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pianistes en chair et en os gui heurteùt 1< venaient encore se joindre les âmes en p réclament assistance et désirent se conm musicalement 1 Espérons que de semblal resteront circonscrits dans le cercle des ad( vents pour lesquels les esprits se montrent de faveurs.
Un de ces adeptes est M. P..., ancien d'académie et médium lui-même. Demi un esprit lui a donné des explications inté:
sur le rôle des médiums. Les esprits, pour niquer entre eux, n*ont pas besoin de la p pensée leur suffit. Quand ils veulent se a quer aux hommes, ils doivent traduire leu par les signes humains, c'est-à-dire par d( ils puisent ces mots dans le vocabulaire du :
IT î lo Cr\ C«/\«wmv^^ r\^r\ y^r^^yxT
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tion de plusieurs faits qui lui sont personnels, et relatifs à des communications qui lui ont été faites par divers esprits en latin et en grec. Et voilà pourquoi Bans doute le fragment de sonate, a été dicté par Tesprit de Mozart à M. Brion-Dorgeval, un excellent musicien qui, au besoin, eût pu composer Icdhmême Tœuvre de Tombre du grand compositeur, laquelle n'est, à parler franchement, que l'ombre de ce qu'il a fait de son vivant.
Voilà pourquoi, sans doute aussi, c'est un excellent dessinateur qui a servi de médium à l'esprit de Benvenuto Cellini pour le plan d'une maison aérienne offerte à l'auteur des Noces de Figaro, dans la idanète Jupiter.
Après les éminents travaux de M. P..., ancien lecteur d'académie et médium, il ne manquait jdua au triomphe de la magie spiritique et magnétique que d'être élue au sein même de l'Académie firançaise, dans la personne d'un vrai croyant. Ahl ^oe les magnétiseurs se sont montrés ingrats par anticipation et peu doués de la seconde vue quand ils ont osé écrire les lignes irrévérencieuses que voici au sujet de l'Académie des sciences :
« Nos académiciens occupent un nid commun, et » lorsqu'un de ces rares oiseaux meurt, la place
Y qu'il quitte est aussitôt prise, et gare les coups de s bec aux oiseaux en retard 1 Ils sifflent toujours le
Y même air, ce qui est très-ennuyeux ^ d
* La Magie dévoilée, par M. le baron Dupotet,
194 us onriLttiLTioifs mcorann».
Jusqu'à présent en efEst les académideiis Sfaienl été si£Dé8 quelquefois» et d'autres Ibôs aussi ilB ATSk^ riffU avec plus ou moins de bonheur la mélodie da bon sens allié à la science» et ne s'étaient jamaii plu à exalter les phénomènes sumatuvela propres i confondre la raison humaine. Au contraire» et c'eik l'honneur de l'Académie» eUe a toujours rejeté avee dédain les prétendues découvertes fiâtes par ha esprits malades dans le monde des domèm, pour n'accepter que les faits démontrés» les Mb, explicables» les merveilles selon la raison et k nature.
C'est ainsi que l'Académie des sciences^ aprii s'être complaisamment prêtée aux expériences ià magnétisme» a nié tous les phénomènes de seconde vue, qui ne sont que des phénomènes de coûte vue. Mais aujourd'hui que les choses sont changéesl A côté de Lamartine qui a dit : « Le sumatuiel eit » le refuge des imaginations qui n'ont plus rien i » attendre des réalités, » vient s'asseoir l'acadéDiicienR. P. Lacordaire, que les professeurs de seooxiik vue citent avec orgueil et profit, et qui aurait» prftendent les spirites» solennellement prononcé ki paroles suivantes :
c Le magnétisme est une parcelle brisée d'aï » grand palais ; c'est le dernier rayon de la pods- » sance adamiquie destiné à confondre la raison ht » maine et à l'humiUer devant Dieu : c'est un pW- 9 nomène qui appartient à Y ordre prophétique^ elCn » etc. »
u noms Kf Mgntn. 298
Et ces autres panAes :
« Plongé dans on sommeil factice, l'homme voit à I travers les corps opaqtus, àdUtance, etc. »
Vous souvenez TOUS de oe petit dialogue dans Figaro :
c — Que les gens d^esprit sont bêtes !
» — On le dit.
» — Mais c'est ipi^on ne veut pas le croire.
» — On a tort. »
Oui, on a tort, et plus encore peut-être que les ignorants, les honunes d'esprit, les hommes d'imagination, sont sujets à tomber dans l'aberration. En Voulez-vous une preuve éclatante, lisez dans une des revues spirites ce que M. Victorien Sardou, iHngénieux auteur des Palus de mouche et de Nos tfUimes, dit avoir écrit sous la dictée de quelques esprits. Il s'agit de la planète Jupiter, où l'âme de certains hommes morts sur notre globe habite des palais magnifiques et ont pour domestiques des chiens, des lions, des sangliers et des giraies perlectionnés, proprement vêtus de blouses et de vestes assez semblables aux nôtres. Ne riez pas, la chose est fort sérieuse. Grâce à d'excellentes relations que M. Sai*dou s'est créées dans Jupiter, il est mieux instruit de ce qui se passe dans ce riant séjour que M. le préfet de poUce lui-môme ne pourrait l'être de ce qui se passe dans son cabinet.
Ce n'est pas tout, M. Sardou, qui , dit-il, ne sait iti dessiner ni graver, a dessiné et gravé, sous la Conduite de ses collaborateurs iimsùAfe^, ôa'&n>\^'î»
