ~tfjbE^7««Xi^ eii^;ès; «c préparée au ianlastÂij^k;. \*fJL:isii2^ ^ 4:; •î«éûf;^^ie jdLn foe le numde enlâer vâsawL^-aù:; '^:ju. kfLrzj^s X7Z. i^.: JUpossiMe, qu'il ut cnuLri.: ^«û & 'y: iijz. ie soi*. ions ce la^^it, heafsayjL'y t-, 1 r^yJ^, t^ VvIvïul:*.
— liais à qiKÂ dcAc cr-y-e^-T .^îi* ? — a**: CriiiAjidera peut-être M. ALii2! Kfirj^.;.
— Je crcâs â deux ^.wjssfA . « l^Jitf>uj^, ^.;j^ lluminie, de tonl ce qril *a\ iirrrrril^^jx. '>: ruf^iHn" Leoz fût-il l'aL^uid^, r: ^ L él>Vr -:.j q:. l'. <i vf^uc ., i- ^agment de sooate: ci.r.<4 "^ j^-jjrA of: lfoz^.;\ 2 ftancs, piû ne?.
Leuri Jji-'jLxitfiu,
BÉPOSSE DES E^PJîIT» A LAVTZVh PAK'LEUR SECKZTAIPtE VA-i.V'r. M. ALLAN KAJîDEC.
Monsieur,
Malgré le ridicule que Toij«r jeU'Z sur une question Ken plus grave que vc-ijs ne i^ensez, je m^*
* Jleme spiriU^ 5 mai 1^59, Paru.
f7l U8 CmUSÂTlOHS «GOHiniBt.
— Accepté; je tire mon carnet et j*attn ordres.
Si nous nous sommes étendu, après un nombre de journaux et de revues françaises el gères sur le monde des esprits, c'est que œl nie, en se propageant, prend les prDportifHD fléau intellectuel. Car, comme le dit M. ABm dec, c'est précisément dans la classe édaiiée spiritisme fiiit le plus de prosélytes, etceb da les pays du monde; il en compte parmi lei dus, les professeurs, les artistes, les hom lettres, les officiers, les fonctionnaires, et parmi les ecclésiastiques.
L'espèce humaine n'ayait-elle pas as»
Dieu ! de toutes les Lillevesées qui troublent son, sans qu*ime doctrine nouvelle vînt s'emparer de notre pauvre cervelle, nous i ime sarabande d'esprits qui tirent la lanffue posent la main sur la tête, qui bourdonnent da au point qu'un adepte a pris ces jours den bourdonnement pour le bruit de milliers d ches, et nous faire entendre, après une ixpi solennelle, des dialogues dans le genre de a nous avons rapportés plus haut, et d'autres bien plus bouffons.
Exemple :
— Dis-moi donc im peu comment tu es en
— Belle question l Est-ce que nous avons de demander \e coTÙ!cy{i*l
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274 LES CIVILISATIONS llCG01f:Sll7ES.
[)lai8 à reconnaître que, tout en attaquant le priifipe, vous sauvegardez les convenances par ruibnité des formes, et qu'il est impossible de dire an [^ens avec plus de politesse qu'ils n'ont pas le seoi commun ; aussi n*ai-je garde de confondre vol» spirituel article avec ces diatrilies grossières qm donnent une si triste idée du Lon goût de leurs anteure, et dont tous les gens qui ont du savoir-^ivw, p:ir!isansou non, font justice.
Je n*ai ]>oint pour habitude de répondre a la ri-i tique; j'aurais donc laissé passer votre artide <onune tant d'autres, si JE N'ÉTAIS CHABti PAR LES ESPRITS, d'abord de vous remercier «i avoir bien voulu vous ocaipcr d'eus, et ensuite de vous tl.'>nner un petit avis. Vous concevez, monsieur. que do nioi-mùme je ne me le permettrais pas; je inncquitle de leur commission, voilà tout.
— Comment ! tliroz-vous, les esprits s'occupent . !oiir (lu feuilleton que j'ai écrit sur eiLx ? Ils ont Lier.
(le la l;onlé.
— Assurément, puisqu'il y en avait à côté devou> quand vous récriviez. L*uu d'eux, qui vous veut Ju jûen, a même cherché à vous empêcher de nietirt' • •eiîaines réflexions qu'il ne trouvait i^as à la haii- (enr do votre sagacité, crai'rnant pour vous la critique?, non des spiritistes, dont vous vous souriez
.• ss(»z peu, mais de ceux qui connaissent la portée di v.'îre jugement. Sachez bien qu'il y en a partout. (/îi'ils savent tout ce qui se dit et se fait, et, daw I<î momenl où \ous ^?>fe^ vi^'à\\^^'3s/^*y^\sllià
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rr-—' ... 21