‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 225 sur 246 · Cf. plus haut, p. Ô · texte numérisé non relu

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2l6 LES CLUBS DE BARBES ET DE BLANQUI

affirma que la loi de 1882 existait encore aussi bien que les lois relatives au timbre et au cautionnement dont on prétendait se servir contre les républicains. Maillard leur répondit : « Les lois monarchiques ont toutes été virtuellement abolies par la Révolution de Février. Sans cela, nous tous qui sommes ici, nous serions en prison à l'heure quil est, pour avoir attenté à la souveraineté royale. Je répète donc que toutes les lois réactionnaires sont restées sous les pavés des barricades. 0

Aucun de ces orateurs ne déplora que le Gouvernement se fût contenté d'abroger implicitement les lois de la monarchie ; c'est cependant cette abrogation implicite qui avait permis au Gouvernement de restreindre des droits qui n'étaient pas explicitement reconnus.

Alors même que les atteintes, dont en particulier la liberté de réunion et la liberté de la presse avaient été victimes, auraient dû l'éclairer, le club de la Révolution ne comprenait donc point que l'abrogation implicite dont s'était contenté le Gouvernement était insuffisante et qu'il aurait fallu demander dès les premiers jours, comme l'avait fait la Société républicaine centrale, le 28 février ', des garanties.

En dépit des événements, le club delà Révolution s'obstinait donc encore dans une modération relative. Mais il allait bientôt disparaître. On était en effet à la veille de l'insurrection de juin qui mit fin au mouvement clubistc. Et cependant cette insurrection ne semble pas avoir pris naissance dans les clubs. Le club de la Révolution, en particulier, paraît y être resté presque totalement étranger.

Les questions purement sociales n'avaient que peu d'importance dans les délibérations du club ; ses membres ne

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