CHAPITRE PREMIER
LES FOUAGES
Accroissement progressif du laux des fouages. Cependant, en lui-même, l'impôt n'est pas très lourd. — Mais il ne pèse guère que sur les paysans. Nombreuses exemptions légales ou frauduleuses. — Répartition ])eu équitable entre les paroisses et enire les contribuables. — Abus dans la perception.
On ne se rendrait pas un compte exact de la condition des classes rurales, si l'on négligeait d'examiner les charges que leur impose le pouvoir royal. Ces charges pèsent de plus en plus durement sur les paysans, car, dans les derniers siècles de l'Ancien Régime, la fiscalité royale fait des progrès incessants, continus, précisément au moment otj le régime seigneurial s'atténue. Au premier abord, on pouri^ait croire qu'en Bretagne les classes rurales ont eu moins à souffiir que dans d'autres provinces des progrès de la fiscalité royale, car les fouages sont moins lourds que la taille, et les Etats ont obtenu des abonnements très avantageux à la capitation