106 LIS ClTOnUTIOIlS niGOlIlIlIBS.
admirables de Jupiter et de tout œ qjai 8*7
c Un grand siqet d'étonnement pour » perBonneSy conTaincoes d'aiUenn de lU » des esprits (je n'ai pasid à m'ooooperdes aotoe^ » écrit M. Sardou, « c'est qu'ils aient comme as» 3 leurs habitations et leurs villes* On ne m'a fm » épargné les critiques : des maisons d'esprits dans » Jupiter... quelle plaisanterie I... Plaisanterie, à » l'on veut; je n'y sms pour rien. 81 lé lecteniFiis » trouve pas ici dans la vraisemUanoe des eypUca- » tûms une preuve suffisante de leur vérité ; s'A n'sit » pas surpris comme nous du parMt aooord de osi » révélations spirites avec les domiées les plus pori- » tives de la science astronomique ; s'il ne voit, ai 9 un mot, qu'une habile mystification dans les dé» » tails qui suivent et dans le dessin qu'ils acoran- * pagnent, je Tinvite à s'en expliquer avec les e«- » prits, dont je ne suis que l'instrument et l'écho » fidèle. Qu'il évoque PaUssy ou Mozart, ouun an- » tre habitant de ce bienheureux séjour; qu'il Tin* » terroge, qu'il contrôle mes assertions par les » siennes, qull discute enfin avec lui : car pour moi » je ne fais que présenter id ce iqui m'est domié^ » que répéter ce qui m'est dit ; et, par ce rôle abso* 1» lument passif, je me crois à l'abri du blâme auni » bien que de l'éloge. »
Suivons donc M. Sardou dans son voyage transatmosphérique, dont la relation le place» c'est le cas de le dire, à cent miUe piques au-dessus de tous les voyageurs connufi> ^e^m^Cj^vfv^Nj^^^v^i^s^^
irert r AménqiK. jnm: 4( IL Jl>»^^ Lécouvert VÈiànai^Qk^ ^i^Mom^ ^ka0v^ ^^.^ irant M. SaidfjiQ, J^^^yesof 4fi( ÎMttiu^^fMiv^n^ tre globe, et qin^yisf Sew» «fewii^ >»wf* taii^ t mérité de resnwâS^ ^6it»^t9tiài^,;^i^i(9<l^^^ i corps, mais tf9A'%gykt C <5C < "M**»: 4<^Mè^ ère qu'on ne f«t iii în»i3t>i^ <*»: V^^wui? 4»? raison qœ don at^ Stuà^ x»y^f^AhiMm prits, d'une itf^tr» we ;^ît jtoi^ i^f^amùr. ^fm tre, repfodnmtë: *xbt*«ïw«c ^ îv?»*^ <^p ne, et8esootodkirs(4;^rt^'^;;4ài^^ ous rapparm^ -^ vsi^ y^c^ioff MiWf>i» <i i»»à>> ^ euse... Xxmàa^jÊtf: rr:surA 4tt?j: ^/f^^);n 4v
et de la t^ : c Oicr^ 4Miif 4i(;i^iji>:r^ # ^.M^ ir de^ Ftmm^ <î*t« *< 4k ifeiwifew <iir4tr^ ^^ fai rayonne c«r2Xi*r v:i J-,^*?? V.-';|j. a^-^^iwi; 4:^ ';>*«i cet éclat m«r^^^ ^jcf^vrv jiî:^ >;t v^m-^ es chrétienf ^. 7 v: ry/^ ^^At*A *^, V*^.*/4 j<*# imbe et par 1 «.v.»<ofcr 4e» Miii;ft«. # le vois pas «: *&*. '/j^^*if il ft'<^ «rririt p«^ et poonpi^jf lef rii»ry£i£Laif»;« dïfifiieAt^ ft'aii-
pas eu l'araicta;^ de f^Mrw ^:k$iâ^^ uitM^i ertains espriu fmpç^fnn.
on imagine un esprit earek/pj^ par </? ^^/fi/* peur lîiminetjse, on <r«3pfeodfai fi^lernerit
tel corpç ne ^^ne que ^iien faiMem/^rit let unioations eitra-mondaînes des âmes de Tau- >nde. Aussi, comme ils sont lésâtes, là-haut! ste, tous les esprits n'ont pas cette agilité, et il ^tjrement des lourdauds dans Sti^V^t cjcsioscl^
Wm us CIVILISATIONS IHCOIoniKS.
sur la terre. Lee esprits, ciui joignent à la vji jamt on oaipe très-dense en même temps i hmiineax,' oooBtitDeiit oonune l'uiMoenli mooide impa^iable, poeititm qu'Os na doh laor Terto, et îamaîs ni à leur nalwaiw» :
ftirtone. A ces écrits â'élite écheloonte f de niante, imxHnlie le gonTemement de la ara spiiituel oomme au tempoieL Aa-deeso nranent, classés suiviuat Iniis loârites, li kwtes encore , m»!» mninn lumineux , et d' moins trenspatent, leagaels sont spécàdemi gés de fidie ezécoter les ordres dûmes pe piits sup&ieQrB, plus lestes et plus ^oiés s faat«icw»reM.'\BctorienS»rdoa,onBm»lh imes travaillent comme des nègres i snrv animaux, gui sont les seuls ouvriers , et ti peine le temps de s'échapper de Jupiter pa id-bas dire un petit bonjour à leurs amis. ] pondent, il est vrai, à une évocation par de tions sages et bonnes, mais à l'empn qu'elles mettent à nous quitter, au lacon leurs paroles, il est ladle de comprendre qu fort à Élire ailleurs, et qu'elles ne sont pa assez dég^ées pour rayonner à la fois s points si distants l'un de l'autre. Le fait pour qu'un esprit qui n'est guère plus grai homme de ce globe auquel nous avons le d'a[^artenir, puisse se dilater assez pour a
jambe dans lutter et l'autre sur la tem
qu'il soit làen è\a&&^e.
JllM'irgT- -Zl^ ZAZ^t.
■ et gu*- nom: iaziru- i s-Jvjr- :. . jia* .r ::.'r:.' 1 leur ternie b noii.- oSr:: Oev- ieîiru^x:.-: ::v r,-
■ TaleT:ii3»Bt inn i»r niiir i-.- jrj>fr?' .h*> Ji.'ïn- » mes oe «srar ieir iair- ir-zî uiLomîr^îi: /.: si^.:î
» pour Irtnpsm^. peuv-^irt luiu: TlMVonr^ /,r (.m:> ^ les esprits ne bum pas- d a-.riirc- su: ;*î im:i;; :^ i.-. ^ solulioii du pruiiieiD*: piiraî: apiwirMîK .-. «iî*> ux.w*. ^ des plus aeréFqfu*'JupiU'T-: iUîiiM]ii.i. oi:;! ,*;: s.i:. * de leur arenir, il iiy v pas ;. Sf mmijior m- ;-... » passé. Ces esprit?, aranî den vtniir l.j. oi;i «;j. B cessivement êmi\pr^, dans nus li;i> ni.^n.h- ,..4 » corps d'un animal dans ot-lni d un .miiv p.,, ,,,„•
» échollo de perfectionnement jvirf.iiirnHMiiu 1.1.1,,.. » LëtucJe attentive de nos aninuiu li'iii^iiv.^ i,,,,.^ » mœurs, leurs caractèn»s iiuliviflurN. l,,,,,., ,,,,, « cité loin de Thomme, et leur il«Miii*hri, ,in,„, |, „(. » mais toujours possible, tout eelu uUo^u^ ^,^^^v^
300 LES GITILI8ATI0NS INCONNUES.
3 ment la réalité de cette ascension animale, i Pourquoi en effet n'en serait-il pas ainsi» et pourquoi le dévouement d'un chien, par exemple, qm meurt pour son maître, ou, ce qui est plus natorel et plus méritoire, pour sauver la vie de ses petits, n*aurait-il pas sa récompense dans une vie future? Ne serait-il pas révoltant de penser qu'aucune compensation ne serait réservée au cheval appartenant à un charretier féroce et cupide qui le fouette, le prive de nourriture et le fait travailler au-dessus de ses forces pour le faire enfin assassiner par un équarrisseur?
Nous voyons qu'il répugne aux spirites de l'école de M. Sardou, de penser que les animaux auraient été pourvus par le Créateur d'une certaine intelligence et d'un appareil nerveux de manière à les rendre sensibles à la douleur, à la joie, à la reconnaissance, à l'amour, au regret, à la tristesse, et à tant d'autres sentiments qu'ils partagent avec l'homme, uniquement pour amuser celui-ci ou servir de pâture à sa méchanceté. Sur ce point, du moins, la théorie des nouveaux illuminés est sympathique et généreuse.
