‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 205 sur 246 · Travail, 38 mai, compte rendu de la séance du aô · texte numérisé non relu

Travail, 38 mai, compte rendu de la séance du aô

4. D'autres membres du club non détenus furent nommés vice-présidents, secrétaires et membres du bureau.

avait faite à Barbes. Celui-ci l'avait chargé de dire à ses amis du club de la Révolution que s'il avait pensé que le club dût se réunir ce soir-là, il aurait fait parvenir à ses chers frères et amis une adresse pour les remercier de l'avoir conservé à la présidence. Vive Barbes ! Vive la République démocratique et sociale 1 s'écria alors par trois fois l'assemblée, tandis que le public répondait par des applaudissements et des acclamations à l'élan du club ' .

La lettre de Barbes qui disculpait Louis Blanc provoqua, le 2 juin-, l'admiration du club, et le lendemain, la lecture du procès-verbal de cette séance fut accueillie par les cris de : Vive Barbes ^ !

Le 2 *, Landolphe annonçait à l'assemblée que Barbes, « cet autre Saint Paul ès-liens », avait envoyé une adresse au club^. Barbes remerciait ses amis de lui avoir conservé la présidence et ajoutait quelques mots sur son club, qu'il considérait, disaitil, comme « plus spécialement ma famille », et il ajoutait : « C'est à vous que je songeais dans mes plus démocratiques moments d'ambition, c'est pour vous que je faisais mes plus chers projets. Je vous voyais vous emparant, dans cette seconde Révolution, du grand rôle que jouèrent les Jacobins dans la première, préparant les idées, engendrant les événements, les disciplinant, et si resplendissants de vos principes, si haut, si gravement placés dans l'opinion, que, du coin où vous seriez, le peuple pût toujours dire : « Là est la raison pratique comme u le bon droit, là notre drapeau, là notre devoir. » Ce rôle, citoyens, je ne l'aurai pas en vain souhaité pour vous : l'acte de courage que vous venez de faire me l'atteste ; et la réaction (ces vils crapauds du marais, comme les nommaient nos pères), qui relève la tête, vous commande plus impérieusement que jamais de le prendre. Nul obstacle contre cette audace de la

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