‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 226 sur 246 · CHAPITRE CINQUIEME 2 I · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIEME 2 I

semblent guère alors s'y être intéressés. La question sociale à l'ordre du jour, celle des ateliers nationaux, de même que la question de la Constitution ne paraissent pas avoir été abordées par le club'. .\ peine s'occupa- t-il du rachat des chemins de fer ; on proposa bien, le 3 juin ^, de présenter à l'Assemblée une pétition pour l'inviter à décréter, contrairement à l'avis du Comité des finances, le rachat des chemins de fer, et les idées déjà exprimées par le club en avril ^ furent de nouveau soutenues ; mais l'on décidacependant d'ajourner la pétition. Quelques jours plus tard ^, le club revint sur cette question ; le citoyen Tessié du Motay déclara que le rachat des chemins de fer était « une première étape dans la révolution sociale, dans l'organisation du travail ; que reculer maintenant pour rentrer dans les chemins battus, ce serait plus que de la lâcheté, ce serait un crime » ; et le club décida qu'une pétition serait portée à l'Assemblée pour l'engager à adopter ie système de rachat par l'État. Mais la question n'intéressait guère les membres du club, car le citoyen Jouy déplora à cette occasion que « dès qu'on aborde des questions d'enseignement social à la tribune, les membres de l'assemblée abandonnent la séance » .

Ainsi aucune préoccupation des questions sociales dans les délibérations du club ^ ne montre qu'il préparât l'insurrection de juin.

Pendant l'insurrection même, il ne semble pas, non plus, avoir joué un rôle. Cependant un rapport de police *"' dit en parlant du club de la Révolution : <- On assurait, ces jours der-

1. Seul l'ordre du jour de la séance du 20 {Travail, n° du 21 au a3 juin), dont nous ne possédons pas de compte rendu, porte une ((proposition du citoyen Jules Lechevalier, au sujet de la Constitution à donner à la France ».

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