Mais revenons à Jupiter. Les animaux régénérés, d'après l'auteur des Ganaches, ont la forme des faunes et des satyres de la fable. Le corps est légèrement velu, mais pourtant redressé comme le nôtre, ce qui leur permet de se vêtir de blouses et de vestes dont sans doute ils vont se pourvoir à la Belk' Jardinière de \a -çYaiv^X.^. Ç^c^ax ^'^ksjiôs-uns des ces
limauz-humains (pardon du néologisme devenu êoessaire), les pattes ont entièrement disparu pour dre place à des jambes gui rappellent encore la mue primitive. Quant au train de devant, il est mné par deux bras robustes singulièrement attaliés et terminés par de véritables mains, c Chose • Iiizarre, la tète n'est pas à beaucoup près aussi » perfectionnée que le reste! Ainsi la iphysionomie » reflète bien quelque chose d'humain, mais le » crâne, mais la mâchoire et surtout Toreille n'ont rien qui diffère sensiblement de l'animal terrestre; il est donc facile de les distinguer. Celui-ci est un chien, celui-là un Uon. »
Ajoutons que, s'ils ne parlent pas, ils n'en penilit pas moins.
L'ombre de Palissy a pour femme de ménage ae ancienne levrette ayant appartenu à M™« 3 Pompadour, et qui raconte sur cette femme hisirique bien des choses ignorées.
L*esprit de Cervantes, qui demeure à deux pas de âme de Palissy, et qui a la manie de monter à levai, vient d'engager, et il n'y a pas longtemps, 3mme garçon d'écurie, im ancien Uon de l'Atlas. Les chats sans doute se font volontiers récureurs 'égouts ou plombiers, les renards agents d'affaires, t l'on doit compter probablement un certain nomite de girafes étabUes marchandes de modes, grâce i la protection d'éléphants bien posés dans la fllancc.
Un dernier trait de mœurs fourni \)îLt V wcSyt^ ^'^.
302 us CIVILISATIONS INGOlimilS.
Palissy : « Les animaux adorent le jeu de boules, v - Maintenant, permettez à ce mAme Palissj, sV dressant à M. Victorien Sardou, qu'il tutoie, ds fedre la description de Julnius, capitale de Isdil» planète. La citation est un peu longue, mais élkr| perdrait à être raccourcie, et ce n'est pas àunsmbr! pie mortel comme nous, qu'il serait permis d'c £Bdre l'analyse.
« Sur le plus grand de nos continents, dit Palissy, » dans une vallée de sept à huit cents lieues ds » large, pour compter comme vous, un fleuve vnr'^ » gnifique descend des montagnes du nord, et, gioflij » par une foule de torrents et de rivières, toimB » son parcours sept à huit lacs dont le maindil| 9 mériterait chez vous le nom de mer. C'est sur 9 rives du plus grand de ces lacs, baptisé par noQi » du nom de la Perle, que nos ancêtres avaient jel§' » les premiers fondements de Julnius. Cette tSSb^ » primitive existe encore, vénérée et gardée comme » ime précieuse relique. Son architecture dilBSie x> beaucoup de la nôtre. Je t'expliquerai tout odft » en son temps : sache seulement que la ville moif> deme est à quelques cents mètres au-dessous dft » Tancienne.
» Le lac, encaissé dans de hautes montagnes, f» » déverse dans la vallée par huit cataractes énonne» 9 qui forment autant de courants isolés et dispeiflii » en tout sens. A l'aide de ces courants, nous avoii, )) creusé nous-mêmes dans la plaine ime foule » ruisseaux, de eaiïa\xx^\ ^^x^^si^^^iL^^^j^sc'mitd^Tf
! ferme que pour nos maisons et nos jardins. ï résulte une sorte de ville amphibie, comme î Venise, et dont on ne saurait dire à première si elle est bâtie sur la terre ou sur l'eau. Je
dis rien aujourd'hui de quatre édifices sacrés traits sur le versant même des cataractes, de ! que l'eau jaillit à flots de leurs portiques ; ce là des œuvres qui vous paraîtraient incroyade grandeur et de hardiesse, îst la ville terrestre que je décris ici, la ville rielle en quelque sorte, celle des occupations étaires, celle que nous appelons enfin la ville , Elle a ses rues ou plutôt ses chemins tracés
le service intérieur ; elle a ses places publi- , ses portiques et ses ponts jetés sur les ca- : pour le passage des serviteurs. Mais la ville ligente, la ville spirituelle, le vrai Julnius ence n'est pas à terre qu'il faut le chercher, dans l'air.
1 corps matériel de nos animaux incapables olerS il faut la terre ferme; mais ce que î corps fluidique et Imnineux exige, c'est un
aérien comme lui, presque impalpable, et le au gré de notre caprice. Notre habileté a u ce problème , à l'aide du temps et des con-
ut pourtant en excepter certains animaux munis d'ailes et pour le service de I*air et pour les travaux qui exigeraient B remploi des charpentes. C'est une transformation de roiorne les animaux décrits plus haut sont une transfonnatioa rupèdes.
304 LES ClTILlftiLTIOllB UfCMlimS.
» ditions privilégiées que le grand Axchitec « avait fiaites. Clomprends bien qae œtte c » des airs était indispensable à des esprits « les nôtres. Notre jour est de dnq heoies, » nuit de cinq heures également; mais toU' » latif, et, pour des êtres prompts à penseri 9 comme nous le sommes, pour des esprij 9 comprennent par le langage des yeux et » vent communiquer magnétiquement à à n notre jour de cinq heures égalait déj& en » Tune de vos semaines. C'était encore tro » notre avis ; et Timmobilité de la demeure»
9 fixe du foyer était une entrave pour toc 9 grandes oeuvres. Aujourdlmii par le dépli » facile de ces demeures d'oiseaux, par la po 9 de transporter nous et les nôtres en tel 9 de la planète et à telle heure du jour qu » plaît, notre existence est au moins doul 9 avec elle tout ce qu'elle peut enfanter d*uti » grand.
9 A certaines époques de Tannée, 9 ajoute!
9 à certaines fêtes, par exemple, tu verrai 9 del obscurci par la nuée d'habitations qi 9 viennent de tous les points de Thorizon. ( » curieux assemblage de logis sveltes , gradi » gers de toute forme , de toute couleur, bal 9 toute hauteur et continuellement en rout Y) ville basse à la ville céleste. Quelques jours a 9 vide se fait peu à peu, et tous ces oiseaux » lent. A cea i^TcvaM^Çi^ ^Qftea^î?sî» \i<an ne 11
3 môme le charme de la verdure et des fleurs. parle d'une végétation sans exemple chez vous, plantes, d'arbustes même destinés par la nare de leurs organes à respirer, à s'alimenter, à irre, à se reproduire dans Tair.
