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qui disparaît rapidement. La lamelle offre alors l’aspect d’un condyle rectiligne prolongeant la surface ventrale de l’endopodite, puis disparaît à la base du stylet qui termine l’endopodite. I] est remarquable que les dents d'engrenage persistent sur le bord externe du condyle rectiligne, à un endroit où la coaptation n'existe plas (fig. 1f).
Au niveau de la partie la plus large de l’apophyse le bouclier coiffe simplement le corps de lapophyse grossièrement parallélipipédique. À ce niveau les lamelles latérales sont rabattues perpendiculairement à la face ventrale des endopodites.
Quand on se rapproche de la pointe de l’apophyse le bouclier se sépare du corps par suite d’un étranglement de la partie ventrale de ce dernier. Il se dessine une sorte de col serré entre les deux lamelles latérales symétriques (fig. 1d, e, f). Celles-ci sont alors dans le prolongement de la surface tergale des endopodites. Le col va en s’allongeant jusqu’à la pointe du bouclier. Un peu avant cette pointe les flancs du corps de l’apophyse ne sont plus appliqués contre la face interne des endopodites : un vide subsiste du côté dorsal entre les deux organes. Ce niveau correspond à la naissance de la gouttière dorsale de lendopodite, comprise entre un renflement à chitine très épaisse et un redent coiffé’ de soies agglutinées par leur pointe (fig. rd, e). Les canaux déférents ne débouchent d’ailleurs pas au niveau de la naissance de cette gouttière mais nettement plus loin, au delà de l'extrémité du bouclier. Celui-ci disparu, le col qui le reliait au corps de l’apophyse subsiste un certain temps en diminuant de longueur (fig. 1/7) pour finalement n'être plus qu'une simple saillie à la surface d’une mince lamelle. Saillie et lamelle correspondent respectivement au « Spitzwulst » de Veruogrr et à la spatule terminale (« Zunge »).
e) Variation de la coaptation chez les diverses familles des Oniscoidea supérieurs. — L'étude des familles des Oniscidæ, Porcellionidæ, Armadillidiidæ, Eubelidæ, Armadillidæ montre combien cet ensemble est homogène : on n’y enregistre à propos de cette coaptation que des modifications de détail concernant : /a fermete de la coaptation, les dents d’engrenage, la forme des lamelles latérales des endopodites et la forme.du corps de l'apophyse génitale.
2. Varialions dans la fermeté .de la coaptation. — Dans toute la série précédemment citée des Onrscoïdea supérieurs on
he
LES COAPTATIONS SEXUELLES DES ONISCOIDEA 265 om ed
observe, de la base de l’apophyse à son extrémité, l'existence des quatre zones décrites chez Porcellio. Ces zones correspondent à des degrés variables dans la fermeté de la coaptation.
L’étendue de ces zones, chez un Porcellio dilatatus adulte, est la suivante : coaptation par juxtaposition et coaptation par emboitement (sans différenciation de l'endopodite) environ r/3 de la longueur de l’apophyse génitale, coaptation par engrenage 1/6, coaptation par assemblage 1/3, coaptation par engrenage (zone distale) 1/6. L’étendue respective de ces zones varie légèrement chez les Oniscidæ inférieurs, chez qui la zone de coaptation par assemblage est sensiblement plus courte : 1/5 de la longueur de l’apophyse chez Chætophiloscia, 1/4 chez Halophiloscia. Il en résulte une moins grande fermeté dans l’union des trois organes. Après un séjour assez court dans l'alcool, qui à l’opposé de ce qu’affirme ARCANGELI (1930), relâche l’union des organes, il devient très facile de rompre cette union. Chez les Oniscidæ supérieurs (Oniscus asellus L.), les Porcellionidæ, Armadillidiidæ, Eubelidæ et Armadiullidæ, les trois organes adhèrent encore fortement l’un à l’autre après un séjour plus ou moins prolongé dans l’alcool. Sur le vivant il est difficile dans l’un et l’autre groupe de séparer ces trois organes. Très souvent la séparation entraîne une déchirure de la lamelle latérale des endopodites.
8. Dents d’engrenage. — Ces formations qui recouvrent la surface externe de la lamelle latérale de part et d'autre de l’extrémité de l’apophyse génitale sont absentes d'une façon générale chez les formes primitives.
Ainsi les Oniscidæ primitifs appartenant aux genres Æalophiloscia Verhoeff (PI. VI, fig. 4a), Chætophiloscia Verhoeff (PI. VI, fig. 5), Philoscia Latreille n’en présentent pas. Par contre le genre Oniscus est identique à Porcellio au point de vue de ce caractère.
