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à chaque printemps, sans crainte de compromettre la

floraison ; il est même nécessaire d'enlever toutes les

branches qui ne constituent pas des axes de prolon-

gement el qui flottent dans le vide. Cette suppres-

sion favorise l'émission de rameaux vigoureux et florifères. Livrée à elle-même, la ramure devient buissonnante, touffue, forme une trop grande épaisseur sur les murs et les rameaux restant plus grêles, leur floraison est plus maigre. Les prolongements doivent être raccourcis à 50 centimètres environ, afin qu'ils ne perdent pas leur vigueur. Il faut en outre supprimer à leur point de naissance et non au niveau du sol tous les drageons qui se montrent ainsi que les gourmands de la tige. Arrivés à leur hauteur définitive, il est nécessaire de supprimer chaque année au printemps tous les rameaux de l’année précédente, afin que la plante reste dans les limites qui lui sont assignées. Cette suppression n'affecte pas la floraison, bien au contraire, car c’est lorsqu'ils sont arrivés à complet développement et surtout si l'endroit est bien exposé qu'ils fleurissent le plus généreusement. De ce principe il résulte que, tout grimpants qu'ils soient, les Bignones peuvent être cultivés en arbustes dressés et isolés. Il suffit pour cela de les tailler, dès leur jeune âge, ne laissant que quelques centimèlres de la base du rameau central pour former la tige. Avec l’âge, cette tige devient solide, forte et se charge chaque année de nombreux rameaux florifères.

Multiplication. -- Les Bignones peuvent se propager à l'aide de plusieurs moyens.

Le semis doit être fait en terrine, en recouvrant très peu Îles graines et en plaçant les récipients sur

couche, afin de favoriser la germination. Lorsque les SLMIE sont suffisamment forts pour être repiqués en pépinière, on les endurcit au préalable en leur donnant de l'air ou eu les passant dans un châssis froid. Le semis est peu employé, car les autres moyens sont beaucoup plus pratiques. Les plantes issues de semis sont souvent plusieurs années avant de montrer leurs premières fleurs, tandis que celles provenant des autres procédés fleurissent dès la seconde année de multiplication et plus abondamment que les précédents. Cette précocité dans la floraison se remarque surtout chez les sujets ayant été multipliés par la greffe.

Le boulurage s'emploie surtout pour les espèces de serre, dont on fait les boutures à l'état herbacé, en serre à multiplication et sous cloches ; on peut aussi utiliser ce procédé pour les variétés de plein air, en se servant des rameaux de un ou deux ans, venus dehors. En ce qui concerne ces dernières variétés, le procédé le plus simple et le plus employé pour la multiplication des espèces à grosses racines : B.radicans et B. grandiflora, par exemple, est la bouture faite avec des sections de racines.

Au printemps, avant le départ de la végétation, on extrait, autour des gros pieds de Bignones, des racines ayantla grosseur du doigt ;elles sont coupées par fragments de 5 à 6 centimètres et mises dans des terrines placées elles-mêmes sur couche tiède. Un mois à six semaines plustard, ces boutures ayant émis des pousses, elles sont repiquées en PÉpIeS ou en pots.

Les plantes multipliées par ce procédé ne sont pas toujours trèsflorifères et les variétés du B. grandiflora Sont principalement dans ce cas. Pour éviter

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cet inconvénient, on doit avoir recours au gre ffage.

La greffe des Bignones se fait également au prin-

temps, sur des racines de 2, radicans. On la pratique

en fente, sur des sections deracinesde7 à 8 centimetres de longueur. Lorsque les plants sont greffés, ils sontmis soit en pot,soiten terrines et rentrés en serre ou placés sur une couche tiède. Une fois enterré, le greffon ne tarde pas à s'affranchir.

Toutes les variétés du genre se multiplient facilement au moyen de ce procédé ; on choisira, autant que possible, des rameaux ayant fleuri.

On peut aussi multiplier les Bignonia par le marcottage. Dans ce cas, on choisit les gourmands ou rameaux vigoureux qui poussent au pied du sujet. L'année suivante, ces rameaux sont couchés en terre et, un an après, ils ont émis assez de racines pour pouvoir être sevrés et mis en place. Cette méthode est moins pratique et moins employée que celle du greffage, indiquée plus haut.

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