Nous avons de ces touffes de fleurs énormes nt vous ne sauriez imaginer ni les formes ni les Lances, et d'ime légèreté de tissu qui les rend esque transparentes. Balancées dans Tair, où de pges feuilles les soutiennent, et armées de vrilles oreilles à celles de la vigne, elles s'assemblent en lages de mille teintes ou se dispersent au gré du ait, et préparent un charmant spectacle aux pro- Bneurs delà ville basse... Imagine la grâce de ces deaux de verdure, de ces jardins flottants que )tre volonté peut faire ou défaire et qui dunt quelquefois toute une saison! De longues dnées de lianes et de branches fleuries se détalent de ces hauteurs et pendent jusqu'à terre, » grappes énormes s'agitent en secouant leurs irfums et leurs pétales qui s'effeuillent... Lesesîts qui traversent l'air s'y arrêtent au passage : est un lieu de repos et de rencontre, et, si l'on eut, un moyen de transport pour achever le oyage sans fatigue et de compagnie. »
ci s'arrête le récit de Palissy. Heureusement î, insatiable dans sa curiosité , M. Victorien Sari a voulu en savoir davantage. Saisissant au vol de ces colibris spirituels (jui se plaisent à voler ^eur en ïleur, il l'interroge en e^s V^rovçi^ \
'lu
806 U8 CIYIU8ATI01I8 llICOIIiraBS.
— » Oà es-ta? qae fiiis-ta 1 el que se 9 àJulniust — * Bn ce moment,* répond reapril, «illûti
» à Jnlnins, et je suis assis àVécart sur l'unedei » fleurs de l'air qui ne s'épanouisseint îd qu'à' » daité de nos limes. Sous mes pieds toute la 9 boue sommeille ; mais sur ma tAte et antoor » moi, à perte de Yue^il n'y a que mouvement et; » dans l'espaoe. Nous dormons peu : notre édm n trop dégagée pour que les besoins du oorps » tyranniques ; et la nuit est plutAt Mte pour » serviteurs que pour nous. C'est l'heure des » et des longues causeries, des promenades » res, des rêveries, de la^usique. Je ne Yois< » meures aériennes resplendissantes de lumièiesoil » radeaux de femlles et de fleurs chaînées de troiqKi| » joyeuses... La première de nos lunes éclaire touSB; 9 la ville basse : c'est une douce lumière comparaldeà » celle de vos clairs de lime ; mais, du côté du lac, » la seconde se lève, et celle-ci a des reflets verdfttrei » qui donnent à toute la rivière Taspect d'une » grande pelouse... »
» C'est sur la rive droite de cette rivière , qui a l'aspect d'une grande pelouse, qu'est construite h maison de Mozart que Palissy a bien voulu me Mre dessiner sur cuivre, » nous dit adorablement M. Victorien Sardou. Il est fâcheux que la description ne soit pas complète, M. Sardou et son collaborateur ne donnant de cette demeure que la façade du midi . N'imçoxle , ç^" e.^\. ^\\\asiX ^^ ^ys& ^?m^ 'Vqs;^
et voici en quoi elle consiste. La grande entrée est à gauche; sur la plaine, à droite, est la rivière; au nord et au midi sont les jardins. M. Sardou ayant évoqué l'ombre de Mozart, cette ombre complaisante ne fit qu'un saut de Jupiter sous la table du spirituel écrivain, et lui répondit : « Plus haut et plus » bas, deux esprits que tu ne connais pas; mais à 9 gauche, je ne suis séparé que par une prairie du » jardin de Michel Cervantes. »
« Généralement, » ajoute M. Sardou, <c les maisons, n'étant pour les esprits d'élite qui se balancent sans cesse dans l'espace qu'un simple pied à terre, ne sont formées que d'im rez-de-chaussée et d'un étage. Le rez-de-chaussée est destiné aux esprits qui agissent sous la direction du maître, et il est accessible aux animaux qui viennent y prendre des ordres. Le premier étage est réservé au propriétaire. 3»
Pour en revenir à la maison de Mozart, elle est construite avec une certaine pierre que les animaux tirent des carrières du nord, et dont la couleur a ces tons verdâtres que prend souvent l'azur du ciel au moment où le soleil se couche. « Quant à sa du- ^té, 3» nous dit M. Sardou, « on peut s'en faire une idée par cette observation de Pahssy, qu'elle fondrait sous nos doigts humains aussi vite qu'un flocon de neige : encore est-ce là une des matières les ^us résistantes de la planète. »
Très-bien! mais alors je me demande à quoi servent les deux bras robustes, oc singuUèrement at-
' IVO, •.ii\
808 U8 CIFIU8ÀTI01I8
tachés » des animaiix qui acmt les ounJABt J»!k planète.
Maia pasaonB» j'ai hftte d'amver augenie d'oBM ments que Tombre du grand mumcien a iiMil!
pour embellir sa demeure.
c II est &GLle/» nous dit M. Sardou, d'y leGOO' nattre le souvenir de notre nuisiqne tenestae;]i def de $ol y est fréquemment répétée, et» éhoselt zarre, jamais la def de £biI » C'est en elSst iirl K sarre, Mozart, de son vivant n'ayant januds eo,^ je sadie, une préfi§rence niaïquée pour une des espèces de de&, desot^édfa ou d'iu. Mais la diange tellement le caractère des hcmunes, c'est à ne pas les reconnaître souvent. « Dans la coration du rez-de-chaussée, » ajoute M.
tt nous trouvons un archet, une sorte de téorbe de mandoline, une lyre et toute une portée moi cale. »
Une portée musicale 1 Diable! cela est plus gniflcatif et prouve que Mozart n'a point ei adopté la notation en chifi&es Galin-Paris Continuons.
« Plus haut, c'est une grande fenêtre qui raj vaguement la forme d*im orgue ; les autres fenè ont l'apparence de grandes notes. Des notes petites abondent sur toute la façade. » On trouver cette ornementation significative d'un médiocre ; mais il ne faut pas oubUer que les es rappellent voloutiftTS dans la décoration de maisons, la xmssvoii Xfôtt^^x.^^ q^\5Q5i ^
ncamation dans Jupiter et qui résume le mieux le iraclère de leur intelligence. Ainsi, dans la mai- Hi de Zoroastre, ce sont les astres et la flanune n font tous les frais de la décoration, t Je n'aurai pas perdu mon temps, et je serai hien heureux que les esprits m'aient choisi pour leur interprète, si leurs desseins et leurs descriptions inspirent à un seul croyant le désir de monter plus vite à Julnius. »
Telles sont les paroles par lesquelles M. Victorien irdou termine de bonne foi, — oui de bonne foi, car i ne se moque pas ainsi sciemment de tout le onde et de soi-même, — la description de Jupiter, aturellement cette narration a produit une grande ipression sur Tesprit de ceux que les esprits dailent honorer de leur confiance. M. Marins M..., nployé retraité à Bordeaux, n*a pu contenir son Dotion à la lecture du récit de M. Victorien Sar- % et dans son attendrissement, il appelle l'éditeur
la Revxie spirite, « cher confrère en spiritisme, » employé retraité de Bordeaux trouve que la desption de Jupiter est conforme avec TÉcriture, et
voit rien dans tout cela qui ne soit d\iccord avec ïaison
» Pour mon compte, » dit-il «, cela me paraît si lo- Sque, si consolant, qu'il me serait pénible de renouer à Fespoir d'habiter ce monde fortuné où il n'y ipointde méchants, point de jaloux, point d'ennenis, point d'égoïstes, point d'hypocrites ; c'est pourrai tous mes efforts tendront à mén\eT vV^ îJJvet.'
810 1*18 crniifliTiOHS racomnxn.
