‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 111 sur 246 · CHAPITRE TROISIEME Ql · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME Ql

reflet de l'apathie morale à laquelle nos malheureux prolétaires ont été condamnés si longtemps, disaient les orateurs de la Société républicaine centrale ^.. Mais aujourd'hui l'intérêt même du Gouvernement est de fortifier les caractères, de relever les consciences, de retremper les esprits... »

A. plus forte raison, quand les élections générales approchèrent, la Société républicaine centrale s'efforça de stimuler l'ardeur politique des ouvriers, afin que de leur vote sortit une Assemblée socialiste. Déjà lors des discussions sur l'ajournement des élections-, l'un des motifs invoqués par la Société républicaine centrale avait été l'exclusion des prolétaires des élections de la garde nationale : et elle avait démasqué avec violence les intrigues des partisans du régime déchu pour écarter les ouvriers des réunions électorales, et ne point les armer. L'approche des élections la décida à préconiser une intervention plus vigoureuse. « Afin d'avoir des chefs vraiment républicains, il faut que nous fassions inscrire nous-mêmes ceux qui doivent l'être, dit, le 17 mars, le citoyen Folley ^. 11 faut avoir de l'énergie pour ceux qui n'en ont pas. Allons trouver l'ouvrier : facilitons-lui les moyens d'abrégei' ses démarches ; ensuite, quand on annonce la publication des rôles, il faut aller dans les mairies vérifier s'il y a des oublis volontaires ou involontaires; il faut du zèle, vérifier, employer tous les moyens. Ensuite il faut se rendre exactement aux assemblées préparatoires. Nous devons être convoqués à domicile : nous devons l'être ; si nous n'allons pas aux assemblées préparatoires, nous ne connaîtrons pas les candidats. Mettons encore le même zèle pour engager les ouvriers à s'y rendre. »

De son côté, le club de la Révolution menait une campagne analogue. Le 20 mars ^, le citoyen Marc Dufraisse constatait que dans plusieurs arrondissements de Paris on opposait aux

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