‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 98 sur 246 · Garnier-Pagès, Hist. de la Révol. de I8h8, t. IV, p · texte numérisé non relu

Garnier-Pagès, Hist. de la Révol. de I8h8, t. IV, p

3. Commune de Paris, 34 mars ; Lucas, Clubs et eluhistes, p. 325 et suiv.

4. La Commune de Paris, qui déclarait ne donner qu'un résumé de l'allocution, « qui n'a pu être recueillieen entier », et Lucas, qui prétend donner en entier le discours, qu'il dit avoir » recueilli avec le plus grand soin », publient tous deux le même texte, qui est sans doute une reconstitution du discours faite après coup par un des assistants.

8o LES CLUBS DE BARBES ET DE RLVNOUI

lions entre elles, sans rapports. Il faut, dès le début, couper court et vite à ce mal de l'anarchie. Constituer dans Paris un club révolutionnaire ; le composer des hommes qui ont dès longtemps donné à la France des gages éclatants de leur patriotisme, des républicains éprouvés par la lutte, par le feu, par la persécution et le martyre, des penseurs et des écrivains qui ont consacré leurs veilles à lélaboration des grandes idées réformatrices ; réunir sous une même règle les démocrates de vieille date, qui se connaissent entre eux, s'aiment et s'estiment ; les relier ensemble par les liens étroits de sympathies anciennes et d'une solidarité l'eligieuse dans le passé et dans l'avenir : c'est donner à nos concitoyens un exemple de constitution solide et de bonne discipline, utile à suivre pour fonder, avec d'autres groupes civiques, des clubs homogènes et durables ; c'est avoir en même temps organisé, dès les premiers jours de la Révolution, une force intellectuelle et morale qui ne sera peut-être pas sans influence sur sa marche et ses destinées. »

Encore fallait-il que cette force fût centralisée. Les fondateurs du club de la Révolution lavaient compris : « Il faut les rapprocher entre eux, dit Dufraisse en parlant des clubs de Paris ; non pas que nous aspirions à les fondre en nous, non : nous ne visons pas à cette dictature. Nous nous bornerons à les inviter tous, par des messages, à déléguer chacun un certain nombre de citoyens dont le concours constituera un club central de tous les clubs. Cette assemblée, que j appellerai fédérale, sera le point de jonction oiî convergeront les pensées de chaque société populaire, d'oii rayonneront vers chaque club les idées qui se seront révélées par la discussion dans ce centre intellectuel... Notre club, que cela soit bien compris entre nous, nentend et ne veut avoir sur les autres clubs aucune suprématie absorbante ; il se bornera à provoquer une centralisation aussi complète et aussi rigoureuse que possible. Yoilà toute son ambition. »

Le club songeait aussi à la seconde question que le 1 7 mars mettait à l'ordre du jour, celle des élections. Ouvrir aux républicains et aux socialistes une tribune pour exposer leurs opinions, préparer le succès des candidatures démocratiques, ce

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