PauTre humanitét elle est fidle aréeUement, folie vient de cette dépravatioii mugnlière de T qui consiste à renverser Tordre de la natozc supposer le simiaturel, à sactifler le Ixm se &yeur du non-seas. C'est ainsi que le die Gafires eèt un insecte, et celui des nèe^es ni pent; que celui des anciens PéruTieos et des déens avant le premier Zoroastre, était le \ que celui des Égyptiens fut sucœssivement If Apis, le chien Anubis, l'oignon et le chat ; qui des Romains commencèrent à Mars pour ft Data Stereiuku; que Homère fait très-aérieus combattre des légions de dieux, et que IIeu Abulgazi rapporte que la nommée Alanhu, fille, fut fécondée par un rayon de soleil.
Lorsque le pape Innocent IV envoya frère lin àBatou-Kan, ce moine, ne pouvant être pn qu'à l'un des vizirs, lui dit qu'il venait de h d'un vicaire de Dieu. Le ministre répondit » vicaire ignore-t-il qu'il doit des hommaj » des tributs au fils de Dieu, le grand Batou » mon maître? »
Il serait, en vérité, bien temps que l'homi chat de se guérir de cette maladie déplorât cerveau, qu'on pourrait appeler la gourme d< prit, et qu'on a nommé le sentiment du me leux. Le mal est inséparable de l'erreur; il toujours la conséquence, le corollaire fetal et table.
En vain towaY'ô^ îau\'ewxsik>^Oàssifôs» ^x^. ^
tes les divagations de notre pauvre cervelle^, nou« ntrent-ils leurs systèmes de fantômes do fiirfti* I, de sorciers, de gnomes, de vampires, d*augu- , d^esprits frappeurs, d'enchanteurs, dVso;irgiM« ipathiques, de seconde vue, etc., comme proprw^ lincre le matérialisme par la croyance du merleux, et aussi propres à apporter certaines ct>uitions nécessaires aux Ames souifrantes : la sustition, qui ferme Tesprit aux lumières do la ité, ne peut être que préjudiciable aux inti^rôtsde imanité.
li Ton nous demande à qui le spiritisme, le soinnlmlisme, la cartomancie, l'astrologie et toutes sciences occultes peuvent ifaire du mal de nos rs, je répondrai avec M. G. Mabru, dans sonoxent ouvrage Les magnétiseurs jugés par ewa>nes : « De môme qu'il n'y a pas de petites véri- , il n'y a point de petites erreurs, point do petit» osonges, car leur portée est incalculable quand les répand dans l'esprit de tout un peuple. Tout ichaine dans l'immense solidarité des principes bien et du mal, et c'est en respectant les petites ités qu'on parvient à sauvegarder les grandes. 9 esprits dontle jugement se trouve faussé par des tyances absurdes perdent peu] à peu la faculté de Qvrir à la lumière. Non-seulement ceux qui s'IuH uent à l'absurde ne trouvent plus rien qui les )que, mais leurs yeux, continuellement plongé^ 18 les ténèbres, ne peuvent plus supporter Té h vérité. Dans J 'ordre moral conmi^ Ôl^xa^^
312 ELS CIVILISATIONS INGOIfllUIS.
physique, lumière et ténèbres sont deux choses qo s'excluent mutuellement. »
M. AUan Kardec, dans la réponse qu'il nou adresse en collaboration avec les esprits, dite ni homme qui a renoncé à se suicider après avoir et initié à la doctrine de la réincarnation des âmes <c Avouez , me dit-il, qu'il y a encore du bon dam cette folie. »
On dit que les brigands de la Galabre, obéissante une superstition religieuse, n'assassinent pas k vendredi. Cette superstition, on le voit, a aussi du bon. Mais je l'avoue, j'aimerais mieux encore chei MM. les brigands calabrais l'amour du vrai et du bien qui les empêchât d'assassiner jamais. Si le spiritisme a pu sauver de la mort \m homme, en revanche il a dérangé un nombre immense de cervelles, et le remède est pire que le mal.
« De quel droit, dit encore M. AUan Kardec, ceux qui ne croient pas s'arrogent-ils le privilège du bon sens, quand surtout ceux qui croient se recrutenl précisément, non parmi les ignorants, mais parmi les gens éclairés ; quand tous les jours le nombre s'en accroît? J'en juge par ma correspondance, pai le nombre des étrangers qui viennent me voir, par l'extension de mon journal, qui accomplit sa deuxième année et compte des abonnés dans les cinq parties du monde, dans les rangs les plus élevés de la société et jusque sur des trônes. Dites-moi, en conscience , si c'est là la marche d'une utopie ! t
M. AUan Kardec qui a toutes sortes d'excellente»
aisons pour croire aux esprits frappeurs , lesquels le plaisent à venir soulever sa table et à lui dicter de celles pages de prose pour les besoins de son journal, m'engage dans les termes les plus pressants, à f croire à mon tour, moi qui n'ai jamais vu soulever ie table et n'ai jamais écrit qu'à l'aide démon esprit )ropre, ce qui était et reste insuffisant. Mon Dieu ! i Ton pouvait croire par pure complaisance et pour tre agréable à ceux qui vous le demandent, je croi- Eds volontiers aux esprits frappeurs, puisque E. AUan Kardec m'en prie ; malheureusement, *C8t sans doute un défaut de mon organisation, il ne .épend pas de moi de croire ou de ne pas croire.
Par exemple, mon meilleur ami me supplierait-il l^croire qu'un hanneton gigantesque est en train de canger le soleil, en m'assurant qu'il l'a vu, que je ^^ le croirais pas, malgré tout le chagrin que pourrit lui causer mon manque de foi à cet égard.
— Quelle différence, diront les spiritistes, entre ^te supposition extravagante, à laquelle personne ajoute créance, et la manifestation des esprits ad- S^e i>ar tant d'intelligences sux)érieures, un peu y ourd'hui dans les quatre parties du monde, intelligences supérieures, soit. Mais faudrait-il l^îieltre toutes les billevesées spiritualistos, parce ^« des hommes distingués en ont été atteints, ^^ame on est atteint de la fièvre ?
ïaut-il croire avec César aux avertissements don- ^»par les poulets sacrés?
iCésar avait-il envie de faire wwe e^\^tOC\NAQ^ /^
314 LES CIVILISATIONS UfCONlIUSS.
jetait du grain à ses poulets , et suivant la m dont ils picoraient, César donnait suite à son dition ou y renonçait).
Faut-il croire à la nécessité d'un collège d' logie,* parce que Charles V, dit le Sage, en tua un?
Faut-il avoir confiance dans les horoscopes, qu'elles furent en vogue dans les cours de H( et de Henri III, qui étaient plus dissolus que
Faudra-t-il que nous fassions tirer Thon de nos enfants, parce que Tastrologue Jean I mandé par la reine, tira celui de Louis X que Henri IV avait également fait tirer ce Louis XIII?
Devons-nous croire aux maléfices, parce c Thou, Mézerai, Mazarin et Richelieu y croya
Devons-nous consulter la lune et le soleil, que le pape Paul II n'osait rien entreprendre près M. Mabru, sans interroger ces astres, à 1 de Catherine de Médicis ?
