Commission d'enq'iéte, t. II, p
2l8 LES CLLBS DE BARBES ET DE BLANQUI
niers, quïl était en permanence, pendant l'insurrection, dans le café des Postes, rue Jean-Jacques-Rousseau » ; et d'après un autre rapport de police*, « le club des Droits de l'Homme, qui est subdivisé en i/j arrondissements, a, dès le 22 juin, prévenu tous ses membres dans les clubs suivants : des Quinze- Vingts, de la Révolution, des Montagnards de Belleville, etc.. » Le premier rapport se borne à signaler une rumeur répandue au sujet du club de la Révolution, rumeur qui s explique par la réputation de club avancé qu'avait cette réunion, sans qu'on puisse y voir aucune preuve contre lui; d'ailleurs, la présence même du club en permanence pendant l'insurrection rue Jean- Jacques-Rousseau ne prouverait pas qu'il eût participé à l'insurrection, ni qu'il eut contribué à la faire éclater. De même le fait signalé par le second rapport, même s'il est vrai, n'est pas une raison d'impliquer le club de Barbes dans l'insurrection. Et si on cria pendant la lutte : « Barbes doit être content ^ ! » et si les insurgés demandèrent la mise en liberté de Barbes et de Blanqui ^, aucun de ces faits, même s'ils étaient prouvés, ne suffirait à établir la complicité du club.
Bien au contraire, des membres du club de la Révolution, comme Longepied, semblent avoii" combattu l'insurrection K
1. Id., t. H, p. 127-128, rapport du préfet de police, Trouvé-Chauvel, en date du 3 juillet.