DU 17 MARS AU 16 AVRIL
I. Fondation dn club de la Révolution. — II. Organisation centrale des clubs. — III. La campagne électorale. — IV. La question financière. — V. Les relations des clubistes et du Gouvernement. — VI. Le document Taschereau. — VIL Le iG avril.
Le 17 mar.s au soir', la Société républicaine centrale constatait la force et le calme de la démonstration populaire : d La manifestation qui vient d'avoir lieu est une grande leçon, dit le citoyen Daniel. On disait toujours, et les journaux de la coterie Barrot, Le Siècle, Le Conslitationnel s'entendaient le matin même de la Révolution pour dire : « Gardez-vous (' d'appeler le peuple à une manifestation ; le peuple aime le (' pillage ; dès que vous l'aurez lancé, vous n'en serez plus « maîtres. » Eh bien ! on a prouvé à ces gens-là que le peuple était calme, magnanime, et qu'il savait se comporter... »
Il était désormais démontré que l'on pouvait se servir des masses populaires pour exercer une pression sur le Gouvernement. Mais, si elles s'étaient montrées calmes, elles n'étaient point organisées. Une réunion des clubs s'était en quelque sorte improvisée à la veille du 17 mars pour diriger le mouvement ; elle avait montré la nécessité de créer un organisme central permanent, qui put imprimer aux manifestations populaires l'unité qui devait faire leur force. Blanqui, en particulier, dont le projet de pétition avait été repoussé par une réunion de délégués, désirait sans doute organiser une réunion plus docile à ses idées et à sa politique. Enfin, le nombre