‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 22 sur 246 · CHAPITRE PREMIER O · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER O

gination et par la f aria de son esprit, mais, qu'au contraire, il les maîtrisait lune et l'autre, au souffle seul de sa volonté. Il se possédait complètement et ne livrait de sa personne et de ses émotions que ce qu'il voulait : rien de plus, rien de moins. La nature lui avait refusé la spontanéité, bien quelle lui eût accordé la fougue... : l'éloquence et le caractère de Blanqui, ce n'était pas du feu sous la cendre, c'était au contraire de la elace sous le feu *. »

Tout autre était Barbes-. Possesseur d'une fortune qui lui permettait de vivre sans travailler, il vint à Paris, au lendemain de la Révolution de i83o. offrir sa jeunesse, ses forces, sa fortune, et bientôt sa liberté et sa vie même à la cause républicaine. Il ne tarda pas à se faire remarquer, et il fut choisi dès i835 pour être un des défenseurs des accusés du procès d'Avril. Il s'affilia aux sociétés secrètes oii il se lia avec les chefs. Blanqui. Huber, Martin-Bernard ; il fut impliqué avec Blanqui dans l'affaire des poudres de la rue de Lourcine et condamné à un an de prison ; en iSSg il dirigea avec Blanqui et Martin-Bernard l'émeute du 12 mai. On l'accusa même d'avoir été l'auteur du coup de fusil qui tua le lieutenant Drouineau. et il fut condamné à mort. Gracié sans l'avoir luimême demandé, il demeura en prison jusqu'à la Révolution de Février.

Cependant Barbes n'était pas devenu amer comme Blanqui. Il restait affable et accueillant. Le charme de sa personne, la noblesse et la loyauté de sentiments qui lui valurent le surnom

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