‹ Les civilisations primitives en OrientChapitre 5 sur 35 · CH1N0I · texte numérisé non relu

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mer ses enfants, nourrir les vieillards, secourir leà veuftet les orpheliDSi ayoîr compassion des paavres, être indulgeilt pour les cas de maladie, consolider la richesse du peuple.

Le même ministre fait éublir couYenablement les haMCatioBS et les maisons, unit intimement les frères aines et les fi^ res cadets, les instituteurs et les lettrés, les disciples et lesamls^ et rend les habillements uniformes. Par les tr«is genresde mérite il instruit le peuple : le premier genre de mérite compwid les six vertus, c'est-à-dire le savoir, l'humanité, la sagesse» la justice, la fidélité envers le prince, l'union : le second genre comprend les sii actions louables: la piété filiale, Tamotir fra« temel, l'amour des parents, la fidélité, la charité entre àmti ; le troisième genre comprend six sciences : les rîtes des cérémo* nies, la musique, Tart de tirer les flèches, de conduire un diair, l'écriture, le cakul. Enfin, par les huit punitions au moyen de la bastonnade, les officiers de ce ministère répriment les con« travehtions aux actions louables, ainsi que l'action de débiter des faussetés ou d'exciter au désordre, quand c^ délits ne méritent pas des poursuites criminelles.

Ce ministre mesure aussi l'étendue de la tene et en fixe le milieu là où l'ombre d'un gnomon marque un pied cinq dit xièmes. On y établit la capitale, et autour de ce centre on décrit des carrés comprenant les environs de la capitale^ le domaine impérial, les apanages, etc.

Les terres distinguées en cinq espèces sont réparties enirdieB famillesdes diverses classes agricoles.

Suivent des règlements sur ces terres et sur les corvées ; soir les familles formant un groupe dirigé par un ancien. Ces tft« milles se doivent assistance mutuelle et un asile en cas de malheur. Les sections de plusieurs groupes font unecommme qui a un ciief ; cinq communes forment un canton avec un chef « cinq cantons forment un arrondissement avec un ch^^f; dnq ar« rondissements formait un district avec un chef.

Les chefs territoriaux dressent la statistique de la population et des diverses classes de la société» commandent les corps ap- I t

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pelés pour les corvées, accomplissent des sacrifices, contrôlent la conduite de leurs subordonnés, les encouragent ou les réprimandent.

Les communes sont associées deux à deux, et doivent se soutenir, se recevoir, participer aux peines et aux châtiments, aux éloges et aux récompenses, exécuter ensemble les services requis, enterrer mutuellement leurs morts.

il y a des familles privilégiées dans lesquelles se recrutaient les officiers du premier rang : les fils des dignitaires reçoivent, sous le nom de fiU de FÉtat, une éducation spéciale pour les emplois supérieurs.

Dans la suite ce fut parmi les lettrés qui sortaient de toutes les classes que Ton choisit de préférence les fonctionnaires.

Le tir de l'arc était une cérémonie que l'empereur et ses feudataires accomplissaient en cerQiines occasions. Le peuple, réuni deux fois par an pour cet exercice, désignait par acclamation ceux qui s'étaient montrés les plus habiles.

Les suffrages populaires étaient invoqués encore dans d'autres circonstances, soit lorsque le royaume était en danger, soit lorsqu'il fallait changer de capitale, soit lorsque les subsistances étaient insuffisantes, soit, enfin, quand le trône étant vacant il fallait élire un prince. Le peuple avait le droit de grâce, et Ton n'exécatait pas im criminel lorsque la multitude des as* sistantss'y opposait.

Tous les actes de la vie civile sont minutieusement déterminés et réglés dans le Tchéou'U; une masse de fractionnaires en surveillent Taccomplissement. Un officier visite lechamp du laboureur et frappe d'amende celui qui le cultive mal, les travaux même des femmes sont soumis à une surveillance et à une taxe. Un autre officier enregistre les unions conjugales et Veille à ce qu'un homme prenne femme i trente ans au plus tard, et à ce ({ue la femme soit mariée à vingt ans. De plus, il juge toutes les discussions sur les rapports secrets entre les 6poux«

Un autre est préposé à la vérification des marchandises, à la rédaction des conventions entre les parties, au jugement des contestations, à la régularisation des échanges.

VnmitrucUur est chargé spécialement de ugnaler à l'Ëmpefeur ce. qui est bien et juste, et d'instruire le prince héritier dans la pratique de la vertu ; un protecteur enseigne les six sciences, et peut réprimander l'empereur. Un centetir a mission d'inspecter les vertus du peuplé^ de Teihotter à la concorde et à la science ; un sauveur a celle de punir les fautes graves et les égarements; un cencUiateur a celle d'apaiser les complots de ramener l'union.

Le ministre du printemps ou des rites réunit sous sa direction tout ce qui a trait au culte, i la devination, i l'étiquette, à toutes les cérémonies publiques ; c'est comme le pontife suprême, bien qu'il soit avant tout fonctionnaire. De luidépen« dent les officiers chargés de régler les rangs, les titres, les dipld. mes, les costumes de l'empereur, la musique et la danse qui font partie des sacrifices et d'autres cérémonies.