Devons-nous croire, parce que Cagliostrc parvenu à le persuader à un grand nombre de bilités, qu'il était vivant depuis plusieurs sièc qu'il avait intimement connu Charles -Qu François I'^'^ ?
Faut-il croire avec les philosophes plator qu'Apollonius de Tyane est ressuscité, parc ces philosophes nommaient les personnes qi vaient vu s'élever ^uscça'au ciel?
Devons-nous a^o\x\.fet iQ»\ ^xtl ^^^\fcTi^i;»s, \k
Ll MONDE DES ESPRITS. 315
4iccompli8 par Mahomet, parce que des esprits graves assurent en avoir été témoins, et devons-nous nous prosterner devant la pierre où ce législateur posa les lâeds lorsqu'il fit son ascension au paradis, suivant tous les musulmans ?
Devons-nous croire, parce que les plus fortes organisations du temps y croyaient plus ou moins, aux oracles des pyihonisses et des sibylles, ces médiums de l'antiquité ?
Faut-il partager les croyances du culte de Moloch qui ordonnait de massacrer des jeunes iilles pour être agréable à Dieu, parce que des hommes instiiiits ont été persuadés qu'en effet, c'était là un excellent moyen de plaire au Tout-Puissant?
Doit-on considérer comme des hommes doués d'une sage prévoyance, ces monstres supoi*stiticux ^, par un crime posthume, faisaient éventror sur leurs tombeaux des troupeaux d'esclaves, destinés à
les servir après leur mort, dans la planète Jupiter,
peut-être ?
Faut-il enfin croire à la divinité des six mille
loligions ou sectes qui bouleversent les cervelles
de notre pauvre humanité, parce que toutes ces [Croyances sont partagées par un ccrtiiin nombre
''hommes instruits, mais plus ou moins fous, et que [loates présentent un certain nombi'e de miracles '^ahentiquesf
Certes, je n'ai jamais nié que le nombre des esprits, séduits par l'amour du merveilleux, fi^lt grand ■^ur la terre parmi les gens instruits et puissants
comme parmi les ignorants et les misérables; si je voulais le nier, l'histoire de tous les temps et de tous les peuples me donnerait un démenti.
Au reste, ce n'est point seulement dans le palais des souverains et dans le bas peuple que Tamour stupide du merveilleux avait faussé les esprits, à une certaine époque, dans notre pays ; cette maladie de l'intelligence avait gagné la sacristie et la législation elles-mêmes. Durant im temps, on admettait les sorts'ides saints, sortes de pronostics qui consistaient à ouvrir un livre au hasard pour demander un conseil salutaire à Dieu. Pendant tout le moyen âge, les ordalies ou épreuves par les éléments furent en usage. Les moindres questions civiles se déridaient parfois ainsi. Vous étiez battu, donc vous aviez tort. C'est aussi à cette même époque du moyen ûge que l'on voit la croyance aux sortilèges mériter les honneurs du droit civil et du droit canon. Nous voyons dès le vi« siècle, sous le pontificat de Pelage II, cette grave question soumise au concile de Narbonne. Au vin* siècle, le concile de Lestine traite à son tour cette matière. Au ix* siècle, on lit dans les Gapitulaires de Charlemagne et de Louis le Débonnaire, chap. lxiv : « PrsBcipitur ut nec calcur » latores et incantatores tempestarii, id est immissores » tempeslatum, vel obligatores fiant, et ubicv/mque sint, y> vel emendentur, vel damnentur... d Cette erreur abominable, cette expression de la plus dégradante superstition, dura e;iv¥T^Tvç>^\wsQ^u'en 1632, époque à laquelle îuvenl ^\x^éi?> Ye-s» ^^Yoiifcx^ ^wç.\.w^\
LE moube dis enfuit k. 317
Aujourd'hui, Dieu merrrîî il ij'''Jj "kI jJuk 'J<î Sme. Déjà, du temps de VoJUiJr'r, ]'jjj'/>;;jji;jraMfî ri vain avait pu dire : « La phj]'^j;>lji" a ^.-îj^Ti *-;ii les hommes de cette aboirjîuAh]': ' IjJnj'j'M!» C «r«t iaucoup, mais ce n'est pas tfjnt *'Tj'/>r". 1] faut /pji;
philosophie pénètre tous ]<rfc «'^-jinu ^l ]«?» jiiirif}^ 5 cette lèpre de la crédulité qui ij'"»»;t ja-. la foi fît fait op souvent tomber en erjfaijf>; J';*-. hoi/jj/j*?» 7;jAx/j<; s plus distingués parleur imaî/irjaliorj.
— Et pourtant, me àm-i-^ju, kj urj <-vjini vnait 1 cet instant soulever votr^j laJJ^, iturU-r a voirf; reille, arrêter votre plume el aji;j<s;aîln' a voh y«'ijx JUS la forme décrite par M. Allau K;jH';'', '|ij<; diiez-vous?
Je croirais être sous Tempir*; d'un ^rial nf;rv^;ux, B cette fièvre particulière d^; r'rfijiril qu'on apfM;]^! lalludnation, et, s'il me reîîteit un^; lu^rur d<î raÎHon i travers ma foUe, je douterai?? ftnf/tr'i, f'U r^rj/tant ivec Bossuet : « Dieu lui-mém^î a lx;.-./iiri d'avoir !aison. 1»
Mais je suis tranquille; ma taMe na l^iuge jifis, j<î l'entends aucune voix parler à mon oreille, rien Textraordinaire ne se présente à ma vue, je ne «nis lans aucun des états où Ton voit s'arromplir les miïdes modernes, états d'hypnotisme, de catalepsie, î somnambuUsme, engendrés x>ar les alTections lentales, naturelles, ou déterminés par l'emploi » narcotiques, et j'écris librement ces pages, trop ngnes peut-être pour le plaisir du lecteur.
318 LES CIYILISÀTIONS INGORIIDSS.
Quatrième Lettre,
MONSIEUR ADRIEN BOIELDIEU A l' AUTEUR.
Cher Monsieur Oscar Gomettant.
Je regrette bien amèrement de vous voir coi damner sans pitié la doctrine spiiite, avant d'avo cherché à vous éclairer en observant les phéni mènes qui se produisent; avant d'avoir lu les révi lations obtenues au moyen de la haute médiumm de récriture, et de vous être mis ainsi en mesn d'établir un jugement définitif, et s'appuyant a autre chose que sur un parti pris de dénégation.
Je regrette que vous ne puissiez citer quelqu expériences auxquelles vous auriez assisté dans d centres sérieux, et dont le résultat, n'ayant pas r pondu à ce que vous veniez chercher avec un déî sincère de vous convaincre, aurait au moins moti votre réfutation.
