‹ Les Clouet et Corneille de LyonChapitre 17 sur 27 · Brantôme. Édition Lalanne, VII, p. 3q · texte numérisé non relu

Brantôme. Édition Lalanne, VII, p. 3q

LES ARTISTES CÉLÈBRES

Et c’était tout ce qu’on savait des travaux de Corneille *, avec deux ou trois mentions de poètes, entre autres ces vers d’Eustorge de Beaulieu, publiés en iSqq :

Pour bien tirer un personnage au vif Ung painctre dit Corneille est alloué,

Et de plusieurs estimé et loué,

N’avoir en France aucun comparatif.

Car vers son œuvre on dict, de cueur hâtif, C’est telle ou tel! Oh! l’homme bien doué! Pour bien tirer.

Bref, ce qu’il peinct monstre un incarnatif Qu’on diroit chair; dont il est advoué N’avoir eu pair puis le temps de Noé,

Non Appelles jamais superlatif Pour bien tirer.

(. Rondeau 68.)

Le premier, Antoine de Vauprivas, compatriote de Corneille, le nomme Corneille de Laye dans ses Diverses leçons ~ \ mais jusqu’à ces derniers temps, le de Laye ne signifiait pas grand’chose et on ne le comprenait pas. M. Tamisey de La Roque, en publiant dans les Archives de l'Art français* un acte royal de donation de meubles en faveur de notre artiste, a confirmé 1 appellation de Vauprivas. En voici le préambule : « Aujourd’hui, xxvejour de décembre 1 5 64, le roy estant à Montpellier a donné et octroyé à Corneille de La Haye , painctre dudictseigneur demourant à Lyon, et à sa femme, tous et chascuns les biens mueubles et immeubles qu’appartindrent à feu Pierre Breysan, dit Bougarras..., lesquels sont advenus audict seigneur par droict d’aubaine..., etc. » Plus récemment encore, M. Natalis Rondot tirait des Archives de Lyon une série de renseignements sur Corneille, qui nous font connaître son origine flamande ' ; on voit par ces notes que Corneille, « le painctre llamman ». avait été nommé, en 040, peintre de la maison du Dauphin, qu’il fut

1. Il u de soi que nous ne parlons pas ici du Vasco de Gama, de l’Académie royale de Lisbonne, attribué à Corneille de Lyon, et qui n’est ni Vasco, ni surtout l’œuvre de Corneille. (N° 146 du Musée.)

2. A. Duverdier de Vauprivas, Diverses leçons. Lyon, Honorât, 077; in-8°.

3. Archives de l Art français, t. V, p. 142. La pièce originale est au Ms. fr. 66 19, p. 100, de la Bibliothèque nationale.

4. Natalis Rondot, les Peintres de Lyon, n° 374; on voit que jamais les mentions des comptes ne le nomment Claude , mais seulement Corneille le painctre.

exempté, en 049, de l’entrée du vin, et qu’en 1 5 5 1 il fut reçu peintre en titre du roi Henri II, Marié antérieurement à 1547, Corneille avait

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