La musique est considérée comme inspirant l'observation du juste*milieu, la concorde, la vénération pour les esprits, leres» pect pour les supérieurs, l'amour filial, l'amitié. Il y a des chants et des danses prescrits pour toutes les drconslances heureuses ou malheureuses. Des aveugles composent un corps de musiciens pour chanter et célébrer,sous la oonduitedu grand mstructeur, en s' accompagnant de la harpe et de la guitare, les vertus des anciens.

Les augures dépendent encore de ce ministère. On n'çnlie. prenait aucune affaire d'État, aucune réunion d'armée, aucun voyage sans avoir consulté la plante C&i, et surtout l'écaillé de tortue qu'on chauffait pour tirer des présages bons ou mauvais des fissures qu'y produisait le feu.

-n y a encore un interprète des songes; des invocaieurê qui adressent aux esprits des prières; des sorciers et des sordères chargés de divers offices , des annalistes et des astronomes pour tenir les archives, régler le calendrier, déterminer les

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difitlOM do del, les ttiMirenients éts planBMi» du Mei\, dé It lanét ttMr dus pronoeUcs des naages et des wnts.

Bien qa'on 8'06CUt>At beaucoup d'âstfonomie» on n'éuit point don arrivé à deÉ connaiaaances très ttaetes ; ainsi, pendant les «dlpses, l'einpeMir battait dn tambour pour seôouitr leso* Iril qu'il croyait menacé, et tirait des flédies sur là lune pottf ia eommer de se retirer.

Le ministre de l'été était le ministre de la guerre, le grand eotaUnandant des chevaux. Le Tçké&^li contient des préceptes sur ee si^ : Si les diefs des royaumes, dit*4l, écrasent les Mbles, empiètent sur les petits, alors on les déclare ooupabfeg. S'ils eppriment les boAimes debiéti, s'ils vetènt le pèvple, alotson les attaque ouvertement; s'ils sont cruels à rfntérieor et usurpateurs au débets, on leur fidiun autel (c*est-i-dire im tombeau). Si leurs tampagiMS sont stériles, si leur peuple se dispense, on réduit leur territoire. S'ils se prévalent de leurs fbices et n'obéissent pas, on les attaque sans démonstraUon. S'ils maltraitent on tuent leurs parents, on les réprime. Si des Bcyeis tuent ou chassent leur prince, on les coupe en morceaux. S'ils violent les ordres supérieurs, on les arrête. S'il y a des hommes qui excitent des désordres au-dedans et ao-déhois, qui se conduisent comme 4» betes brutes, on les anéantît. »

Les soldats étaient choisis par le miuistre des multitudes danrléS diverses classes delà société; il en formait une InfanteriOi divisée en régiment de S600 hommes, et en bataillon de S0O,et armée de IanceB,d'arcs, de flèches, de cuirasses,de bou-

Sswvent on leur ptaçait dans la bouche une espèce de moM pour les enapècher de pousser des cris, surtout pendant listtpéditions Bècfèles.Les diefli portaient le tambour, insigne et moyen de commandement. II n'y avait pohit de cavalerie, mais vne partie de l'armée combattait en dmrs.

La ebasse était un des principaux exercices des soldata; l'emperelir en fainit une à chaque saison et avait à son

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fenrice un grand nombro de gens occupés à la Ténerie.

Le ministre de l'automne était le grand préposé aux brigandt, le juge criminel» et stvsgUt sous ims Qjçdres des officiers chargés les uns de s'enquérir des crimes, les autres d'instruire les affiai« res, de les juger ; puis venait la police et les exécuteurs. On comptait 500 délte punis par la marque noire sur le tisi^, M^par l'amputation du nez. 500 par la réclusion dans le pa» lais (ou castration), 500 par TampuUtfon des pieds, 506^ Teiécution capitale. B y avait aussi remprisonnement à tempe, les Mvaux dégradants, et l'esdaTage •

Le ministre avait encore sous ses ordres le grand teyageor et •es aides diargés de se rendre auprès des féudataires, d'eunni* ner leur conduite, de les punir s'fls avalient prévariqué;'èl des ofBdoB préposés à la réseption des viriteurs étrangers, pour les accompagner et tes surveiller.

Les voyagei étaient favorisés par des routes bien entrefemieSt tt des auberges placées de distance en distance, que VÈUki lui-même appvo^visionnait.

Le ministre de l'hiver avait la survriHsBoe des travaux pu* blics et industriels. Les nombreux métiers qu'on exerçait en Chine, les procédés du travail, tout cela était minutieuseoient réglementé.

L'autorité râlait tous les actes de la vie publique et privée, le tnariage, les fonérailles, la culture des terres, l'industrie; il ne restait point de place pour la liberté individudie. il or fé> sulta une foule d'usages tyranniques, de rites, de oéiémOtfles qui accompagnent encore le Chinois pendant toute sa %îe. S'il n'y eut point de castes, il y eut un eôrps de lêàtrés qui hatttM peu à peu le mandarinat, d'où sortirent lêBfoiiclicMiaiM)>u* blics i l'exclusion des autres eoifs d'état.

38 LM CITIUSÀIIOHS PAIMITIYES.

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