JUSTICE, LOIS, COUTUMES
On n'a point de doeuments sur la manière dont la justice était rendue à Babylone; on sait seulement que le souverain était le premier juge du royaume, et qu'il déléguait l'exercice de ce pouvoir soit aux prêtres soit à ses généraux.
Si l'on en croit Strabon, il y avait autant de tribunaux que de crimes ou de délits prévus (1). Mais sans parler de la multitude de tribunaux qu'eût nécessité ce système» il ne pou* vait cadrer avec celui de la concentration du pouvoir judiciaire entre les mains du roi ou de ses délégués. Plusieurs exemples, enfin, démontrent que la justice était subordonnée à l'arbitraire du souverain.
Après la mort de Sardanapale, Bélésis, à la fois prêtre et soldat, en avait réclamé les cendres pour les transporter à Babylone. Le bruit ayant couru qu'il avait chargé plusieurs barques avec les débris d'or et d'argent que ces cendres contenaient, les officiers d'armée l'interrogèrent; il avoua le fait et il eût été puni de mort sans l'intervention d'Arbace, juge en dernier ressort, comme souverain, des causes criminelles (S).
Les supplices ordinaires étaient le feu, les animaux féroces et la croix (3).
Daniel, condamné à être dévoré par des lions, ayant échappé