A vos citations, j'opposerai de véritables manife tations médianimiques qui se révèlent dans d faits constatés par l'histoire, à l'égard d'autres pe sonnages illustres ; par exemple : les inspirations sainte Thérèse dans ses écrits, lesquels étaient po' la plupart, l'œuvre de la médiumnité dans sa pi pure acception, ainsi qu'elle l'avoue elle-mêm sans se servir \iieii ^iv\fô\id\i^ d'expressions alors ii connues ; les voix ^e Jçi^^m^ ^ ksi^^sîçèA^viîiûiv^ga^
une manière si manifeste ; tous ces avertissements, utes ces intuitions dont il y a tant d'exemples, tels le les pressentiments de Henri IV prévoyant sa ort prochaine et l'annonçant à son entourage. Enfin, et par-dessus toutes choses, les prédic- 3ns des prophètes. Et combien d'autres faits il y irait encore à citer pour témoigner des manifesta- Dns spirites que vous rencontrez presque à chaque ige dans l'Ancien et le Nouveau Testament, ainsi le dans les grandes luttes du christianisme contre I paganisme !
Ayant en partage la médiumnité d'écrivain, qui le permet de recevoir des dictées de la plus haute 3rtée sans avoir conscience de ce que j'écris quelaefois pendant des heures sans une rature, sans n seul instant d'hésitation ; voyant sans cesse au- )ur de moi les esprits, et recevant d'eux les mani- »tations physiques les plus saisissantes, je (Tois voir quelque autorité pour engager les incrédules observer les faits qui se produisent ; à suivre les Sauces des différents cercles spirites chaque jour lus nombreux ; à hre les écrits spirites de quelque aleur, tels que le Livre des Esprits, de M. AUan lardée, président de la Société spirite; les Lettres un Catholique, du docteur Grand-Doulogne, ainsi ne le m«ignifique ouvrage en plusiiîurs parties intulé : le Spiritmne en sincère avcuy dicté au méum Seljron, le tout publié à la lil)rairie L(»doyen, , lorsqu'ils auront été témoins des çhéncuuèues *vant lesquels les plus sceptiques rcsViiwV v\.\Xe.\\fe'?^%
320 LES CIVILISATIONS IRGONlfUES.
lorsqu'ils se seront pénétrés de ces sublimes monk qui, par leur élévation, ne sauraient émaner d'i cerveau humain, ils s'inclineront avec respect d vaut cette admirable révélation qui, ayant eu po point de départ un fait bien vulgaire : des taU tournantes! a parcouru en quelque s années n immense échelle, et apparaît déjà comme la pi mière lueur de la divine liunière qui éclairera monde en le transformant.
Ils comprendront que le voile commence à lever sur tant de mystères restés jusqu'à ce j( impénétrables, et que les temps marqués p( de grandes manifestations étant arrivés, Thumai est à la veille d'entrer dans une nouvelle pha sous l'influence du spiritisme moralisateur et n gieux, qui sera la seconde étape du christianismi
Ils accueilleront enfin avec reconnaisance Tii fable consolation accordée à l'homme, celle d'enl en relations directes avec les êtres qu'il a ain qu'il a perdus, et que le spiritisme Aient en quel sorte rendre à sa tendresse.
Croyez-moi, mon cher Monsieur Comettant, faites pas si bon marché d'une doctrine qui, si ne reposait pas sur quelque chose de sérieux, compterait pas aujourd'hui ses adeptes par milli dans toutes les parties du monde, et pour faire ( ser vos doutes, s'il fallait invoquer ces phénomè physiques qui, bien qu'ayant leur utilité con moyen de convklioTv, w'etv sont pas moins laissé; côté par les sçÎYile?» ^é\:\^M^, ^qv^x^^^^^^^^çIîçsk^
Ll MONDE DES ESPRITS. 3tl
orale et ce qui peut contribuer à leur perfectionent, je vous dirais :
ras croirez, lorsque vous ven-ez ce que j*ai vu, \ un cercle intime composé de quelques pertes des plus respectables : de récriture directe »nner tout à coup devant nous sur la première le d'un cahier de papier déposé au milieu de la 5, avec des caractères au crayon et d'une nuance 3 difTérente de celle du crayon dont nous dispos.
ous croirez, lorsque vous verrez, ce que j'ai vu ; M*i« Huèt, médiimi, sœur de M"« Virginie t, ime volumineuse table se soulever et rester ralement suspendue dans Tespace pendant quels minutes, à plus d'un pied du sol, et h la seule )8ition des mains de trois ou quatre dames et moi, les mains étant placées sur la table et e supercherie reconnue impossible, ous croirez, lorsque vous verrez, ce que j'ai vu ement chez M^i* Huèt, cette même table s'agiter, )ulever, se renverser et se relever au seul cond*une jeune personne très-déUcate, tous les asnts se tenant à distance.
)us croirez, loi'srjue vous soroz t(^ni(;in del'écri-
obtenue au moyen dos coups fra[>pés, non pas îment dans une table, mais aussi dans les murs
appartement, lesquels coups corrt^spondeut aux es de l'alphabet et forment des phrases entières ent de la plus haute portée.
DUS croirez enfin, lorsque vous vevYvix, v:\i v.^>iSîL
Stl LES GITU.I8ATI0R8 nfeOHHIItfl.
grand nombre de personnes ont vu chei 1 Eardec, à une séance de la société spirite; dium sachant à peine la langue française, écrin spontanément sous la dictée d'un esprit évo^ |ri deux Arabes, dans leur langue dont, bien entenh ce médium ne connaissait pas le premier mot; eta chez bien qu'à chaque instant de pareils phénooè nés se produisent en présence de nombreux ainsi que tant d'autres, devant lesquels le n*est plus possible ; et si vous me demandez ment il se fait que les incroyants soient seuls de la vue de ces phénomènes qui pourraient peo^ être les convaincre, je vous répondrai que llioi&ni| ayant pour triste condition de n'acquérir toute choM qu'au moyen de ses recherches et de ses efforts, el ayant affaire, dans les commimications spirites,! des intelligences qui ne sont point à ses ordres, le preuves ne sont données qu'à ceux qui, sans êti croyants, sont au moins animés d'im désir sincèi de s'éclairer et d'observer pour établir leurjugi ment.
Je dirai maintenant aux sceptiques ainsi qu'au hommes positifs de la science, ne voulant admetti que ce qu'ils peuvent vérifier :
Vous êtes sommés, ou de faire acte de foi en a( ceptant les faits que la raison humaine n'a pu expl quer jusqu'ici, ou de définir les grands proWèmi qui n'ont point encore reçu de solution, tels que !'( rigine de la création , les bornes de l'infini, la loi e vertu de laqvieWe \.o\\9> çft^ ^'aXxfôs» \ss^^\siscaLIes «
!Qtres de gravitations, se soutiennent dans Tespacc, nsi que la nature du feu, de Félectricité, de Taiant, et de tant d'autres choses ; et, pour en revenir Qous-mêmes, vous êtes sommés d'expliquer les rê- ^, les pressentiments, les avertissements intédurs, et ces révélations si saisissantes de circonsïices qui viennent en tous points se réaliser. Vous es placés entre ces deux alternatives : croire ou Ht expliquer; je vous défie de sortir de là; ot si, alheureusement pour vous, il vous faut rester dans
domaine des conjectures ; si vous êtes i*éduits h ■énoncer ces décourageantes paroles pour le s(îepjue,yc ne sais.... cela est au-dessus de Vintelligence
î l'homme vous voilà condamnés et obligés do
)us incliner très-humblement, en reconnaissant le ce qui n'est pas compris par nous n'en peut pas loins exister ; que tout est possible au Créateur, et , que la plus certaine des sciences, c'est la foi, puisle si souvent, hélas ! la science vient apprendre à biomgie qu'il ne sait rien. Il vous faut effacer de jlre vocabulaire le mot surnaturel \ car, du moment n un fait se produit, il est naturel, tout inexplicable a'il puisse nous paraître; seulement nous ne le jniprcnons pas.
