‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 152 sur 246 · Id · texte numérisé non relu

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o. Commission d'enquéle, t. Il, p. loô, compte rendu de la séance du i6.

l36 LES CLUBS DE BARBES ET DE BLANQLI

eût répondu à l'adresse rédigée par Pierre Leroux, qui devait lui être présentée le lendemain, au nom du club de la Révolution '.

Un dernier espoir d'entraîner le Gouvernement dans la voie socialiste, où, jusqu'à ce jour il avait cru le voir marcher, subsistait donc encore au club de la Révolution. Tant daveuglement et de timidité indigne Blanqui. v Et qu'est devenue cette adresse ? s'écrie-t-il dans son commentaire de la séance - ; et la manifestation imposante, irrésistible, qui en a jamais entendu parler ? Après avoir péroré et gesticulé dans leur club, ces messieurs sont allés se coucher : la réaction est restée maîtresse du pavé, et dix jours après, elle répondait par les massacres de Rouen, le 27 avril. »

Cependant, Barbes restait inquiet. En sortant du club, il se rendit, en compagnie de deux amis, chez Ledru-Rollin et y resta jusqu'à deux heures du matin. Le rapport de police 2, qui signale cette entrevue, ajoute que « Barbes était très animé en sortant de son club pour venir chez le ministre. » Peut-être songeait il avec angoisse aux conséquences de la journée ?

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