Dans la famille des Porcellionidæ le genre Æoporcellio, seul genre primitif que j'ai pu examiner, n’en présente pas. Ces dents d’engrenage sont par. contre bien développées chez Metoponorthus s. tr. Verhoeff, Orthometopon Verh., Porcellio s. tr. Verh., Protracheoniscus Verh., Tracheoniscus Verh., Cylisticus B. L. Cependant le genre Platyarthrus Brdt n’en présente pas : s’agit-il là d’un caractère primitif ou d’une disparition consécutive à la réduction de taille? Les Armadillidiidæ en sont bien pourvus (PLV Er fige:8). |
Parmi les Eubelidæ, Peryscyphis convexus B. L. que j'ai pu examiner n'en présente pas, de même que Sphærobathytropa ribautt Verh. S'agit-il dans ce dernier cas d’un caractère primitif ou d’une disparition due à la petitesse de la forme ? ‘
Enfin Armadillo officinalis Desmaret, seul Armadillidæ que j'ai pu examiner, en est pourvu.
Les épines plantées sur les flancs de l’apophyse et sur la face ventrale de la spatule terminale ne peuvent pas être considérées comme des formations spécifiquement antagonistes de ces dents d’engrenage. D’une partelles existent sur la face ventrale etle bord de là spatule chez les genres qui ne présentent pas de dents d’engrenage (/alophiloscia, Chætophiloscia, Philoscia), d’autre part elles sont rares ou absentes à de nombreux niveaux en face des dents d’engrenage (la plupart des Porcellionidæ, Armadillo officinalis).
Il existe cependant des espèces où ces deux formations sont parfaitement correspondantes : Cylisticus convexus B. L. (à certains nivaux seulement), Æemilepistus reaumuri B. L. (idem) et surtout chezles Armadillidiidæ, Armadillidium (Pseudosphærium) nasatum B. L., Armadillidium vulgare Latreille (PI. VI, fig. 8), Eluma purpurascens B. L.
y. Variations dans la forme des lamelles latérales et du corps de l’apophyse génitale. — Chez la plupart des Oniscoïdes supérieurs le corps de l’apophyse est relié au bouclier, dans la partie terminale de celui-ci, par un col étroit et assez court. La lamelle latérale de chaque endopodite est coincée entre le bouclier et le corps de l’apophyse. Sa surface interne s'appuie sur toute la surface du col de l’apophyse. Le col étant assez court la lamelle latérale est peu épaisse et prolonge l’amincissement graduel de l’endopodite du côté interne.
Le bord recourbé du bouclier pénètre dans une encoche bordée par deux saillies dont la plus interne correspondant à la lamelle latérale est bien développée. Chez les Oniscidæ inférieurs : Halophiloscia (PI. VI, fig. ka), Chætophiloscia (PI. VE, fig. 5), Philoscia, le col de l’apophyse est très long. Parallèlement la lamelle latérale de l’endopodite est épaisse. La partie interne de cet article ne présente pas cet amincissement graduel observé chez Porcellio dilatatus par exemple (fig. r).
Le bord recourbé du bouclier pénètre dans une encoche située
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entre deux saillies égales dont l’interne, correspondant à la lamelle latérale, est beaucoup moins développée que chez les Oniscidæ supérieurs (Oniscus) et les autres Oniscoïdea supérieurs.
A l'inverse de ces formes inférieures, chez Armadillo officinalis le col est très court et le corps de l’apophyse particulièrement renflé : parallèlement la lamelle latérale de l’endopodite est mince et allongée (PI. VI, fig. 94, 6, c).
Pour clore cette étude des variations de détails signalons que chez Chætophiloscia elongata Dollfus chaque basipodite 1 présente du côté ventral une expansion semi-circulaire qui affronte l'expansion du basipodite symétrique de part et d’autre du plan médio-ventral. À ce niveau l’apophyse génitale est encastrée dans les deux articles d’une façon analogue à celle que nous avons observée chez
Scyphax.
h. — Conclusion de l’étude anatomique.
a) Oniscoidea supérieurs. — De tous les auteurs qui ont étudié jusqu'ici l’appareil copulateur des Oniscoïdea supérieurs, seul Frispricn a observé la structure exacte de la coaptation apophyse génitale-endopodites 1 sauf en ce qui concerne l'assemblage des trois organes et la présence de dents d’engrenage.
L'étude d'ARGANGELI constitue une régression marquée vis-à-vis de celle de son prédécesseur. La figure donnée par ARCANGELI se rapporte à une coupe de la région proximale de l’ensemble apophyse-endopodites 1, caractérisée, comme nous l’avons vu, par un emboîtement lâche des trois organes sans différenciation spéciale des endopodites (PI. VI, fig. 7).
Verogrr a manifestement négligé l’étude des coupes transversales sériées car la figure qu’il donne de la coaptation n’est qu’un schéma très différent de la réalité (PI. VI, fig. 6).
En généralisant cette structure à l’ensemble des Oniscoïdea supérieurs, VerHogrr a également négligé d’étudier les formes inférieures telles que Deto, Scyphax et Armadilloniscus.
La structure primitive de la coaptation apophyse génitale-endopodites 1 qui caractérise ces genres est une justification de plus à la validité de la famille des Scyphacidæ, repoussée par VERHOEFF (1939) mais maintenue à juste titre par VanDEL (1943).
Les Oniscidæ inférieurs : Halophiloscia, Chætophiloseia, Philos-