Ah! messieurs les incroyants! ne regardez donc as comme une chose si impossible, au milieu de His ct.*s mvstt'i'os dont nous sommes environnés, Dio l'âme, sortie de cette prison que l'on appelle le >rps, se trouvant émancipée et jouissant plus cpfl tuais de ses facultés, se connnum([v\e awow*.
8M LIS GiyaisiTioMS utcoHinms.
En présence de cette sollicitade de Dieu pour nonii qui se révèle à chaque pas, à tout instant, aamSiM même de nos épreuves pour qui veut observer, n soyez donc pas surpris qu'il veuille aujourdlmi 6fr rayer les progrès du matérialisme, de rimmoralilj du scepticisme et de l'impiété, ces vices qui sont 11 honte de notre société gangrenée, en feôsant a^ rattre d'une manière plus appréciable et plus saû» santé, pour obliger Thomme à rentrer enlui-mâme ce qui était autrefois : les songes, les voix intériem et les intuitions.
Ne soyez donc pas surpris que Dieu nous teni une main secourable par l'intermédiaire de ses mi' sionnaires, dans un moment où nous en avons tul besoin, en nous mettant à même, grâce à ces gnô* des révélations, ainsi qu'à ces si touchantes exhoi^ tations dont ils nous favorisent par la médiumniti' de voir notre foi se raviver ; de craindre de (XHa* mettre la moindre coupable action à la pensée q* nous avons sans cesse autour de nous, au-dessil de nous surtout, des regards qui nous observent, é en nous faisant ambitionner d'avoir part à ces sublimes félicités dont ils nous tracent de si merveilr leux tableaux. Voilà le but du spiritisme; butinf mense qui sera dans un temps donné, la régénération du monde! mais hélas! c'est la triste conséquence de notre vie d'épreuve et d'expiation sur cette terre, qu'aucune grande vérité ne puisse s'j établir que car la lutte. Il a fallu des flots de sang; le sang de laul deTii^S\i<ev5at^\y2LT£^^^ fonds
U MOMBS DS8 ESPRITS. 327
répondirent qu'ils ne répondraient pas, ma figure leur déplaisant.
Je m'inclinai devant cet arrêt, et les esprits continuèrent avec de plus jolis garçons que moi leurs manifestations étonnantes.
Quand la séance fut terminée, je pris la médiume à récart :
— Mademoiselle, lui soufflai-je à Toreille, je trouve que les esprits ont manqué d*esprit à mon ^ard.
— Gomment cela, Monsieur?
— A leur place, sachant que c'était un artiste qui les priait de voir ce que renfermait son portefeuille, j'eusse répondu : Les esprits ne sont les serviteurs de personne sur la terre. En conséquence, il ne nous plaît pas de répondre à la demande indiscrète de M. Ciomettant. Mais si nous ne voulons pas lui dire ce qu'il y a dans son portefeuille, nous lui dirons ce qa'il n'y a pas : Il ne s'y trouve aucun billet de banque.
Le secrétaire des esprits sourit.
— Et qu'y avait-il dans votre portefeuille? me demanda-t-elle?
— Trois vers.
— Lesquels ?
— Lisez plutôt vous-même.
Et elle lut ce qui suit :
Kardec en conseillers foisonne;
Est-il besoin d*exécuter ?
On ne renoontre plus personne.
SM KM «m&iiàTiom iwwiiiwpi
Lettre CkiqMme.
L^AmmuR à MOMsmm adrurt Bonumir.
Cher Monsieur Boieldiea.
Pour Atre témoin des miraolM da U xélig^ Yalle» je n'ai point attendu q[ue tous m'engiig6MÉ à assister aux expéiiencei de W^ Huèt Avant 9 Mte jeune personne Ait touchée de la grAoe ipiiit une autre demoiselle Msait merveille aveclss âm des trépassés qui venaient fiilAtror dam aa ocnbdl Je pourrais la nommer, je ne le &nd pas psi qu'elle est aujourd'hui mère de fiimlUe, et con^ tement retirée des esprits.
Un jour donc, j'allai la voir, conduit par un adq passionné» témoin de tous les miracles opérés p cette demoiselle. Je vis remuer des tables, lire da la pensée de certaines personnes, et j'entendis d coups frappés sous des meubles. Gela ne m'étom que médiocrement, ayant assisté aux expéiienc physiques de M. Gaston, et ayant lu l'ouvrage • M. Gandon sur la seconde vue.
On me mit en conununication directe avec la gr cieuse secrétaire du monde aérien.
— Mademoiselle, lui dis-je, faites-moi le pUds de demander aux esprits ce qu'il y a dans monpoi tefeuiUe.
La demoiaeMe ^«»îk.\a. ^^'è.>àssvîL "«scl ^^\iats^cp
MM wamm «s «nonu JtT:
Je mlodliiud devaiii oet arrêt, f^l 1^ ft$^>^ «'v'iiyt* kinoèrent srec de plus jolis garfionfi qo^ »t*£i l^^ii?^ maniiPifrtaitionfi étozmantefi.
Quand la séanoe fat terminée, je jvri« Ij^ m^)\)»^ àlécaii:
— Mademoiselle, lui soufflai-je à î\\!v*iUe', )f^ tronve que les esprits ont manqué d*t«}\rii i^ U)(>)^ égard.
— Gomment cela, Monsieur?
— A leur place, sachant que c^était un utiit^ti^ i)\\\ les priait de voir ce que renferm.iit ^m) {H^r(i>finUU(\ j'eusse répondu : Les esprits ne sont loa sorviunu*i» «le» personne sur la terre. En conséquencis il no noiu plaît pas de répondre à la demande inditcnHo ila M. Ciomettant. Mais si nous ne vouIouh |m«i lui (lii*i« ce qu'il y a dans son portefeuille, uoun lui cliinum ro qu'il n'y a pas : Il ne s'y trouve aucun Hïloi dit banque.
Le secrétaire des esprits sourit.
— Et qu'y avait-il dans votre portDfoulllay lud demanda-t-elle?
— Trois vers.
— Lesquels?
— Lisez plutôt vous-même.
Et elle lut ce qui suit :
Kar<lee » eonbeillen fuÎMMiiMr ; Est-il beMÛn d'exécuter y
328 LES CrVILlSATIOMS INCONNUES.
Agréez, mon cher Monsieur Boieldieu, messahtions amicales, et soyez bien assuré que s'il m'ert impossible, hélas! de croire aux esprits de Vautre |monde, je crois à ceux de celui-ci, au vôtre, à TOt» joUe musique que vous nous faites entendre tnç rarement.
Oscar Comettant.
P. 5. — Il va sans dire que je serai toujours piét à renouveler mon expérience vis-à-vis de tous les médiums auprès desquels vous voudrez bien m'introduke.