‹ Les classiques de la tableChapitre 25 sur 282 · QUELQUES EXPLICATIONS PRÉLIMINAIRES. XXI · texte numérisé non relu

QUELQUES EXPLICATIONS PRÉLIMINAIRES. XXI

je prends ces règles-là dans le souvenir du service de l’hôtel du prince de Talleyrand, de lord Castelreagh et du prince de Metternich. C’est de là qu’il faut venir , modifiant les détails, au service amoindri des élégantes maisons qui se partagent le reste de la tradition des magnificences délicates des belles tables de l’Empire et de la Restauration.

Je n’oublierai pas, à la fin de ce récit puisé dans la mémoire de tous ceux qui ont vu la grande maison du prince de Talleyrand, que cet illustre gentilhomme échappait volontiers , l’été , à toutes ces pompes du monde, aux conférences si séduisantes des grandes affaires et d’un pouvoir, honoré , — car alors on honorait le chef suprême , — pour aller se reposer quelquefois sur un site riant et frais de ces environs de Paris , trop décriés parce que c’est un bonheur près de nous , — dans cette jolie retraite d’Andilly , que madame la duchesse de Duras avait su embellir d’un comfort plus simple, mais encore exquis.

Toutes les citations sur la vie modeste à la campagne , répandues dans ce volume , disent que , dans notre plan , cet incident doit être noté , rappelé. L’homme du siècle qui a eu le plus d’élégance et de goût, le dépositaire même de la tradition entière de l’état1, ne pouvait dédaigner quelquefois la vie cachée, la vie du sage. Ici , il en a fait un moment la source de ses délices , — de ces plaisirs méditatifs où la pensée recueille tant.

Tous les bruits cessaient pour lui dans cette demeure, autour d’une petite colonne surmontée du buste en marbre de Vénus; ce buste imprimait quelque chose de riant à ce pavillon rempli par un si doux silence. Il n’était là que le symbole de ce^ qu’il y a de vif et de doux dans la vie, mais un de ces charmants symboles d’autant plus persuasifs qu’il faut les interpréter.

Ce buste avait inspiré ces beaux vers à un des plus illustres amis du prince :

Loin de nous, censeur hypocrite, Qui blâmez nos ris ingénus !

En vain le scrupule s’irrite ;

Dans une retraite favorite J’ai mis le buste de Vénus.

Expression de M. le comte Portalis, ministre, sénateur.

QUELQl'CS EXPLICATIOVS PRELIMINAIRES.

Je sais trop bien que la volage • M’a sans retour abandonné;

Il ne sied d’aimer qu’au bel âge;

Au triste honneur de vivre en sage Mes cheveux blancs m’ont condamné.

Je vieillis ; mais est-on blâmable D’égayer la fuite des ans?

Vénus, sans toi rien n’est aimable;

Viens de la grâce inexprimable Embellir même le bon sens.

L’illusion enchanteresse M’égare encor dans tes bosquets ;

Pourquoi rougir de mon ivresse?

Jadis les sages de la Grèce T’ont fait asseoir à leurs banquets.

Inspire-moi ces vers qu’on aime,

Qui, tels que toi, plaisent toujours;

Répands-v le charme suprême Et des plaisirs et des maux même,

Que je t’ai dus dans mes beaux jours.

Ainsi, quand d’une fleur nouvelle Vers le soir l’éclat s’est flétri.

Les airs parfumés autour d’elle Indiquent la place fidèle Où le matin elle a fleuri.

Un maître bien habile , M. Plumerev , élève de M. Boucher, de la maison du prince de Tallevrand, vient de nous révéler tous les secrets de la grande table du prince ; il a développé brillamment, dans un élégant Traité des entrées chaudes de la table de Paris , tout ce comfort exquis. Ce travail forme les deux derniers volumes du grand et excellent ouvrage laissé par Carême : Y Art de la cuisine française au dix-neuvième siècle. — Il s’en détache aussi, avec le seul nom de M. Plumerey, dans une belle édition ornée de jolies planches , en 2 volumes in -8° , intitulée : Le principal de la cuisine de Paris, ou Traité des entrées chaudes. Ce livre est indispensable à tous ceux qui tiennent aujourd’hui à une bonne table, qui la limitent au nécessaire délicat , très-fin , à l’élégance. C’est un trésor pour les maîtresses de maison , les vieux célibataires , les malades. M. Plumerey, l’un des premiers hommes de la profession à Paris , est aujourd’hui chef des cuisines de M. le comte de Palhen , ambassadeur de Russie en France, noble diplomate, qui comprend bien le digne frère d’Alexandre , cet illustre prince qui recommande la dignité à tous ses agents extérieurs. N’est-ce pas à M. de Palhen qu’il a été dit : « Votre » table doit rivaliser avec celle de madame de Rothschild ; il faut que » l’ambassade de Russie soit une des bonnes maisons de Paris. *>

- -• . ■ . ri!.; • I II >

fj

.ici h\ ••»!) ' •iii| . i J ♦ . { | •

-I wj I» bjitin (»:> h : i ;!i nmi> , ; •: .» ..> Au\\/

fi

i. ii ‘ * u -;t of» .f ^ v--,; / s*;, (,4i

■nmiîi'jh *iff:4nM'^KU(u; , imifr.H* s{ M *jfi ?•> iwim mh V>«î

•rmi ongih lui hnrtqàioj f>kfrrM f • hi... i ..

>i«n' •: Mmâi» lit JjniïifiTiV' »*»» uip tihq - ^îfi i-n + ‘nbtsr .P .

)ll|)JUl.t>! ; ii.i i v tl/j f|p’ i- . . .. ■ - i

» iW'IRH *M - ruvifilfl >. - vnoH r-.|> *>|lü ’Jh* WSltJl *)t - M-tkli-.:. 1

Page 1