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INSTITUTIONS POLITIQUES, CIVILES ET ▲DMINISTRÀTIYES

C'est sous Wou-wang que fut rédigé le TcA^ou-Zî, ou rite$ de Tchér>u, sorte d'ulmanach adminisiraiifqui entre dans de minutieux détails sur les fonctions politiques, religieuses et civiles

(1) Les chiens et le? chevaux ont toujours été assez rares en Chine»

deTËmpire. On Tattribue à Tchéou-Kong, frère de Wouwang (i). La plupart des offices adminisffaltfs qui y sont oonsignés subsistent encore avec les seuls changements de dénominations ou d'attributions occai^onnés par la domination étrangère.

A celte époque l'empire chinois comprenait de S à 400 lieneA de longuebr sur IM de lftrge;rempereur avait établi sa rési* dence à U>yaBg (dans le Ho-nan) où, suivant les auteurs chinois, était le milieu de la terce, le point de jonction du ciel et de la terre, le lieu où s'unissaient les qfuatre saisons , le vent el la pluie, les principes du reposât du mouvement. L'empereur avait huit pouvoirs : ceux de nommer aux .offices, de fixer des appointements, de destituer, de confirmer, de tuer^ de faire grâce, d'accorder des gratificaticMis, de supprimer ou de réduis re des emplois, il avait auprès de lai trois grands' conseillers, et trois vices conseillers. L'empire se conoposait du domaine impérialet d'un certain nombre de districts feudataires^auxquels le souverain imposait des ch^fs sgppelés pasteurs, trois ministres, cinq préfets et divers officiers. Le chef devait rendre visite à l'Empereur à oertaiaes ^ques déterminées avec un cé^ rémonial minutieusement décrit par le Tcheou-ii.

Tous les sept ans des interprèles étaient chargés d'examiner les langages des divers royaumes pour faire concorder les formules de conversation. Tous les neuf ans les musiciens et les annalistes comparaient les caractères de l'écriture et déterminaient les sons de la prononciation.

La li« année on véitfiait les poids et ipesures, la Ijh année l'Empereur faisait lui-même une grande tournée dans FEmpire et réunissait en assemblée générale les feudataires Ceux qu'il destituait étaient censés morts et l'on accomplissait en leur honneur des cérémonies funèbres.

Il y avait un premier ministre, grand administrateur ayant

(1) Ce livre imporianl a éii traduit par M. Edouard Biot, t vol. in-SoISSt.

SOUS «es ordres dnq ministres: l« un ministre de k terre oîi de renseignement, !• un ministre du printemps ou des rites» V un ministre de l'été ou de la guerre» 4^ un ministre de rnilomne ou de la Justice» 5* un ministre de l'hiver ou des tiavam^ publics.

Le grand ministre recevait les tributs et les redevances et en ' réparlissait les produits suivant les besoins: «Par les neuf prefesslons ou classes de travail» dit le Tthéau-ii^ & *^1« ler«di« irers travaui des peuples; par les huit principes eondocleoit» il aide le souverain à guider les peuples; par les nenreoupiès ou liens d'association» il attache la population des royauinès. » Le peuple était divisé en neuf classes, ou pluiOl en neuf oeeupations librement choisies : I* les cultivateurs, produisant neuf espèces deffrains, 2« les jardiniers» 3« les bûcherons» 4e les p&tres des nuMis cultivés, élevant les oiseaux et les quadru pMes, 5* les artiuns qui transforment par leur travail les huit matiè. res broies» les perlesg Vivpire» le jade, les piertes, les bois» les métaux» les peaux, les plumes» 8* les marchands en boutique et ambulants» 7o les femmes légitimes qui travaillent la soie et le chanvre^ •• les serviteurs et servantes y compris les esclaves achetés sur le marché» 9» les individus sans profession fixai

11 exisuit une sorte de hiérarchie entre ces classes; on erlgageait, mais on n'obligeait personne à suivre la proleasioD de son père.

Le 2V:A^att-/ê\indique huit principes conducteurs : aimer sus proches» respecter les hommes âgés» élever en grade les hoivfmes de mérite» déléguer les hommes capables» protéger ceux qui servent bien TÉtat, honorer les personnages célèbres» connaître les officiers secondaires qui se sont bien conduits» reee- Toir selon les rites les étrangers qui viennent à la cour.

Il y a neuf liens d'association : 1* les pasteurs ou cheb feudataires agissant sur le peuple par la possession» 9* les anciens ou supérieurs» les instructeurs» les lettrés» qui tirent leur influence de la dignité dont ils sont revêtus , du bon exemple et de l'enseignement qu'ils donnent; Tancètre qui .igit par le

fSA LES ClVII.ISAtl4»5S rniIflTIVES.

lien ée la parenté; Torflcier supérieur et TorOcier suba'li jifiÊi poMôAeirt le peuple par le bièln»ètre qu'Hs lut prtfirl ht aiteie* c'^ul^k^irt les hommes du môme càitô éë «gisBttit par la commuiiaulé de travaux ; enfin, le marat livé» qui attache le peuple par l'abondance.

Le ltoUM*lî parlé des fonctionnaires du palais, du A médedi»^ de f intendant des tins, du gradd-trésorfetr, lenia ensployés, de la ciiisîne de l'empereur, des doute ft dont ae eompoeeni aeé repas^ du service de la tuerie, ebaase^ 4e la pêche» de la glacière, de la p&tisserie.

11 donne des règles générales pour le traitement des mï des hommes et des animaux.

Un administratear est chargé du palais quliabitent ta mes de l'empereir.

L'impératriot elle-même n*est point inactive ^tAs coim aux neuf fenimeadn deuxième rang et aux vingt-sept di slèMM rang i- les unes dirigent à leur lour quat^e-vftt] coneubAoes dhrîsées en neuf groupes faisant des ouvrages ( et en fil; ha autreèeont à la Me des femmes de servie eunnfues ont k*aurteillance de toutes ces femmes.

lé& minislMde la terre est appelé directeur des muh Il est cliargé d^instnriipe le peuple dans la morale et di nravain asatériels; il distribue le territoire et les cuftores nise la famille, répartît les t&ches, inspecte le commei plust il enseiga» le respect par les rîtes des sacrifices BMUlé par ceux du principe mâle, Tamour conjugal pat tes du frineipe lomelle, la concorde par ceux de la me il distingue les rangs sodaoK par les règles du cérémoi enseigne la tranquillité par les usages, la pratique d> milieu par les châtiments, la charité par les engagemer tractés dans les sacrifiœs, là modération par les mesur les professions héréditaires, il enseigné ce que chaca faire; il règl^ par le mérite les nominations aux offices nislratife, par les actions méritoires les redevances des of Il y a six prindpes do conservation et de tranquilli

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