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LES PELERINS

«comme pelit, fut en une veine, il se tourna d’autre part, et lit » mourut. »

Froissard est à la peine pour excuser le crime de son hôte , et ne réussit qu’à faire un tableau pathétique.

On avait été obligé de frapper la table de lois somptuaires : ces lois n’accordaient aux riches qùe deux services et deux sortes de viande, à l’exception des prélats et des barons , qui mangeaient de tout en toute liberté ; elles ne permettaient la viande aux négociants et aux artisans qu’à un seul repas; pour les autres repas ils se devaient sustenter de lait, de beurre et de légumes.

Le carême, d’une rigueur excessive , n’empêchait pas les réfections clandestines. Une femme avait assisté nu-pieds à une procession, et faisait la marmiteuse plus que dix. Au sortir de là , l’hypocrite alla dîner, avec son amant , d’un quartier d’agneau et d’un jambon. La senteur en vint jusqu’à la rue. On monta en haut. Elle fut prise, et condamnée à se promener par la ville avec son quartier à la broche sur l’épaule et le jambon pendu au col. (Brantôme.)

Les voyageurs trouvaient partout des hôtelleries. Chevauchant avec messire Espaing , de Lyon , maître Jehan Froissard va d’auberge en auberge , s’enquérant de l’histoire des châteaux qu’il aperçoit le long de la route , et que lui raconte le bon chevalier son compagnon. « Et » nous vînmes à Tarbes, et nous fûmes tout aises à l’hostel de l’Étoile, » et y séjournâmes tout ce jour : car c’est une ville trop bien aisée pour » séjourner chevaux : de bons foins , de bonnes avoines et de belle » rivière... : puis vînmes à Orthez. Le chevalier descendit à son hostel, » et je descendis à l’hostel de la Lune. »

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