uméro du 5 avril
la parole ; après que, par ses applaudissements, rassemblée eût témoigné de sa fidélité inébranlable pour Blanqui, cet ami dévoué vint le défendre contre les calomnies : « Tous les efforts des ennemis de la République semblent en ce moment concentrés sur un seul point, dirigés contre un seul homme que vous connaissez tous. Non seulement on ne lui donne pas le temps de se défendre, mais on multiplie tellement les mensonges odieux de toutes parts, qu'il serait impossible à une phalange entière d'y faire face... Au milieu de tant de perfidies, j'en prends une qui concerne particulièrement la Société centrale, dont vous pouvez, dont vous devez être juges. » Il s'agissait de l'article sur la séance du i" avril que nous avons reproduit, « article qui a d'autant plus d'importance, dit Lacambre, qu'il vient de La Commune de Paris ». L'attitude hostile, adoptée dès le début par une fraction du parti révolutionnaire, ne passait donc point inaperçue parmi les blanquistes. « Vous savez tous, citoyens, combien tout ce qui est rapporté dans cet article est faux, mensonger et plein d'insinuations malveillantes, ajouta Lacambre après avoir donné lecture de l'article en question. Voici la lettre que jai adressée en réponse à cet article ; je veux la soumettre à votre approbation :
Citoyens, dans votre numéro de ce jour, vous avancez plusieurs assertions complètement erronées, relativement à la séance de samedi de la Société centrale républicaine. La séance du club a été ouverte à l'heure ordinaire, ni plus, ni moins. Le citoyen Blanqui est venu déclarer, et cela, il faut le dire, sans aucun embarras, je vous en réponds, qu'une publication infâme et calomnieuse venait de paraître contre lui ; qu'il avait besoin de recueillir des documents pour répondre à une attaque aussi déloyale et aussi imprévue ; qu'il priait en conséquence l'assemblée de vouloir bien lui permettre de quitter le fauteuil de la présidence pour cette soirée seulement, ayant des renseignements à demandera plusieurs membres du club.
Persomie ne s'attendait à ce que le citoyen Blanqui prît la parole avant la fin de la séance, personne n'a donc été désappointé.
Les calomniateurs, les lâches calomniateurs qui ourdissent leurs trames dans l'ombre, peuvent éprouver quelque embarras: ils en éprouvent de grands, nous le prouverons en temps et lieu.