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L’ÉLÈVE D’ÉPICURE A TABLE

Air : Eh! gai, gai , gai, mon officier.

Chantons, buvons, ce n’est qu’ici Que la vie Est jolie ;

Chantons , buvons , ce 11’est qu’ici Qu’on nargue le souci.

Une onde fugitive ,

Voilà notre destin ;

CHANSONS

Mais le ciel sur la rive Fait croître le raisin.

Chantons, buvons, etc., etc. *

Laissons un dieu volage Amuser des enfants ;

On n’aime qu’au jeune âge ,

On boit dans tous les temps.

Chantons, buvons, etc., etc.

Combien d’heures chagrines Suivent les doux ébats :

La rose a des épines ,

Le pampre n’en a pas.

Chantons , buvons , etc. , etc.

Belles qu’amour condamne A de tendres langueurs ,

Imitez Ariane ;

Bacchus sécha ses pleurs.

Chantons, buvons, etc., etc.

Garde, fils de Latone ,

Tes neuf sœurs, ton ruisseau ;

J’ai pour muse Érigone ,

Pour Parnasse un caveau. .

Chantons, buvons, ce n’est qu’ici Que la vie Est jolie ;

Chantons, buvons, ce n’est qu’ici Qu’on nargue le souci.

Ph. de la Madeleine.

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