‹ Les clubs contre-révolutionnairesChapitre 17 sur 73 · CLUB DE L'HOTEL DE MASSIAC S · texte numérisé non relu

CLUB DE L'HOTEL DE MASSIAC S

Tfniriot : « Je (lomaiide (iu"en même temps ([u'oii exécutera 1<ï ilccret que vous venez de rendre, le Comité de sûreté f<énéralepreini(^ des renseignements auprès de la police et des comités de surveillance sur les motifs de l'arrestation tlu citoyen Joznel. »

Fai/au (député de la Vendée) : « J'annonce à l'Assemblée qu'il y a dans les Sociétés populaires des sections de Paris des hommes qui se disent colons, et (jui ne sont connus dans les colonies que par les vexations qu'ils y ont exercées. Je demande qu'on les surveille, car ils intriguent pour empêcher l'exécution du décret qui rend la liherlé aux nègres. »

f.a proposition de Thminl est adoptée (1).

A', /y. — A la fin de la séance du 19 ventt'tse, le citoy(in Joznet a paru à la barre; il a dit avoir été mis en état d'arrestation par ordre de l'administration de police de Paris, sur la demande faite pai' le Comité révolutionnaire de Xantes. — Une discussion s'est engagée, à la suite de laquelle le décret suivant a été reiulu :

« La Convention nationale décrète :

« Article premier. — Tous les colons ([ui ont été membres de l'assemblée de Saint-Marc et de celle connue depuis sous le nom d'assembli-e coloniale^ les agents de ces assemblées et les membres des Clubs de Massiac et des Colonies, aciuellemenf en France, sont nn's en élal d'arrestation.

" IL — Les scellés seront apposés sur les papiers de tous les colons résidant à Paris.

« III. — Les signataires des dénonciations faites au Comité ri'volutionnaire de Nantes contre le général Joznet seront mis en état d'arrestation et traduits devant le Comité de sûreté gén(''rale de la Convention.

« IV. — j^es dénoiH'ialions et les pièces y relatives (b'posi'es au Comité revolutioniuiii'i.' de .Nantes, seront a[)portées au Coinit('' de sûreté générale.

« V. — Les citoyens lioulin et Chaux, meuihi'es du Comité révolutionnaire de Xantes, se rendront auprès du Comité de sûreté génél'ale pour y donner les renseignements qui leur seront demandés.

" VI. — La Convention renvoie au Comité de salut public pour prononcer sur la mise en liberté du général Joznet.

"' Vil. — Le présent (h'crel sera porté pai' un coui'i'iei' exlrnor- (I inaire. »

n Tliuriut était mcnibri' du Cuniilé de Salut puljlic, député do la Manif.

Après avoir reproduit ce qui précède sur cette partie de la séance, le Moniteur universel ajoutait :

« Le Club Massiac, ainsi appelé de Fhôtel où se tenaient des colons de Saint-Domingue, n'était composé que de colons ennemis de l'émancipation et généralement de toutes les mesures révolutionnaires; ce club existait depuis le commencement de la Révolution (1). »

Les scellés furent apposés, peu après, sur les locaux occupés par les membres de la société.

Nous avons vu, aux Archives, une « Notte des Registres et autres Papiers, concernant le Club des Colons Blancs, tenant à THôtel Massiac, trouvés sous des scellés apposés au dit hôtel; Lesquels ont été Remis au Comité de Surveillance du Département de Paris J*ar La Division des Émigrés à l'Administration du département de Paris (2) ».

Mais ces registres et papiers n'ont pas été c<mservés. On sait seulement qu'il y avait une Adresse au roi contre un décret proposé par Hrissot.

«' Signé: Vardon, J.-M. Musset, Ingrand, Michaud, Borda, Archier. >

Quand le Club de l'Hôtel de Massiac eut cessé de fonctionner. riicUel fut occupé par une société financière, après le 9 thermidor. I^llc émit des billets de banque.

On raiiiionca ainsi dans le Journal de Paris. :

"Il vi(Mit de s'ouvrir une Caisse d'esronipte à la maison Massiac, jtlace des Victoires. Elle escompte le pa])ier solide à un modicpie intérêt, etc. (3). »

Le même journal, l'année suivant»», annonça encon^ : « Plusieurs journaux ont publié que la Caisse des comptes courants, établie Hôtel Massiac, avait été dissoute par le gouvernement. Cet établissement, qui jouit dans le public d'un»; ti'ès grande contianc*', n'a pas souffert la moindre atteinte (4). »

Quelques jours après, il imprimait :

« H vient de s'(''tablir, place des Victoires, un cercb' de ni'gocians.

(1) Note du Moniteur universel, sigiiôc L. (4.

(2) Arch. Nat., Club de .Massiac.

(:t) Journal de Paris, 19 juillet 1796. ('0 l/fern, numéro du 5 octobre 1797.

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