‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 62 sur 246 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

u Je veux vous parler des préliminaires des élections de l'Asc( semblée nationale, je veux dire des élections de la garde « nationale. » {Interruption. Assez ! assez .') Ces interruptions, nées de l'impatience des assistants, qui regardent la question des élections comme définitivement tranchée, excitent l'impatience du bureau qui rappelle l'orateur à la question. » Dans cette même séance, le tumulte recommença bientôt. Un orateur, le citoyen Daniel, fut rappelé à la question ; puis une motion du citoyen FoUey fut accueillie par de nouvelles interruptions, si bien qu'un auditeur voulut d'une tribune faire une motion demandant a que l'ordre fût observé pour éviter les discussions en l'air ; le citoyen Blanqui, président, avec cette présence d'esprit qui lui est particulière, le rappela à l'ordre en lui disant que sa motion était d'autant plus juste qu'il en donnait lui-même les preuves à l'appui ».

L'activité du club, déjà compromise par le défaut d'organisation, était encore troublée par ce désordre : il arrivait que le bureau, ne pouvant rétablir l'ordre, démissionnât et fut remplacé par un autre bureau tout aussi impuissant^ ; on se séparait sans avoir pu s'entendre sur le vote - : on entonnait le Chant du départ a]a nouvelle que des nations étrangères étaient en réyolution 3, on applaudissait, murmurait, criait, sifflait, trépignait*.

Le club de la Révolution, moins agité, fut cependant, lui aussi, le théâtre de scènes tumultueuses.

Dès la deuxième séance, le citoyen Marc Dufraisse « adjure l'auditoire d'observer le silence, de s'abstenir de prendre part

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