XII
(5) Qainte-Garce, V, § i.
(6) Id.
il y a loin malgré les pratiques licencieuses des Assyriens.
Ce relâchement des mœurs faisait comparer Babylone à une femme lascive et dissolue (1).
On dit que Tinceste était permis par les lois, et Ton attribue cette permission à Sémiramis, qui en aurait donné Texempie (S). Quoiqu'il en soit, il est certain que le frère pouvait épouser sa sœur.
Le divorce y fut toujours autorisé ; Sémiramis le pratiqua en abandonnant Menon pour épouser Ninus (3).
L'union de la fille du roi avec un officier était souvent pratiquée.
Les riches pouvaient avoir des concubines , mats au-dessus d'elles, une seule femme légitime. Athénée {Vj rapporte que SardanapalCy près de mourir s'étendit sur un lit avec sa femme, et que ses concubines se couchèrent sur d'autres.
En se mariant les deux fiancés coupaient leurs chevelures et les offraient aux Dieux (5).
Les prophètes hébreux font une peinture très-défavorable du caractère des Assyriens; on y sent la haine des vaincus contre le vainqueur.
Isaîe les appelle orgueilleux (6). Un autre dit qu'ils sont fourbes, altérés de sang et de butin (7). Habacuc les traite de peuple avide de faire le mal et incapable de remords (8). Nahum appelle Ninive une courtisane séduisant et corrompant les peuples par ses enchantements.
(i) Isaie,ch. xxiii.
(2) L. I, ch. IV. Justin, I, ch. ii.
(8) Diod. U, S 6.