Cf. Droit. 26 mai
2. Représentant du Peuple, 29 mai. Cf. à ce sujet les déclaralions de Blanqui, Procès de Bourges, audience du 3i mars. — Cf. aussi les protestations de Flotte, Lacambre, Fomberteaux père contre les calomnies répandues alors au sujet de Blanqui et de son club (Représentant du Peuple, 3o mai et 2 juin).
3. Droit, Constitutionnel, Presse, 19 mai, etc. ; Commission d'enquête, t. II, p. 83 et 86. Il s'agissait de perquisitions faites au Palais-National ; or le club de la Révolution avait abandonné le Palais-Xational pour le boulevard Bonne- Nouvelle dès le S mai 1 1 raie République. 8 maii : peut-être est-ce donc seulement à la Société des Droits de l'Homme, qui occupait encore un local au Palais-Xational au moment du i5 mai, que l'on perquisitionna, ainsi que semble le croire La Réforme 120 mai. édit. du matin'. Mais, soit que la signature de Barbes au bas de l'aniche de la Société des Droits de l'Homme sur les troubles de Rouen et la longue cohabitation des deux clubs au Palais-National aient provoqué une confusion, soit que l'on ait voulu à dessein impliquer le club de la Révolution dans des accusations de complot, le club de la Révolution et la Société des Droits de l'Homme furent confondus dans les rapports que publièrent les journaux et la Commission d'enquête sur ces perquisitions.
^. Presse, iG mai; Démocratie pacifique, 17 mai, etc. 5. Vraie République, 18 mai, lettre du 17.
Les clubs de Barbes et de Blanqui. i4
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départ les portes avaient été ouvertes *, afin d'éviter le désordre que faisait prévoir l'insistance des membres du club -. Lacambre invita les assistants à se réunir à onze heures du soir à la préfecture de police 3, qui était alors en pleine effervescence^, et la séance fut levée '". Un des auditeurs courut alors prévenir le poste le plus voisin, et Tofficier qui le commandait fit évacuer la salle et occuper militairement ses abords *'.
Dès le i6, à l' Assemblée, Garnier-Pagès annonçait que le club de Blanqui avait été cerné, l'argent et les papiers saisis ; cependant ce n'est que le i6 mai, semble-t-il, que « Louis Perrée, maire du IIP arrondissement » donna à la garde nationale l'ordre d'occuper la cour du bâtiment des Menus-Plaisirs ". « On s'attendait à ce qu'une tentative serait faite pour rouvrir le club, dit La Presse^. En effet, on a vu arriver séparément une cinquantaine de clubistes, qui, ne pouvant pénétrer, ont été obligés de rebrousser chemin. Il s'est formé ensuite quelques groupes dans la rue Bergère et dans la rue du Faubourg-Poissonnière, mais on les a bientôt dissipés. » Le lendemain, rapporte Le Constitutionnel^, on avait encore établi u un poste dans la cour du Conservatoire, afin de s'opposer à la réouverture du
1. Démocratie pacifique, 17 mai; Constilutionnel, 18 mai. etc.
2. Procès de Bourges, audience du i4 mars, déposition de Horlot. employé aux Menus-Plaisirs. — Selon Le Constitutionnel (18 mai;, les gardes nationaux, après avoir délibéré, avaient compris qu'à l'autorité compétente seule appartenait le droit de prononcer la fermeture du club ; ils avaient donc décidé de laisser les clubistes se réunir, à condition que les portes seraient ouvertes à toutes les personnes qui voudraient entrer.
3. Presse, 17 mai; Constitutionnel, 18 inai ; Procès de Bourges, audience du i4 mars, déposition de Herlot ; Affiches rouges, p. 175.
^. Les Montagnards de la préfecture remettaient les prisonniers en liberté, en criant : « Vive Blanqui ! Vive Barbes ! » {Commission d'enquête, t. I"^, p. i!iô. dépositions de Lemonnier et de Sabattier, gardiens de Paris, p. i46, déposition de Truy, commissaire de police, p. 166, extrait d'un rapport du colonel de la 4' légion, le iG mai, p. 167-168, rapport de Brostin, lieutenant du bataillon lyonnais, le 17 mai. etc.).